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27/04/2017

YES : Symphonic Live. DVD de 2003.

81QAve42brL._SL1024_.jpgJe faisais mes emplettes sur le Fleuve amazonien du côté allemand en me goinfrant des premiers Jethro Tull et King Crimson avec les dernières remasterisations supervisées par Steve Wilson de Porcupipinetroisgouttes. Je peux être un peu progueux quand un mec, Robert Fripp, dit à propos de Robin Trower : Robin Trower is one of the very few English guitarists that have mastered bends and wobbles. Not only has he got inside them, with an instinctive knowing of their affective power, but they went to live inside his hands. It is the rare English guitarist who has been able to stand alongside American guitarists and play with an equal authority to someone grounded in a fundamentally American tradition.
Trower has been widely criticised for his influences. This has never bothered me. I toured America in 1974 with Ten Years After top of the bill, King Crimson second, and Robin Trower bottom. The chart positions were the opposite: TYA in the Billboard 160s, Crimson in the 60s and Trower climbing remorselessly through the top twenty. Nearly every night I went out to listen to him. This was a man who hung himself on the details: the quality of sound, nuances of each inflection and tearing bend, and abandonment to the feel of the moment. He saved my life.
Later, in England, he gave me guitar lessons.

Robert Fripp est un homme bon.
Malheureusement, le Fleuve amazonien teutonisé se proguise à fond et me fout en lien avec toutes sortes d' horreur : Caravan, Camel, Gentle Giant, Genesis... dont les inénarrables cryptorchides de Yes, groupe anti-rock par excellence. Souvenirs souvenirs chantait Jean-Philippe Smet ! eh oui, j' avoue l' inavouable, j' ai aimé Yes quand j' avais 14/16 ans. Et je me dis, ça passera peut-être mieux avec les images, paraît-il qu' il y a des filles dans l' orchestre symphonique ! Ça commence mal, après une introduction où Steve Howe s' essaie à la dissonance, tout le monde n' est pas Frank Zappa, arrive Close to The Edge, est-ce que l' introduction fait partie de la pièce montée ? On s' en cogne ! Le bidule dure une vingtaine de minutes, j' avais oublié, la notion du vide se visualise devant moi. Les notes sont alignées comme des petits soldats et ces enluminures à n' en plus finir. Le reste est du même acabit, quoique, quoique... Je croyais qu' ils n' allaient pas oser, mais si, Ritual avec ses paroles qui remportent la palme de la connerie : Nous sommes du soleil, du soleil. Avant la voix de Jon anderson était belle comme un top-model sur papier glacé, mais ça, c' était avant. Maintenant, elle a des intonations à la Woody Woodpecker avec le physique qui va de pair. Et puis alors ses fringues, ses chasubles à la dernière mode baba-cool chic (New Age ?), cette gestuelle, ses mimines tendues ! Chris Squire a un collant moule-burnes (?) du plus mauvais effet, essaie de faire l' unijambiste comme Ian Anderson et son solo de basse n' est pas si terrible que ça, en fin de compte c' est du son ; j' en reste à John Entwistle. Étant donné que l' orchestre symphonique doit-être anglais, les filles sont très "girl next door", tu repasseras ; il suffit de faire un tour du côté des ensembles polonais ou hongrois pour voir où sont les voies lactées ! Seul moment réussi, quand Steve Howe abandonne l' électrique où il est le guitariste le plus emmerdant du monde avec John McLaughlin, pour se mettre à la sèche. Les filles dansent à la fin sur Roundabout unique mélodie dont ma prime jeunesse se souvienne, après 150 mn, elles ont dû toucher une bonne prime, elles le méritent.







19:31 Publié dans Blog, Film, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

18/07/2016

CRÉSUS (1960) de Jean Giono avec Fernandel, Marcelle Ranson-Hervé, Rellys et Sylvie. DVD paru chez Zylo en 2012.

71DOu1UzbYL._SL1146_.jpgAu moins là, t' auras pas un pédant de littéraire qui te dira, le film est moins bon que le roman. Étant donné que le scénario est tellement original que Jean Giono l' a écrit directement pour le cinéma et l' a même réalisé ; quoique pour la réalisation, il avoue avoir eu beaucoup d' aide de Claude Pinoteau. Cette histoire édifiante, se passant en 1946, d' un modeste berger trouvant par hasard un container rempli de billets de banque largué par un avion et dont l' interrogation sera : est-ce que l' argent fait le bonheur ou le malheur ? ne tombe pas dans la fernandellerie tant redoutée par Henri Verneuil quand il tournait avec l' acteur marseillais ; le plateau rocailleux et venteux du Contadour a dû aider à cet état de fait, y'a pas de jolie bergère qui se balade toute nue, fait trop froid, les femmes sont rudes même si l' une d' entre elles se nomme Fine (Marcelle Ranson-Hervé) ; Claude Pinoteau avoue tout de même dans les bonus qu' il demanda à Fernandel de minorer. On peut regretter qu' à la place des monologues, Jean Giono n' ait pas préféré les voix-off. Un film à découvrir ou à redécouvrir aussi pour des acteurs de second plan méritants dont certains seront par la suite, mal utilisé pour Paul Préboist, un peu mieux exploité pour Pierre Repp notamment dans «Je sais rien, mais je dirai tout» (1973) de et avec Pierre Richard. Très bon numéro de Sylvie, elle sait ménager ses effets, en vieille institutrice qui flingue les oiseaux et n' a que deux élèves dans sa classe. Bon, moi je vais mettre la lampe ; ceux qui ont vu le film comprendront.

Suppléments :
- Commentaire audio de 52 mn de Jean Mény.
- Le cinéma de Jean Giono : documentaire de Jean Mény de 52 mn.
- Autour de Crésus : entretiens avec Jean Giono, Claude Pinoteau... de 32 mn.

Film en noir et blanc. Durée de 91 mn.
Format cinémascope respecté. Format de diffusion 16/9.
Bonne copie dans l' ensemble.
La bande-son est (très) bonne.



17:43 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma

14/07/2016

LES INCONNUS DANS LA VILLE (1955) de Richard Fleischer avec Victor Mature, Richard Egan, Stephen McNally et Virginia Leith. DVD paru en 2013.

61lKCmn1mIL._SL1000_.jpgÀ l' encan*,

Dès l' introduction avec le lettrage en rouge-orange de Violent Saturday, on sait que la photo de Charles G. Clarke va être primordiale pour la réussite du film ; un petit pincement au cœur à l' apparition du nom de Sylvia Sidney en troisième page de générique comme si elle n' avait été de toute sa carrière qu' une actrice de complément. Elle fut une Star dans les films de Mamoulian, Hattaway, Wyler et surtout Lang ; Léo Malet lui dédia un poème (je suis à sa recherche).

L' arrivée de trois braqueurs professionnels - Stephen McNally en représentant et chef de gang minutieux, J. Caroll Naish qui a toujours des bonbons dans ses poches et Lee Marvin qui adore écraser la main d' un gosse - dans cette petite ville minière va rencontrer puis bouleverser le destin de certains habitants de la ville. Sylvia Sidney pique un sac à main, Margaret Hayes a des amants (des passe-temps) dont Brad Dexter, Richard Egan son mari noie son désespoir dans l' alcool, Tommy Noonan est un timide voyeur, Virginia Leith est une infirmière mais une femme à la redresse* qui remet à sa place la femme volage, Victor Mature n' a pas fait la guerre et n' est pas un héro pour son fils ; que des gens ordinaires avec leurs défauts. Et puis il y a Ernest en Amish, rôle qu' il reprendra dans La ferme de la terreur (1981) où il y a aussi une fille qui fera plus tard de sanglants dégâts avec un pic à glace. Le scénario de Sydney Boehm (qui a lu le roman de William L. Heath ?) allie à merveille deux genres populaires : le mélodrame et le polar, et, tout ça en moins de 90 minutes. La précision de Richard Fleischer dans l' exécution du braquage et le règlement de compte dans la ferme Amish devrait plaire aux kubrickiens, mais Fleischer est au service du film pas de son égo. D' autres vont brandir le hochet* François Truffaut : travail de professionnel ou yes-man de Darryl Zanuck.

La très belle Virginia Leith, rien que de la voir marcher, fait partie de ces bonnes actrices qui n' ont pas eu trop de chance dans leur carrière, encore moins que May Britt. Révélée, si l' on peut dire, par Kubrick dans Fear and Desire (1953), le film que le maître ne voulait pas montrer mais sa famille en a décidé autrement. Elle aura un autre rôle très intéressant dans Baiser mortel (1956) où elle joue la sœur de Joanne-Paul Woodward-Newman ; espérons que le film soit remasterisé car la photo de Lucien Ballard y est spectaculaire. Robert Wagner y trouve le rôle de sa vie.

Victor Mature a toujours été la cible de critiques vachardes surtout pour son sourire. Groucho Marx avait cette réplique pour ceux qui se dépoitraillaient dans les péplums : Les films dans lesquels le buste de l' acteur principal est plus important que celui de l' actrice ne m' intéressent pas. Mais, notre cher Victor avait lui aussi beaucoup d' humour. Se présentant devant un club privé interdisant l'entrée aux acteurs, il dit au portier qui l' avait reconnu : Mais cela fait une trentaine de films que je prouve que je ne suis pas un acteur ! Preuve aussi qu' il ne se prenait pas au sérieux et joli pied de nez à ses détracteurs.

*Ces expressions sont souvent employées par Philippe Garnier à qui il faut rendre hommage (il doit détester ça), car c' est lui qui fit un article à la fin des années 70 dans Rock & Folk sur la série B où il parlait de ce film et d' Un homme est passé (1955) de John Sturges et d' À bout portant (1964) de Don Siegel d' après mes souvenirs ; là, il mettait son talent au service de talents. Ces films passaient assez souvent à la télé dans les années 60/70, surtout en Lorraine, ben oui, nous 'étions vernis', on captait Télé-Luxembourg avec les films italiens, les Randolph Scott, Grant Williams qui devenait tout petit...

Film dvd en couleur d' une durée de 87 minutes.
Format cinémascope respecté. Diffusion pour écran 16/9.
Version audio anglaise et française. Sous-titres français.
Très bonne copie.

BONUS :
- Richard Fleischer, maître-conteur avec William Friedkin d' une durée de 21 minutes.
- Mélodrame policier de Nicolas Saada d' une durée de 27 minutes.









15:22 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film