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30/05/2013

PRINCE OF FOXES (ÉCHEC À BORGIA) avec TYRONE POWER, ORSON WELLES et WANDA HENDRIX. DVD. 1949.

51iXSHaM+zL.jpgÉchec à Borgia (1949) est souvent considéré comme le moins bon des Swashbuckler de Henry King avec le beau Tyrone Power. Il n' est peut-être pas aussi impressionnant que Le cygne noir (1942) ou Capitaine de Castille (1947), mais beaucoup de réalisateurs en feraient le fleuron de leur filmographie.

Cette fantaisie autour de Cesare Borgia et de ses ambitions a été tournée en Italie dans des décors naturels et lieux historiques, juste quelques plans proviennent des studios hollywoodiens. Tyrone Power incarne un espion arriviste et mauvais garçon qui prendra fait et cause pour celui et celle qu' il devait manipuler. Orson Welles, le génie qui arrive à vous faire aimer le poussiéreux Shakespeare, en Cesare Borgia et Everett Sloane qui joue un triple jeu se délectent de leur rôle. La jolie Wanda Je suis toute petite Hendrix ne mérite absolument pas les sarcasmes dont elle fut victime, d' autre part on aimerait bien que sorte en DVD le beau film noir Et tournent les chevaux de bois (1947) de et avec Robert Montgomery autre œuvre notable où on peut l' admirer. Des duels, une belle bataille dans un bois qui n' a pas dû être facile à régler, une très bonne attaque de château-fort, la photographie harmonique et en noir et blanc de Leon Shamroy et tout cela bien orchestré par Henry King, que demander de plus. Euh, Katína Paxinoú en fait un peu de trop, bon, c' est normal, c' est une actrice grecque comme Melina Mercouri ou Irène Papas, c' est une actrice grecque quoi...

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DVD zone 2 édition néerlandaise.
Film en noir et blanc de 1949. Format 4/3. Durée : 102 mn.
Version audio anglaise sous-titrée française.
Pas de version audio française.
Pas de bonus.
Bonne copie.












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28/04/2013

LENI RIEFENSTAHL : MÉMOIRES. Allemagne 1987. France 1997.

41MHFJ04BFL._SL500_AA300_.jpg Pour du lourd, c' est du lourd.

Bon, les balbutiements de la vie de Leni Riefenstahl sont les balbutiements habituels de toute jeune femme de l' époque qui veut devenir indépendante face à un père autoritaire. Elle prend des cours de danse en cachette, devient une danseuse célèbre, rencontre le cinéma et le réalisateur Arnold Fank, hésite entre les deux, choisit le cinéma et sera Star, fait beaucoup de sport alpin : ski et escalade... et là où tout bascule, vous vous en doutez, elle fait la connaissance d' Hitler... et de Goebbels...

Page 143, en février 1932, assistant à son premier meeting nazi : Et à l' instant même je me trouvais submergée de façon ahurissante par une vision quasi apocalyptique qui ne me quitterait jamais plus : j' eus l' impression très physique que la terre s' entrouvrait devant moi comme une orange soudain fendue par son milieu et dont jaillirait un jet d' eau immense, si puissant et si violent qu' il atteindrait le sommet du Ciel, et que la Terre en serait secouée dans ses fondements.
Oui, c' est bien d' un discours d' Hitler dont elle parle.
Page 144 : Aucun doute, j' étais contaminée.

Le nazisme, est-ce une maladie ou une fascination ? en tout cas beaucoup sont tombés dedans. Leni Riefenstahl ne prend pas sa carte au parti, mais elle est bien la protégée du Führer ; elle ne le nie pas, il la demande quasiment en mariage. Et puis il faut qu' elle se protège aussi des tentatives de viol de Goebbels. Il faut aussi réaliser ses films contre vents et marées et surtout contre le chantage de Goebbels. Une sympathie peut se développer à son égard, surtout quand elle reprend conscience après un malaise et la première chose qu' elle voit, c' est la sale tronche de Streicher, antisémite en mouvement perpétuel 24 heures sur 24. Mais ne pouvait-elle pas s' enfuir ? comme Fritz Lang le fit juste après un entretien avec Goebbels qui lui proposait la direction du cinéma allemand. Elle connaît Joseph Von Sternberg qui a faillit lui proposer le rôle de Lola-Lola à la place de Marlène Dietrich (elle est jalouse Leni Riefenstahl) dans L' ange bleu (1930), à ses entrées à Hollywood grâce surtout au succès de SOS Iceberg (1933) de Arnold Fank et à la version américaine due à Tay Garnett.

Les ambitions de Leni Riefenstahl sont plutôt la production et la réalisation, et le diptyque sur les jeux Olympiques de Munich en 1936, où elle avoue avoir contrefait des scènes (pages 262, 263, 266 et 267), sera son sommet... avant il y eut quelques films de propagande nazie : absolument pas, dit-elle, ce sont des documentaires ! Ben voyons... D' autres phrases irritent : Mon ignorance crasse en matière de politique (page 325). Lors de l' invasion de la Pologne et de l' attaque de Varsovie, Hitler aurait dit : On ne tire pas sur des femmes et des enfants, c' est de la folie (page 342). Ben voyons ... On arrive à l' existence des camps de concentration et d' extermination. Leni Riefenstahl n' en savait rien et insinue (?) qu' Hitler non plus ne devait pas le savoir. Ben voyons... Veit Harlan lui demande de l' aide afin de ne pas tourner sous la contrainte, bien sûr, l' antisémite Le juif Süss (1940) ; le film d' un point de vue technique n' est pas saboté loin de là... En pleine débâcle, elle n' a qu' une obsession sauver ses négatifs et terminer Tiefland, œuvre controversée par l' emploi de figurants Tziganes. Pour finir sur ses réalisations seule la première La lumière bleue (1932) n' est pas entachée. Artistiquement parlant le style de Leni Riefenstahl est emphatique mais alerte, d' ici à la traiter de génie... en revanche ça ne ressemble absolument pas aux occupations des réalisatrices françaises au style bonne femme.

Après la capitulation, elle fut incarcérée, mise aussi dans un asile psychiatrique et interrogée sur des relations intimes (sexuelles) avec Hitler qu' elle nie : elle n' a jamais été sa maîtresse. Elle en veut beaucoup aux Français qui mirent sous scellé toutes ses archives. Elle se battit pour les récupérer. Elle intenta des procès aux magazines et journaux qui la décrivent comme une nazie convaincue et une adepte de bacchanales hitlériennes. Un acharnement des médias d' une férocité inouïe. Après la période de dénazification et plusieurs projets de films avortés en Italie, Allemagne, elle découvre l' Afrique et les Noubas avec un côté condescendant (mes Noubas) à la Karen Blixen ; c' est la partie la plus ennuyeuse de ce livre de 850 pages. Entre temps elle rencontre et apprécie Ron Hubbard...

24/02/2013

HELL TO ETERNITY (SAIPAN) de PHIL KARLSON avec JEFFREY HUNTER, DAVID JANSSEN, VIC DAMONE et PATRICIA OWENS. 1960. DVD.

51bh8Sldw8L._SL500_AA300_.jpgFilm très important par les sujets traités et se révélant ne pas être qu' un film de guerre banal parmi d' autres. Hell To Eternity (1960) de Phil Karlson nécessite une attention particulière malgré certains défauts.

Tiré d' une histoire vraie : un enfant blanc orphelin pendant la période de la Grande Dépression est adopté par une famille américaine d' origine japonaise occidentalisée. Cette œuvre de 1960 aborde frontalement et courageusement le problème des nippo-américains au moment de l' attaque des Japonais sur Pearl Harbor (7 décembre 1941). Rien n' est omis : le fait qu' on refusait leurs engagements volontaires dans l' Armée après l' attaque, l' envoi dans des camps d' internement. Le héros incarné par Jeffrey Hunter est pris entre dégoût de son pays, pour ce que l' on fait subir à sa famille adoptive, et patriotisme.

La deuxième partie décrit sans ménagement* la bataille de Saipan. Les sanglants corps à corps, les grottes qu' il faut vidé une à une, les suicides des habitants de l' île, l' endurcissement des soldats dû à la mort de leurs compagnons d' armes qui font commettre les pires exactions. Peu d' emploi d' images d' archives concernant le débarquement ; la figuration est assez impressionnante. La photographie noir et blanc de Burnett Guffey est efficace et neutre.

Le défaut principal, mais est-ce vraiment un défaut, est la petite orgie qui paraît bien innocente des trois soldats (Jeffrey Hunter, Vic Damone et David Janssen), qui devait faire frémir les adolescents de l' époque, plus précisément le mini-striptease de la belle Patricia Owens. Récréation qui ralentit un peu l' histoire. Les courtes séances d' entrainement qui précèdent ne sont guères originales... John Larch n' est pas très bon... L' apologue final est peut-être trop forcé.

*Phil Karlson fut l' un des plus violents et anarchisants réalisateurs des années 50 montrant les tares de l' Amérique. Il faut se rappeler la scène choquante et traumatisante du cadavre d' une petite fille noire jeté d' une voiture dans "The Phoenix City Story" (1955).

DVD zone 1 mais en fin de compte toutes zones.
Film de 1960 en noir et blanc. Format 16/9. Durée de 132 mn.
Version anglaise sous-titrée française. Pas de version audio française.
Très bonne copie.
Bonus : plusieurs bandes-annonces.

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