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08/01/2012

Dracula's Daughter (1936) de Lambert Hillyer / Son Of Dracula (1943) de Robert Siodmak. DVD Zone 1.

horreur et épouvanteDans le domaine des suites de film d' horreur à succès du studio Universal, en l' occurrence le Dracula (1931) de Tod Browning, nous avons droit avec ce DVD à la fille et au fils du plus célèbre des vampires.

La première séquelle Dracula's Daughter (1936) est très honnête, mais l' intérêt est surtout la silhouette et la beauté brune de Gloria Holden qui possède une élégance très gothique à l' opposé du charme Pin-Up représenté dans ce film par la gaie et jolie Marguerite Churchill, ancienne partenaire de John Wayne dans La piste des géants (1930) de Raoul Walsh, dans un rôle de secrétaire énervante mais néanmoins éprise de Otto Kruger en psychiatre incrédule. Le fidèle serviteur de la Comtesse est incarné par l' excellent Irving Pichel qui menait parallèlement une carrière de réalisateur à l' avenant. Peu voire pas d' effets spéciaux, mais un délice vénéneux et une très bonne interprétation d' ensemble.

Pour Son of Dracula (1943), la première attention se fait sur la mise en scène de Robert Siodmak dont c' est l' un de ses premiers films aux États-unis. La composition des plans est très remarquable, les effets spéciaux ne prêtent pas à sourire et le choix du décor dans les marais du Sud reconstruits en studio permet à Siodmak des travellings assez fougueux pendant la poursuite de Robert Paige notamment. Une belle actrice brune aux yeux claires Louise Allbritton est très agréable à contempler. Si Lon Chaney jr. n' est pas le fils de Dracula idéal, ses apparitions sont assez brèves pour qu' il soit supportable. Ayons une pensée spéciale pour J. Edward Bromberg dans le rôle d' un Professeur, il était un grand acteur de composition et fut une victime du maccarthysme ; Elia Kazan le dénonça.

Si les intrigues ne sont pas des plus originales, le soin porté aux costumes, décors et la qualité de la photographie font de ces deux films des productions sérieusement entreprises. Les copies proposées dans ce DVD sont d' excellente facture.

1) Dracula's Daughter (1936) :
- Film en noir et blanc d' une durée de 1 heure 11 mn. Format 4/3.
- Version audio anglaise. Sous-titres français. Pas de version audio française.

horreur et épouvantehorreur et épouvante

2) Son of Dracula (1943) :
- Film en noir et blanc d' une durée de 1 heure 22 mn. Format 4/3.
- Version audio anglaise. Sous-titres français. Pas de version audio française.

horreur et épouvantehorreur et épouvante

Les bonus sont les bandes annonces des deux films, plus quelques notes de production ainsi que de courtes biographies des acteurs et réalisateurs sans grand intérêt.

Ce DVD est exclusivement en Zone 1.

14/12/2011

LENI RIEFENSTAHL Collector's Box (4 DVD) : Tag Der Freiheit (Jour de la Liberté : Nos Forces de Défense) / Sieg Des Glaubens (La Victoire de la Foi) / Triumph Des Willens (Le Triomphe de la volonté) / Olympia (Les Dieux du stade). [1933-1938].

51JBpqHAzqL._SL500_AA300_.jpgCes films de propagande nazie tournés entre 1933 et 1936 par la cinéaste controversée Leni Riefenstahl doivent être vus dans leur format d' origine, car ces images ont tellement été manipulées, déformées, remontées voire colorisées. Il faudrait une bonne fois pour toute que des historiens objectifs, qui feraient confiance à l' intelligence du spectateur, nous expliquent les données exactes de ces images, rappellent les faits historiques et la biographie des intervenants et si possible d' une voix monocorde.

Les films présents dans ces DVD ne sont pas remasterisés, ils sont dans leur aspect brut avec rayures, voiles, sauts d' images... certainement de simples transferts de VHS. On est quand même impressionné par ces forêts de bras levés, on peut même rire de voir Goering ou Himmler ne pas être capable de marcher au pas, et d' apercevoir la démarche claudiquante de Goebbles (ben oui, il y a des infirmes qui ne sont pas recommandables) prônant l' aryen blond sportif.

Quand à Olympia (1938) sur les jeux olympiques de Berlin de 1936, le plus gros morceau, considéré par le Time magazine, liste concoctée par Richard Corliss et Richard Schickel, comme l' un des 100 plus grand film de tous les temps... faut quand même se calmer, vu les énormes moyens techniques mis à la disposition de la réalisatrice, on a plutôt droit à une manière archaïque de filmer le sport qui fera la forme télévisuelle actuelle.

Premier DVD :
- Tag der Freiheit : Unsere Wehrmacht (Jour de la Liberté : Nos forces de défense) (1935). Film en noir et blanc d' une durée de 28 mn. L' absence de sous-titrage français n' a aucune importance, car il n' y a pas de commentaire nazi. Copie moyenne.
- Der Sieg des Glaubens (La victoire de la Foi) (1933). Film en noir et blanc d' une durée de 60 mn. Le sous-titrage en anglais suffit largement à comprendre les propos simplistes des intervenants. Assez bonne copie, sauf le début très mauvais.

Deuxième DVD :
- Triumph des Willens (Le Triomphe de la volonté) (1935). Film en noir et blanc d' une durée de 110 mn. Sous-titres français. Assez bonne copie.

Troisième DVD en deux parties :
- Olympia (Les Dieux du stade) (1938). Film en noir et blanc : première partie d' une durée de 114 mn et deuxième partie d' une durée de 88 mn. Copie tout juste visionnable. Le début, l' acheminement de la flamme olympique, est très flou. Beaucoup de sauts d' images. Les droits appartiennent désormais au Comité olympique, certainement que nous auront droit un jour à une copie remasterisée.

Les DVD sont tous au format 4/3.

11:55 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

20/11/2011

LES GUERRIERS DE L' ENFER [WHO'LL STOP THE RAIN (USA) ou DOG SOLDIERS (GB)] de KAREL REISZ avec NICK NOLTE, TUESDAY WELD, MICHAEL MORIARTY et ANTHONY ZERBE. 1978. DVD.

5145QY5PAWL._SL500_AA300_.jpgWho'll stop The Rain (1978), dont le titre français Les guerriers de l' enfer est juste bon à être refilé aux productions bellicistes des années Reagan, est un film qui pose le constat du début des années 70, celles gangrenées par la guerre du Viêt-Nam.

Le journaliste John Converse (Michael Moriarty) écœuré par les combats décide de faire entrer deux kilos d' héroïne aux États-Unis avec l' aide d' un ami soldat Ray Hicks (Nick Nolte) qui est démobilisé. La femme de Converse (Tuesday Weld), pas au courant du trafic, doit rencontrer Hicks... mais un flic ripou (Anthony Zerbe) aidé de deux sbires veille.

Ce récit n' est pas centré sur la réadaptation d' un vétéran de cette guerre inutile, on y démontre plutôt que les illusions de la génération Peace and Love sont définitivement perdues. Dès les premières images, on voit bien que John Converse est dans un flou moral. La drogue et le sexe, qui n' engendreront pas que du plaisir mais surtout de l' argent, feront partis du nouveau paysage américain : Où sont passées les tables de billard ? dit Ray Hicks (Nick Nolte) dans le bar où il avait l' habitude de venir, alors qu' il ne voit que streaptiseuses et droguées ; Il faut vivre avec son temps ! répond son pote barman. La fin de l' innocence hippie a un goût amer et sans aucun espoir de retour à la normale. Les États-Unis ont perdu leur pureté. On peut faire aussi un parallèle pendant les scènes avec le dealer hollywoodien (Charles Haid) : Hollywood la machine à rêves va être pourrie par la drogue...

La mise en scène de Karel Reisz (1926-2002) respire la liberté de mouvement et de ton, Free cinema british oblige qui est une école bien meilleure que notre Nouvelle vague. On voudrait bien que ses films soient mieux distribués en DVD : The Gambler (1974) avec James Caan ou Sweet Dreams (1985) avec Jessica Lange par exemple. L' interprétation de l' ensemble des comédiens est de haut-vol alliant habileté et tempérance. Nick Nolte a le regard aigu de celui qui sait comment cette histoire va se terminer. Au fur et à mesure de l' avancée du film, Michael Moriarty est de plus en plus désabusé. Ne pas oublier Richard Masur, excellent de drôlerie macabre, et Anthony Zerbe qui furent des grands seconds rôles des années 70. Tuesday Weld personnifie une femme qui n' est absolument pas ornementale ; elle devient même un des enjeux de l' intrigue et une victime du mal-être américain.

Film en couleur de 1978. Format 1.85:1. Durée 122 mn.
Version audio anglaise et française. Sous-titres français.
Bonne copie.
Pas de bonus.

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20:02 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0)