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29/05/2012

Fox Horror Classics Collection : The Undying Monster (1942), The Lodger (1944) et Hangover Square (1945) de John Brahm. DVD.

517kFjSRcPL._SL500_AA300_.jpgAvant que l' on nous édite ces films en zone 2, j' ai bien fait au moment de sa sortie d' acquérir ce coffret du réalisateur John Brahm en zone 1 (et exclusivement en zone 1) qui est l' une des petites merveilles de plaisir cinéphage des plus intense.

Le moins connu des trois films est un polar lycanthropique très réussi The Undying Monster (1942), film court de 63 minutes qui peut faire penser autant par son intrigue à la nouvelle de Conan Doyle Le chien des Baskerville (pas besoin d' être un hyper cinéphileux ou un grand littérateux pour le remarquer), mais aussi à un avant-goût, en plus humoristique, de la série TV Les Experts par son couple mixte de policiers scientifiques ; cela doit-être même l' une des premières fois où une actrice incarne une policière. Les décors sont assez impressionnants, le film se passe dans une immense bâtisse (longs corridors, escaliers et cryptes) sur une falaise surplombant une mer démontée, la photographie en noir et blanc de Lucien Ballard est de surcroît très inspirée et le rythme rapide donné par John Brahm, on a même par moment du mal à suivre l' action et lire les sous-titres en même temps, procurent un enthousiasme sincère. On reconnaît Charles McGraw, le futur protagoniste des polars de Richard Fleischer et Anthony Mann, dans un second rôle ; il n' est pas cité au générique. MacGraw a une belle bagarre avec l' inspecteur incarné par James Ellison qui sera le héro du chef d’ œuvre de Jacques Tourneur : Vaudou (1943).

cinéma,horreur et épouvanteAprès cette belle petite surprise, on peut parler du premier, The Lodger (1943) d' une durée de 84 mn, des deux films mythiques interprétés par le génial Laird Cregar (1916-1944), mort d' une crise cardiaque pendant une cure d' amaigrissement, le remake (non-avoué) du film muet de Alfred Hitchcock The Lodger (1927) très librement inspiré de l' histoire de Jack l' éventreur, ici notre cher Jack est traumatisé par la mort de son frère devenu alcoolique dont il rend responsable une comédienne et donc il veut zigouiller beaucoup de comédiennes. On y retrouve à la photo Lucien Ballard qui tire des becs de gaz une lumière diffuse du plus bel effet. George Sanders est un très flegmatique et gallant inspecteur de Scotland Yard et Merle Oberon nous fait admirer son doux visage de porcelaine*. Les plans de caméra en plongée verticale dynamisent une mise en scène où le rythme encore une fois est primordial ; John Brahm est un ancien monteur. Quant à Hangover Square (1944) d' une durée de 77 mn, la photographie de Joseph LaShelle est plus douce, moins contrastée, les mouvements de grue et travellings divers abondent dans cette histoire de ce musicien qui assassinent les personnes qu' il hait dès qu' il entend des bruits dissonants qui le mettent dans un état d' amnésie temporaire. Georges Sanders est encore dans le coup en bon docteur essayant de soigner Laird Cregar. La musique de Bernard Hermann est très importante, Laird Cregar est obsédé par la composition de son concerto. Linda Darnell est mignonne comme un cœur, pulpeuse et... manipulatrice à un point qu' on a envie de l' étrangler ; la façon dont Cregar se débarrasse de son corps est terrifiante. Il ne faut pas oublier l' apport dans ces deux films du scénariste Barré Lyndon (pseudo, vous vous en doutez bien) de son vrai nom Alfred Edgar. Si on veut voir un successeur de Laird Cregar, il n' y en a qu' un, il s' agit de Joe Spinell surtout dans le film qu' il écrivit Maniac (1980).

cinéma,horreur et épouvanteCes DVD comporte des bonus - petits documentaires sur les films et une biographie de Laird Cregar, pièces radiophoniques tirées des films - qui ne sont qu' en version originale, il n' y pas de sous-titres français. On peut suivre la projection avec les commentaires, sauf The Underying Monster, d' historiens du cinéma réputé tel que Richard Schickel, Alain Silver, James Ursini... qu' en version audio anglaise.

Les films sont tous en noir et blanc et au format 4/3 respecté.
Ils sont tous en version audio anglaise avec la possibilité de choisir les sous-titres en français ou autres ; pas de version audio française.

*Paraît-il que Merle Oberon qui eut un grave accident avait des cicatrices au visage difficiles à masquer et un teint de peau métissé dû à sa mère anglo-sri-lankaise. Le maquilleur est soit un génie, ou s' agit-il de rumeurs exagérées ?

22/04/2012

LES FEMMES S'EN BALANCENT (1954) de BERNARD BORDERIE avec EDDIE CONSTANTINE, NADIA GRAY, DOMINIQUE WILMS et DARIO MORENO. DVD.

film francais,cinémaMon commentaire portera uniquement sur la version DVD du studio Pathé que je possède, pas sur la version René Chateau que je ne connais pas.

Il me semblait bien en farfouillant dans mes souvenirs, que Les femmes s' en balancent (1954) était le meilleur de la série Lemmy Caution avec le nonchalant Eddie Constantine, et son fameux accent américain traînant. Il faut dire que pour cette édition, ils nous ont remasterisé cela aux petits oignons. La copie est magnifique. La photographie de Jacques Delamare est un très beau noir et blanc non contrasté qui fait plaisir aux mirettes. La réalisation de Bernard Borderie est aérée et soignée, prend son temps, aménage des scènes en extérieur au bord de mer. La musique de Paul Misraki exécutée surtout à base de percussions est très originale. Un film fait sérieusement mais qui ne se prend pas au sérieux. Souhaitons que La môme vert de gris (1953), le premier Lemmy Caution, bénéficiera un jour d' un bon coup de polish ; l' édition chez René Chateau est très regardable mais tout de même...

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Au-delà d' une intrigue assez tordue pour retenir l' attention, une affaire de faux billets de mille dollars aux multiples pistes, les attraits sont avant tout les dialogues à l' emporte pièce, les bastons à gros coups de poings et bien sûr l' érotisme de ces dames. Car si les femmes s' en balancent, elles balancent surtout leur popotin joufflu typique des formes généreuses féminines des années cinquante, et Bernard Borderie les filme avec une certaine délectation. Nadia Gray est belle et surtout très femme, mais la palme revient à Dominique Wilms. Si dans La môme vert de gris (1953), Eddie Constantine lui dit qu' elle embrasse comme une saucisse, on peut rajouter qu' elle joue aussi comme une patate et cela n'a, et c' en est un comble, aucune importance. Son apparition en short reste un must, et la manière dont Eddie Constantine la reluque sous toutes les coutures, nous fait regretter qu' une seule chose, que l' on ne soit pas à sa place ! Vous Pigez ! Alors si vous voulez passer un excellent moment de détente et de pur divertissement, ce film est le parfait remède contre la morosité. Personnellement, je l' ai visionné trois fois d' affilée !

Bonus :
1) Une interview de Eddie Constantine de l' inévitable François Chalais en 1955 d' une durée d' environ 6 mn.
2) Galerie de photos.
3) Filmographies.
4) Un beau petit livret sur la maison Pathé, sur le film et Eddie Constantine.

Film en noir et blanc de 1954. Durée de 105 mn. Format 4/3.
Version audio française avec sous-titres pour sourds et malentendants en option.
Bande-son remasterisée en dolby stereo 5.1 et 2.0.
Très bonne copie.





18/04/2012

THE NEW CENTURIONS (Les flics ne dorment pas la nuit) de RICHARD FLEISCHER avec STACY KEACH, GEORGE C. SCOTT, JANE ALEXANDER, SCOTT WILSON, ROSALIND CASH et ERIK ESTRADA. 1972. DVD.

film noir,cinémaPeut-être l' un des polars des années 70 le plus désespéré et le plus noir qui soit... Tiré du premier roman de Joseph Wambaugh, ancien policier devenu écrivain qui devint populaire même dans nos contrées, Philippe Garnier fit à l' époque sur lui un article dans le magazine Rock'n'Folk, The New Centurions (1972) racontent la vie de policiers qui patrouillent la nuit dans les bas quartiers de Los Angeles.

Le film essaie de démontrer que la frontière entre le fait de prendre plaisir en tant que flic à différentes situations tendues et dangereuses, et celui de faire simplement son métier, et donc d' appliquer seulement la loi, est des plus mince. C' est devant ce dilemme que se trouve confronter le personnage de Stacy Keach, qui se destinait à une carrière d' avocat en prenant des cours du soir, études qu' il abandonnera bien vite au désespoir de sa femme qui le quittera. Son coéquipier et mentor incarné par George C. Scott, qui lui apprendra son travail, ne se remettra pas de sa retraite, l' air des rues des ghettos lui manque, il ne peut y avoir pour lui qu' une seule issue et elle sera fatale.

Richard Fleischer, qui était à ce moment-là guère en odeur de sainteté, en gros on le prenait pour un mercenaire de la pellicule, donne une leçon de mise en scène à plus d' un. Le film ne se passe à de rares exceptions qu' à l' extérieur du commissariat, pas de scènes pesantes dans les salles d' interrogatoires. Les affrontements avec différents protagonistes font l' importance du film, et la menace ne vient pas seulement d' un braqueur de banque preneur d' otage, de bagarres avec des membres de gangs rivaux, mais peut surgir d' une porte de voiture ouverte trop vite, d' un homme ivre au petit matin en haut d' un escalier. Le scénario de Stirling Silliphant - Robert Towne futur auteur de Chinatown (1974) de Polanski y aurait participé -, laisse place à des zones opaques, n' explique pas tout. La photographie de Ralph Woolsey rend les nuits blafardes à souhait, la musique de Quincy Jones est discrète.

Film en couleur de 1972. Format 2.35:1 (cinémascope) respecté. Durée de 103 mn.
Version audio française et version audio anglaise sous-titrée française.
Zone 1 et exclusivement zone 1.
Très bonne copie.
Les petits bonus ne présentent aucun intérêt, hormis la bande-annonce.

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23:51 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film noir, cinéma