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29/10/2011

MACAO, L'ENFER DU JEU (1939) de JEAN DELANNOY avec ERIC VON STROHEIM, MIREILLE BALIN, LOUISE CARLETTI et ROLAND TOUTAIN. DVD.

film noir, réalisateursCe film est une histoire exotique et aventureuse qui dès les premières images, Mireille Balin raccommodant son bas qui file au milieu d' un bombardement, nous renvoie à l' innocence érotique et sexuelle des Vamps des années 30. Trafic d' armes, aventurier navigateur, salles de jeu, caïd de la mafia locale, indicateur vénal, jeune journaliste intrépide, fille innocente découvrant le monde... pimentent cette adaptation du roman de Maurice Dekobra se passant en Extrême-Orient et tournée aux studios de la Victorine à Nice comme il se doit.

Autre innocence de ces années, la jeune première est incarnée par la virginale et craquante Louise Carletti (1922-2002). Délicieuse et jeune actrice bien oubliée par le public... et les professionnels qui lors de la cérémonie des Césars en 2003 (si mes souvenirs sont bons), pendant la séquence dédiée à ceux du cinéma qui sont décédés l' année précédente, n' eut droit qu' à quelques applaudissements bien timides au moment où sa photo apparue sur le grand écran du Théâtre du Châtelet ; les professionnels de la profession (formule empruntée à Jean-Luc Godard) ont la mémoire éphémère et désobligeante. Autre oublié, l' excellent et agile Roland Toutain (1905-1977) qui nous divertit avec ses cascades dont le Jean-Paul Belmondo de L'homme de Rio (1964) de Philippe de Broca a dû se souvenir. Rajoutons que Eric Von Stroheim et Mireille Balin ont l' air d' avoir pris beaucoup de plaisir à jouer leurs scènes de comédie. Sessue Hayakawa, le chef de la mafia, interprète aussi le père de Louise Carletti avec une belle allure.

Bonus :
1) La bande-annonce (espagnole ?) d' une durée d' environ 4 mn.
2) Les filmographie de Jean Delannoy, Erich Von Stroheim, Mireille Balin et Sessue Hayakawa.
3) Un petit documentaire d' une durée d' environ 12 minutes où interviennent Yves Boisset (pas mal), Jean Delannoy (très bien pour le témoignage sur Mireille Balin) et Jean Des Cars (aïe... qu' est-ce qu' il fait ici celui-là).

Film en noir et blanc de 1939. Format : 4/3. Durée : 1 heure 33 mn.
Version audio française seule.
La copie est de bonne qualité même si il y a quelques manques d' images, surtout au début du film, ceci nous est indiqué par un carton avant la projection.

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19/10/2011

DIVE BOMBER de MICHAEL CURTIZ avec ERROL FLYNN et FRED MacMURRAY (1941). DVD.

cinéma,réalisateursVous voulez voir Errol Flynn avec une moustache encore plus fine que d' habitude en médecin militaire obsédé par les recherches sur le voile noir, symptôme des aviateurs (ils tombent dans les pommes) qui survient lors de leur bombardement en piqué, ou sur le mal d' altitude ? ce film est pour vous !

Durant les 127 mn de la projection de Dive Bomber (1941), on est passionné par la pugnacité d' Errol Flynn à vouloir solutionner ces questions physiologiques avec l' aide de son supérieur Ralph Bellamy, et celle beaucoup plus difficile à gagner de Fred MacMurray. Même la belle Alexis Smith, sa future partenaire dans Gentleman Jim (1942) de Raoul Walsh (celui qui n' a pas vu ce film ne sait ce qu' est le cinéma. Vive Raoul !), n' arrive pas à le détourner de son travail.

La réalisation de Curtiz est au cordeau. La qualité des transparences et des surimpressions est de premier ordre. On peut y admirer aussi de belles formations aériennes. De gros moyens ont été mis à la disposition du Hongrois. Belle photographie en Technicolor aux tons pastels de Bert Glennon et Winton C. Hoch. L' histoire bénéficie de la caution de Frank Wead de l' aviation de la Marine américaine. À noter qu' il y a dans les dialogues de grosses charges contre le mariage. La musique de Max Steiner est par moment insupportable.

Bonus:
1) Un petit documentaire Dive Bomber : Laissez-les voler d' une durée de huit minutes avec des sous-titres français.
2) La bande-annonce du film.

Film en couleur de 1941. Durée de 127 mn environ. Format en 4/3.
Version audio anglaise sous-titrée française. Pas de version audio française.
Excellente copie.

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26/09/2011

Guère à la guerre ou le pacifisme dans le cinéma français (1936-1940) de Vincent Lowy.

51wmkictScL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU08_.jpgSi il y eut une spécificité française dans le cinéma d' avant-guerre, c' est effectivement son pacifisme. Vincent Lowy décompose cette thématique en cinq chapitres :

- Chapitre 1 / Debout les morts ! : avec les films La vie est à nous, Double crime sur la ligne Maginot, La grande illusion et J' accuse.
- Chapitre 2 / Le moment munichois à l' écran : avec Alerte en Méditerranée, Actualités Pathé du 5/10/1938, Paix sur le Rhin et Rappel immédiat.
- Chapitre 3 / Les films contre : avec Menaces, Four Feathers, Passage to Marseille et Le serment. La présence de films étrangers sert de comparatif avec les films français.
- Chapitre 4 / Le film capital : avec La règle du jeu.
- Chapitre 5 / Les drôles de films de la Drôle de guerre : avec Untel Père et Fils et Après Mein Kampf, mes crimes.

Beaucoup de vichystes s' en prirent à certain de ces films - La grande illusion surtout mais aussi Quai des Brumes - car pour eux on y trouvait tout l' esprit de la défaite. La plupart des films cités par Vincent Lowy ne faisaient guère référence à l' actualité de l' époque, ils employaient souvent des élipses voire des sous-entendus.

Si l' auteur nous conte la genèse de films qu' il faut sortir de l' oubli - surtout Menaces d' Edmond T. Gréville -, on peut regretter qu' il n' y ait pas un chapitre supplémentaire consacré aux films de trouffions pour trouffions (il en parle succinctement) - Les gaietés de l' escadron (1932) de Maurice Tourneur ou Les dégourdis de la onzième (1937) de Christian-Jaque - qui pullulaient aussi sur les écrans.

On pourra oublier pour un petit moment la démagogie pacifiste et être d' accord avec la citation de Edmond T. Gréville : « J' étais un pacifiste convaincu mais je ne trahissais pas mes principes : faire la guerre à Hitler, c' était faire la guerre à la guerre ».



10:41 Publié dans Blog, cinéma, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, livre