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19/03/2010

CHARLIZE THERON : MONSTER. 2003.

51NJEJTCH3L._SL500_AA300_.jpgLE CRIME PARFAIT.

Avec ce film, on est sûr d' une chose : le meurtre de l' actrice hollywoodienne glamour. Plus d' Agent X 27 (1931), plus de Laura (1944), plus de Gilda (1946), plus de Pandora (1951), plus de Mirage de la vie (1959), plus d' Été 42 (1971) ... finis, rangés au rayon des antiquités, tombés dans les oubliettes. Adieu Marlène, Gene, Rita, Ava, Lana, Jennifer et les autres... Il faut dire aussi que les réalisateurs en règle générale ne sont plus fascinés par le mystère féminin. Ils ne bâtissent plus de film pour une actrice... Fedora (1978)... Billy Wilder et Tom Tryon avaient raison...

Pourquoi une superbe jeune comédienne, la très belle Charlize Theron, qui sera suivie par psychiatre, psychologue et nutritionniste, prend-t-elle quinze kilos afin de s' enlaidir ? Alors que le rôle de la tueuse en série Aileen Wuornos aurait été incarnée à merveille, si l' on peut dire et certainement mieux, par Courtney Love ; les deux films qu' elle fit avec Milos Forman Larry Flint (1996) et Man Of The Moon (1999) le prouvent. Mystère du cinéma américain dit indépendant qui sert surtout de tremplin aux Oscars et à toutes sortes de prix.

La réalisatrice Patty Jenkins, qui semble avoir été dépassée par le sujet, se contente d' une mise en scène illustrative banale. Vaut mieux. Elle n' a pas fait d' autre film depuis. On peut l' en remercier.

Cinq étoiles pour l' homicide. Un crime parfait.

P.S. On peut rappeler un passage de l' article de Jean-Patrick Manchette écrivant dans Charlie hebdo n° 538 le 4 mars 1981, à propos de la performance - musculation suivie d' une prise de poids de 30 kilos - de Robert De Niro dans Raging Bull (1980) : À quand un film policier où Scorcese ferait tirer sur De Niro à balles réelles, où l' acteur se ferait réellement tuer pour se rapprocher de la vie ?

16:22 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

14/03/2010

LE VOILE BLEU.

31532.jpgLe film préféré de nos mères et de nos grands-mères. Quand sortira-t-il en DVD ? C' était toujours l' un des records d' audience sur notre télévision nationale dans les années 60 et 70, surtout les après-midis pluvieux, ce qui s' accordait bien avec les flots de larmes qu' il provoquait.

Cette édifiante histoire d' une gouvernante d' enfant, qui ferait passer "La petite maison dans la prairie" pour une œuvre remplie de cynisme, est taxée de "pétainiste". En quoi le dévouement d' une femme à s' occuper des enfants des autres équivaut à qualifier le film de Jean Stelli de cet adjectif. Parce qu' il fut tourné en 1942 ? Qu' il fut l' un des plus grands succès sous l' occupation ? Élucubrations plus ou moins incongrues, que l' on retrouve un peu partout dans les livres et dictionnaires divers ou sur internet. Où est-ce parce que Gaby Morlay eut une relation avec un secrétaire d' état de Vichy ? Un autre raccourci bien pratique.

Reste que Gaby Morlay y est magnifique et y trouve le rôle de sa vie, aidée par des comédiens remarquables comme Pierre Larquey, Fernand Charpin, Elvire Popesco, Denise Grey, Renée Devillers... et une flopée de gamins bien sûr.

06/03/2010

ELVIS PRESLEY : FLAMING STAR (Les rôdeurs de la plaine)

517V2TB3Y7L__SL500_AA300_.jpgDon Siegel, qui eut quelques bons petits succès comme "Verdict" (1946), "Les révoltés de la cellule II" (1954), "L' invasion des profanateurs de sépultures" (1956) ou "Baby Face Nelson" (1957), mit en scène ce western en 1960. Le scénario est signé par Clair Huffaker d' après son roman, cosigné par Nunnaly Johnson qui a œuvré pour Ford ou King.

Si Siegel a réalisé un bon petit western précédemment interprété par Audie Murphy avec "Duel sans merci" (1952), il fallait bien un spécialiste du "noir polar" pour cette histoire jusqu'au boutiste de Clair Huffaker, écrivain très axé sur les problèmes d' affrontements ethniques, qui donnera aussi un autre très bon western : "Rio Conchos" (1964) de Gordon Douglas.

Le métis Pacer Burton, incarné par Elvis Presley, devra choisir son camp, entre les communautés blanche et Kiowa lorsqu' un conflit les opposera. La ligne dramatique et violente sera inéluctable. Elle est aussi logique, antimélodramatique et antiromantique que chez Fuller ou Aldrich. La fin du film est ouverte, belle et lyrique. Pas de rédemption à la Ford ou Daves. Pas de parabole biblique façon Henry King. Pas de rachat à la Anthony Mann. C' est le seul vrai bon film d' Elvis Presley, il y est remarquable. C' est également le meilleur western de Don Siegel.

Film en couleur de 1960. Format 16/9 cinémascope. Langue audio anglaise et française. Sous-titres français. Durée 88 mn.

Flaming star 1.pngFlaming star 2.png