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18/07/2016

CRÉSUS (1960) de Jean Giono avec Fernandel, Marcelle Ranson-Hervé, Rellys et Sylvie. DVD paru chez Zylo en 2012.

71DOu1UzbYL._SL1146_.jpgAu moins là, t' auras pas un pédant de littéraire qui te dira, le film est moins bon que le roman. Étant donné que le scénario est tellement original que Jean Giono l' a écrit directement pour le cinéma et l' a même réalisé ; quoique pour la réalisation, il avoue avoir eu beaucoup d' aide de Claude Pinoteau. Cette histoire édifiante, se passant en 1946, d' un modeste berger trouvant par hasard un container rempli de billets de banque largué par un avion et dont l' interrogation sera : est-ce que l' argent fait le bonheur ou le malheur ? ne tombe pas dans la fernandellerie tant redoutée par Henri Verneuil quand il tournait avec l' acteur marseillais ; le plateau rocailleux et venteux du Contadour a dû aider à cet état de fait, y'a pas de jolie bergère qui se balade toute nue, fait trop froid, les femmes sont rudes même si l' une d' entre elles se nomme Fine (Marcelle Ranson-Hervé) ; Claude Pinoteau avoue tout de même dans les bonus qu' il demanda à Fernandel de minorer. On peut regretter qu' à la place des monologues, Jean Giono n' ait pas préféré les voix-off. Un film à découvrir ou à redécouvrir aussi pour des acteurs de second plan méritants dont certains seront par la suite, mal utilisé pour Paul Préboist, un peu mieux exploité pour Pierre Repp notamment dans «Je sais rien, mais je dirai tout» (1973) de et avec Pierre Richard. Très bon numéro de Sylvie, elle sait ménager ses effets, en vieille institutrice qui flingue les oiseaux et n' a que deux élèves dans sa classe. Bon, moi je vais mettre la lampe ; ceux qui ont vu le film comprendront.

Suppléments :
- Commentaire audio de 52 mn de Jean Mény.
- Le cinéma de Jean Giono : documentaire de Jean Mény de 52 mn.
- Autour de Crésus : entretiens avec Jean Giono, Claude Pinoteau... de 32 mn.

Film en noir et blanc. Durée de 91 mn.
Format cinémascope respecté. Format de diffusion 16/9.
Bonne copie dans l' ensemble.
La bande-son est (très) bonne.



17:43 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma

14/07/2016

LES INCONNUS DANS LA VILLE (1955) de Richard Fleischer avec Victor Mature, Richard Egan, Stephen McNally et Virginia Leith. DVD paru en 2013.

61lKCmn1mIL._SL1000_.jpgÀ l' encan*,

Dès l' introduction avec le lettrage en rouge-orange de Violent Saturday, on sait que la photo de Charles G. Clarke va être primordiale pour la réussite du film ; un petit pincement au cœur à l' apparition du nom de Sylvia Sidney en troisième page de générique comme si elle n' avait été de toute sa carrière qu' une actrice de complément. Elle fut une Star dans les films de Mamoulian, Hattaway, Wyler et surtout Lang ; Léo Malet lui dédia un poème (je suis à sa recherche).

L' arrivée de trois braqueurs professionnels - Stephen McNally en représentant et chef de gang minutieux, J. Caroll Naish qui a toujours des bonbons dans ses poches et Lee Marvin qui adore écraser la main d' un gosse - dans cette petite ville minière va rencontrer puis bouleverser le destin de certains habitants de la ville. Sylvia Sidney pique un sac à main, Margaret Hayes a des amants (des passe-temps) dont Brad Dexter, Richard Egan son mari noie son désespoir dans l' alcool, Tommy Noonan est un timide voyeur, Virginia Leith est une infirmière mais une femme à la redresse* qui remet à sa place la femme volage, Victor Mature n' a pas fait la guerre et n' est pas un héro pour son fils ; que des gens ordinaires avec leurs défauts. Et puis il y a Ernest en Amish, rôle qu' il reprendra dans La ferme de la terreur (1981) où il y a aussi une fille qui fera plus tard de sanglants dégâts avec un pic à glace. Le scénario de Sydney Boehm (qui a lu le roman de William L. Heath ?) allie à merveille deux genres populaires : le mélodrame et le polar, et, tout ça en moins de 90 minutes. La précision de Richard Fleischer dans l' exécution du braquage et le règlement de compte dans la ferme Amish devrait plaire aux kubrickiens, mais Fleischer est au service du film pas de son égo. D' autres vont brandir le hochet* François Truffaut : travail de professionnel ou yes-man de Darryl Zanuck.

La très belle Virginia Leith, rien que de la voir marcher, fait partie de ces bonnes actrices qui n' ont pas eu trop de chance dans leur carrière, encore moins que May Britt. Révélée, si l' on peut dire, par Kubrick dans Fear and Desire (1953), le film que le maître ne voulait pas montrer mais sa famille en a décidé autrement. Elle aura un autre rôle très intéressant dans Baiser mortel (1956) où elle joue la sœur de Joanne-Paul Woodward-Newman ; espérons que le film soit remasterisé car la photo de Lucien Ballard y est spectaculaire. Robert Wagner y trouve le rôle de sa vie.

Victor Mature a toujours été la cible de critiques vachardes surtout pour son sourire. Groucho Marx avait cette réplique pour ceux qui se dépoitraillaient dans les péplums : Les films dans lesquels le buste de l' acteur principal est plus important que celui de l' actrice ne m' intéressent pas. Mais, notre cher Victor avait lui aussi beaucoup d' humour. Se présentant devant un club privé interdisant l'entrée aux acteurs, il dit au portier qui l' avait reconnu : Mais cela fait une trentaine de films que je prouve que je ne suis pas un acteur ! Preuve aussi qu' il ne se prenait pas au sérieux et joli pied de nez à ses détracteurs.

*Ces expressions sont souvent employées par Philippe Garnier à qui il faut rendre hommage (il doit détester ça), car c' est lui qui fit un article à la fin des années 70 dans Rock & Folk sur la série B où il parlait de ce film et d' Un homme est passé (1955) de John Sturges et d' À bout portant (1964) de Don Siegel d' après mes souvenirs ; là, il mettait son talent au service de talents. Ces films passaient assez souvent à la télé dans les années 60/70, surtout en Lorraine, ben oui, nous 'étions vernis', on captait Télé-Luxembourg avec les films italiens, les Randolph Scott, Grant Williams qui devenait tout petit...

Film dvd en couleur d' une durée de 87 minutes.
Format cinémascope respecté. Diffusion pour écran 16/9.
Version audio anglaise et française. Sous-titres français.
Très bonne copie.

BONUS :
- Richard Fleischer, maître-conteur avec William Friedkin d' une durée de 21 minutes.
- Mélodrame policier de Nicolas Saada d' une durée de 27 minutes.









15:22 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film

13/07/2016

L'INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS de JIM FARGO avec CLINT EASTWOOD, HARRY GUARDINO et TYNE DALY. 1976.

71var7DEtDL._SL1257_.jpgEncore une fois, Clint Eastwood répond aux accusations de sexisme. Pourquoi perdre son temps à parler aux cons ? Il suffit de regarder Donna Mills ou Kay Lenz, des nanas qui doivent écouter Neil Young ou Yes. Les proies (1970) certainement le chef d' œuvre de Don Siegel et Un frisson dans la nuit (1971) premier et très bon film de l' Eastwood réalisateur sont traités de cauchemar misogyne. Et la main de Jean Yanne dans la culotte de Marlène Jobert chez le révéré Maurice Pialat, c' est quoi ? hein, Pierre Murat, comment tu vas avec le masque et la plume... au cul !

Il faut dire que la saga Harry Callahan rapporte de l' argent à la Malpaso Company, Magnum Force sera un plus gros succès que Dirty Harry, et ce troisième épisode met le pied à l' étrier à son premier assistant réalisateur Jim Fargo, ça pourrait même lancé sa carrière ; Jim Fargo ne fera que des films plus que moyens par la suite. Pour conchier les accusations de sexisme, misogynie, phallocratie... on adjoint à Harry Callahan une policière qui lui dit que c' est son cul qu' elle met en danger. Voilà tout est dit. Bon, il y a une bonne scène, sans action, assez longue où Tyne Daly* plaisante sur le magnum 44 et l' implication sexuelle bien entendue ; scène improvisée par les acteurs paraît-il. Elle tue aussi pour l' équilibre, c' est Tyne qui l' a demandé, Clint était d' accord. Une réplique amusante de Clint : Votre bouche est trop près de votre rondelle ; une riposte à ses détracteurs ? Un film qui sert à rien, on en préférerait l' orang outan, coincé entre le très bon Josey Wales (1976) où Clint déambule en mort vivant, et, l' intéressant L'épreuve de force (1977) du moins jusqu' au coup de pied qu' il se prend dans l' entrejambe par Sondra Locke - il n' y avait pas mieux qu' elle pour incarner les garçons manqués casse-couilles détestant avoir des copines - ; dans la deuxième moitié, c' est du rocambolesque à la Spielberg, si tu regardes dans un fossé, tu trouveras bien un requin à la con.

Après ce film de série, Clint Eastwood s' occupera à aller de l' avant - bon, il y aura encore des daubes ; les deux petits orangs outans, un dernier Harry pour donner du boulot à Buddy Van Horn qui était dans la mouise -, et, surtout de développer le thème de la famille par exemple. En préambule, la famille qui se construit au fur et à mesure des pérégrinations dans Josey Wales (1976), celle qui trouve refuge sous un chapiteau de cirque dans Bronco Billy (1979), les asociaux et l' individualiste dont la famille est l' Armée dans Le maître de guerre (1986), la famille qu' il faut protéger et venger envers et contre tout quitte à se tromper dans Mystic River (2003), et, si vos fils sont des cons il vaut mieux se sacrifier pour les enfants de la famille voisine hmong dans Gran Torino (2008) ! Si t' as pas compris ça, t' es dans les ténèbres.

*La série Cagney et Lacey va avoir un gros succès. C' est à peine mieux que Julie Lescaut, Une femme d' honneur, Femme de Loi, Diane femme flic... Sergent Anderson avec Angie Dickinson, c' était autre chose, ce sourire...









19:09 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film