Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/10/2010

MOTÖRHEAD : ANOTHER PERFECT DAY.

61tNtAAEyHL._SL500_AA300_.jpgC' est le dernier grand album (1983) de Motörhead. Inventeurs du speed métal, certains parlèrent de punk hard. Le dernier album qui repousse les limites. L' un des rares groupes de hard à ne pas faire de ballade à la noix où il y a toujours un accord « mineur » pour faire « joli ». Lemmy Kilmister et Phil « Philthy Animal » Taylor continuent ici d' être complémentaires. C' est la section rythmique royale de l' époque. La guitare sobre et efficace de « Fast » Eddie Clarke a fait place à celle acérée et incisive de Brian Robertson, dont le style se rapproche de Jimmy Page, et elle fait des merveilles. Les riffs de "Dancing On Your Grave", "Another Perfect Day" ou de "I Got Mine" sont inventifs et tendent vers l' harmonie. Les solis sont assez longs sans être ennuyeux et les coups de médiator de Brian Robertson agissent comme des petites piqûres sur notre cerveau. La chanson en introduction "Back at The Funny Farm" au rythme ultra-rapide n' a rien à envier à "Overkill". "Shine" était un single évident. "One track Mind" au tempo lent et âpre nous donne une vision de l' enfer. Un album que l' on taxe un peu hâtivement de « mélodique », mais qui est surtout plus technique par ces brisures et changements de rythme, et qui oblige à une écoute beaucoup plus attentive que les précédentes œuvres.

21:40 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, métal

29/09/2010

GEORGE PAL : LE CHOC DES MONDES.

515bucY44AL__SL500_AA300_.jpgCe film d' anticipation, terme employé dans l' après-guerre et préféré à celui de science-fiction, est basé sur une trame classique qui sera un nombre incalculable de fois utilisée ou plagiée (au choix). Des scientifiques découvre que la Terre est menacée de désintégration par l' astre Bellus, son satellite Zyra pourrait servir de base de refuge car il serait semblable à notre planète. Aucune grande originalité dans l' histoire donc.

Bien sûr, on y ajoute que les scientifiques n' arrivent pas à convaincre les gouvernements qui ne croient pas en leur déduction et qu'ils sont obligés de trouver des financements privés de bienfaiteurs milliardaires, dont un est très "vilain", pour la fabrication d' une Arche de Noë... ah ces Américains... la Bible, toujours la Bible... On épaissit cette intrigue avec un aviateur vénal amateur de jolies femmes, un docteur amoureux éconduit, une fille de scientifique incarnée par la belle brune Barbara Rush dans l' une de ses premières apparitions à l' écran et seule interprète de ce film qui poursuivit une carrière de premier plan au cinéma avec des réalisateurs tel que Douglas Sirk, Nicholas Ray, Richard Quine ou Martin Ritt. John Hoyt (le vilain milliardaire) et Larry Keating (le père scientifique) sont surtout connus pour être des acteurs de second voire de troisième plan.


La photographie en technicolor de John F. Seitz et W. Howard Greene, les toiles peintes, les maquettes et les effets spéciaux (Oscar 1951) par leur naïveté et leur côté désuet nous plongent dans les années 50. Paradoxal pour un film d' anticipation, mais quel délice ! Ah ces Américains ! Le budget de cette production de George Pal, spécialiste de ce genre de film, avoisine le million de dollars, ce qui est assez important pour l' époque. Le réalisateur Rudoph Maté fournit un travail de professionnel.

Film en couleur de 1951. Durée : 79 mn. Format 4/3.
Langue audio anglaise et française. Sous-titres français.
Bonus : bande-annonce.
Bonne copie, mais aurait mérité une plus belle restauration.

vlcsnap-2010-09-29-08h41m52s188.pngvlcsnap-2010-09-29-08h44m26s190.pngvlcsnap-2010-09-29-08h46m18s15.pngvlcsnap-2010-09-29-08h48m32s72.pngvlcsnap-2010-09-29-08h51m48s0.pngvlcsnap-2010-09-29-08h55m12s6.png

11:17 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, science-fiction

12/09/2010

VINCENT PRICE / ROGER CORMAN : LA CHAMBRE DES TORTURES (The Pit and The Pendulum)

51YaMuy-pvL._SL500_AA300_.jpgAprès beaucoup de films pitoyables ou des blagues de potache tel que "Un baquet de sang" (1959) et "La petite boutique des horreurs" (1960) ne pouvant contenter que les fanatiques de la culture des navets - ça existe, il y en a même qui en trouve là où il y en a pas : François Forestier !? -, mis à part "Mitraillette Kelly" (1958) voire "I, Mobster" (1958), Roger Corman trouve un filon avec les adaptations des nouvelles d' Edgar Allan Poe, qui lui permet d' être un concurrent dans le domaine de l' horreur face au studio anglais Hammer et plus spécialement de l' "attachant" réalisateur Terence Fisher qui recyclait avec délectation les romans classiques de l' effroi.

Si chez Fisher, Peter Cushing et Christopher Lee s' affrontent comme dans un duel ce qui permet une certaine sobriété (?) de l' interprétation, Vincent Price est surtout dans les premiers films de cette série en roue libre car faute de partenaire(s) à sa hauteur ; beaucoup de critiques (Tavernier et Coursodon, Lourcelles) ont remarqué ce défaut dans ces adaptations, mais c' est certainement voulu pour mettre en valeur Vincent Price et l' une des raisons pour laquelle ces films vieillissent bien : une sorte de deuxième degré visible. Peut-on conter sérieusement de telles histoires ? Ce joyeux penchant pour la cabotinerie est vraiment quasi paroxistique dans "La chambre des tortures" (1961) ; à côté Louis de Funès, c' est bressonien. Il faut voir Vincent Price rouler des yeux, les sourcils en accent circonflexe, en ânonnant ses répliques dans un état d' hypnose, déambulant d' une démarche lourde de sens burlesque pour ne pas sourire de ses exagérations. John Kerr, excellent chez Vincente Minnelli dans "La toile d' araignée" (1955) et "Thé et sympathie" (1956), est ici opaque ; après tout son rôle le veut. La "tout juste belle" Luana Anders - un comble pour une jeune première - est inexistante ; dans ce genre d' emploi, par contre, que l' actrice soit très jolie (ce n' est pas le cas de Luana Anders), doit-être la qualité première, qu' elle joue plus ou moins bien, on s' en moque. Heureusement que la beauté ténébreuse de Barbara Steele - tout droit sortie du poème "Chanson d' après-midi" de Baudelaire, plus gothique qu' elle tu meurs, à égalité avec Florinda Bolkan - réhausse nos sens visuels, sensuels et sexuels ; elle est bonne actrice (eh oui ça existe !) mais pas assez présente à l' écran. Seul Antony Carbone arrive à combattre avec beaucoup de mal l' emphatisme génial de Vincent Price, mais il fait une bonne tête de moins que notre cher cabotin.

Les plus grands intérêts du film, en dehors du numéro "Grand guignol" jouissif de Vincent Price, sont le scénario très bien agencé et caustique de Richard Matheson - la petite pirouette finale est excellente -, la photographie "coloriée et psychédélique" de Floyd Crosby : le rouge EST rouge, le bleu EST bleu... la direction artistique de Daniel Haller : la chambre des tortures, les différents souterrains et passages secrets avec force toiles d' araignées (ça n' est pas onéreux) sont prodigieux ; surtout lorsque l' on sait les mini-budgets des productions de l' American International Pictures. La figuration des rats se limite à deux ou trois spécimens... on ne gaspille pas chez Corman.

Film en couleur de 1961. Durée : 78 minutes.
Format : 2:35, compatible 16/9.
Langue audio anglaise et française. Sous-titres français.
Très belle copie.

La chambre des tortures 1.pngLa chambre des tortures 2.pngLa chambre des tortures 3.pngLa chambre des tortures 4.pngLa chambre des tortures 5.pngLa chambre des tortures 6.png