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22/11/2009

FRANÇOIS TRUFFAUT : TIREZ SUR LE PIANISTE.

51DZQfFSiUL__SL500_AA240_.jpgLE THÉORICIEN SE PLANTE.

L' une des théories les plus représentatives de Truffaut était : On ne fait pas un film avec une idée mais avec des idées. Ce qui n' est pas faux.

Pour ce film, les idées sont : Le choix de David Goodis, un auteur de roman noir particulièrement casse gueule à adapter au cinéma; les chansons comiquement sous-titrées du génial Boby Lapointe; la scène où il explique comment l' on montre la nudité au cinéma et pour notre grand plaisir les seins de Michèle Mercier; le choix de Charles Aznavour en totale adéquation avec l' univers goodisien.

Malheureusement, l' intrigue est traitée par dessus la jambe, donc irracontable, le comble du film noir, contrairement aux meilleures adaptations de Goodis par Delmer Daves avec "Les passagers de la nuit" (1947) et Jacques Tourneur avec "Nightfall" (1957). Ses idées ne sont pas reliées entre elles et peuvent être vues séparément sans que cela gêne la vision du film (?). Bref, on aurait préféré des courts métrages.

Cinq étoiles pour le courage, même si ici il est vain, comme dans beaucoup de films de Truffaut...

16:38 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film noir

13/11/2009

GERARD OURY : La grande vadrouille

41wdZrOjr6L__SL500_AA240_.jpgOn venait de se prendre une décullotée en quinze jours par le "Moustachu". Le maréchal Pétain aidé de Laval venaient de promulguer les lois anti-juives. Il paraît qu' ils ne s' aimaient pas tous les deux. Comme quoi, on peut quand même s' entendre. Deux énergumènes, Bourvil et Louis De Funès, vont devenir malgré eux résistants. Certaines personnes sont devenues par hasard collabos ? ? ?

Pour avoir flatté l' humour "hénaurme" franchouillard.
Pour ne pas avoir affronté la vérité en face.
Ce film mérite cinq étoiles... pour se souvenir des millions d' autres.

FRANÇOIS LETERRIER : UN ROI SANS DIVERTISSEMENT.

51PC6SANY5L__SL500_AA240_.jpgUn film atypique et unique du cinéma français, réalisé en 1964. L' oeuvre est écrite et voulue par Jean Giono d' après son roman. Elle est mise en scène par le comédien de Robert Bresson. François Leterrier qui incarnait le résistant de "Un condamné à mort s' est échappé". La photo de Jean Badal est belle à couper le souffle. Les étendues neigeuses n' ont pas été aussi bien filmées depuis "Track of The Cat" de William Wellman où le directeur de la photographie William H.Clothier créait le "noir et blanc en couleur". Il ne faut pas la visionner sur un petit écran.

La description psychologique des personnages en font un rapport criminologique plus pertinent que n' importe quelle série télé fut-elle américaine. "Cet assassin n' est pas un monstre, c' est quelqu' un comme vous et moi" dit le procureur du Roi Charles Vanel. Le premier et meilleur rôle de Claude Giraud qui fera oublier les nanardesques "Angélique" et autre "Rabbi Jacob". Complainte de Jacques Brel écrite spécialement pour le film.

Proche de part sa poésie de "The Beguiled" de Don Siegel, voire de "The Night of The Hunter" de Charles Laughton.
Admiré par Jean Cocteau.



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20:07 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma