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14/03/2010

LE VOILE BLEU.

31532.jpgLe film préféré de nos mères et de nos grands-mères. Quand sortira-t-il en DVD ? C' était toujours l' un des records d' audience sur notre télévision nationale dans les années 60 et 70, surtout les après-midis pluvieux, ce qui s' accordait bien avec les flots de larmes qu' il provoquait.

Cette édifiante histoire d' une gouvernante d' enfant, qui ferait passer "La petite maison dans la prairie" pour une œuvre remplie de cynisme, est taxée de "pétainiste". En quoi le dévouement d' une femme à s' occuper des enfants des autres équivaut à qualifier le film de Jean Stelli de cet adjectif. Parce qu' il fut tourné en 1942 ? Qu' il fut l' un des plus grands succès sous l' occupation ? Élucubrations plus ou moins incongrues, que l' on retrouve un peu partout dans les livres et dictionnaires divers ou sur internet. Où est-ce parce que Gaby Morlay eut une relation avec un secrétaire d' état de Vichy ? Un autre raccourci bien pratique.

Reste que Gaby Morlay y est magnifique et y trouve le rôle de sa vie, aidée par des comédiens remarquables comme Pierre Larquey, Fernand Charpin, Elvire Popesco, Denise Grey, Renée Devillers... et une flopée de gamins bien sûr.

06/03/2010

ELVIS PRESLEY : FLAMING STAR (Les rôdeurs de la plaine)

517V2TB3Y7L__SL500_AA300_.jpgDon Siegel, qui eut quelques bons petits succès comme "Verdict" (1946), "Les révoltés de la cellule II" (1954), "L' invasion des profanateurs de sépultures" (1956) ou "Baby Face Nelson" (1957), mit en scène ce western en 1960. Le scénario est signé par Clair Huffaker d' après son roman, cosigné par Nunnaly Johnson qui a œuvré pour Ford ou King.

Si Siegel a réalisé un bon petit western précédemment interprété par Audie Murphy avec "Duel sans merci" (1952), il fallait bien un spécialiste du "noir polar" pour cette histoire jusqu'au boutiste de Clair Huffaker, écrivain très axé sur les problèmes d' affrontements ethniques, qui donnera aussi un autre très bon western : "Rio Conchos" (1964) de Gordon Douglas.

Le métis Pacer Burton, incarné par Elvis Presley, devra choisir son camp, entre les communautés blanche et Kiowa lorsqu' un conflit les opposera. La ligne dramatique et violente sera inéluctable. Elle est aussi logique, antimélodramatique et antiromantique que chez Fuller ou Aldrich. La fin du film est ouverte, belle et lyrique. Pas de rédemption à la Ford ou Daves. Pas de parabole biblique façon Henry King. Pas de rachat à la Anthony Mann. C' est le seul vrai bon film d' Elvis Presley, il y est remarquable. C' est également le meilleur western de Don Siegel.

Film en couleur de 1960. Format 16/9 cinémascope. Langue audio anglaise et française. Sous-titres français. Durée 88 mn.

Flaming star 1.pngFlaming star 2.png

02/03/2010

JAMES CLAVELL : LA VALLÉE PERDUE (The Last Valley).

511JKTJBZCL__SL500_AA240_.jpgCe film, se passant pendant la guerre de trente ans en Allemagne au dix-septième siècle, est l' une des plus grandes œuvres prônant l' athéisme.

Omar Sharif, dans le rôle de l' intellectuel Vogel, échoue, après une longue fuite, par hasard, dans cette vallée perdue, qui est intacte dans cette Allemagne à feu et à sang. Michael Caine, juste nommé Capitaine, et sa bande de soudards qui ne pensent qu' à piller, tuer et violer, arriveront, eux aussi, dans cet havre de paix. Vogel, après quelques tractations, convainc le Capitaine d' épargner le village et d' y rester en hiver, pour la nourriture (et pour les femmes), car les routes de cette vallée sont inaccessibles grâce à la chute des neiges.

Au-delà de la beauté des images signées John Wilcox, de l'excellente musique de John Barry (James Bond, Amicalement vôtre..), le film frappe par cette figure du prêtre, incarné par le génial Per Oscarsson, qui règne sur ses ouailles comme un chef de secte. Le chef du village, Nigel Davenport, prêt à tout compromis du moment qu' il peut sauver le village et surtout sa peau. Il cédera sa maîtresse, sorcière à ses heures, la très belle et énigmatique Florinda Bolkan, au Capitaine. L' enfant soldat...

Mais, c' est surtout par ses dialogues cinglants dit par le Capitaine, que le film prend toute sa signification : « Ne me parles pas de Dieu. On l' a tué à Magdebourg. On a anéanti la ville, charcuté les hommes, les femmes et les enfants, 20 000, 30 000 ». Plus loin : « Il n' y a pas de Dieu. C' est une légende ! ».

L' un des films les plus ambitieux des années 70.

DVD zone 1 et exclusivement zone 1. Langue audio anglaise. Sous-titres français.
Film en couleur d' une durée de 126 mn environ. Format cinémascope.

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