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11/11/2009

LOUIS MALLE : le rebelle solitaire par PIERRE BILLARD

51G75RH6RYL__SL500_AA240_.jpgLE DOUX REBELLE.

Louis Malle (1932-1995) était bel et bien l' un de nos meilleurs cinéastes d' après guerre. Les sujets abordés par Malle étaient souvent ambigus et non pas scandaleux.

L' inceste mère-fils dans Le souffle au cœur (1971), la frontière résistant-collaborateur bien mince dans Lacombe Lucien (1974) sont le plus parfait exemple de cette ambiguïté maîtrisée. Par contre La petite (1978), sur la prostitution enfantine, tombera dans le voyeurisme. La distanciation est un art difficile. Au revoir les enfants (1987) par sa délicatesse de touche et sa sensibilité démontre par la non-condamnation de ses personnages - le dénonciateur incarné par François Négret - l' humanité de Louis Malle.

Louis Malle fut aussi un grand directeur d' acteur. Jean-Paul Belmondo est sobre et excellent dans Le voleur (1966). Maurice Ronet est magnifique et tellement en phase avec son personnage dans Le feu-follet (1963). Jeanne Moreau se révéla enfin actrice au-dessus de la mêlée dans Ascenseur pour l' échafaud (1957) et Les amants (1958). Le couple qu' elle forme avec Brigitte Bardot dans Viva Maria (1965) est l' un des plus sympathiques du cinéma français.

Malle fit aussi des documentaires. Le fameux Le monde du silence (1955) avec Cousteau, Calcutta (1969), Humain trop humain (1973), Place de la République (1973) et God's Country (1985) nous montre son éclectisme que l'on qualifia à tort de dilettantisme.

Pierre Billard, journaliste et historien du cinéma, doit-être remercié pour cette biographie de près de 600 pages.

13:07 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

LES SORCIÈRES DE HOLLYWOOD par THOMAS WIEDER

51PK0MViK7L__SL500_AA240_.jpgCe livre nous apprend que cette terrible chasse aux communistes et à leurs sympathisants aux USA, fin 1947, commença fin des années 30. Elle sera stoppée par l' entrée en guerre des Etats-unis aux côtés de l' Union soviétique face à l' Allemagne nazie.

L' hitoire des dix d' Hollywood, la fameuse liste noire - les plus connus Dalton Trumbo, Albert Maltz, Edward Dmytryk, Abner Biberman -, aurait mérité pour chacun d' eux un livre juste consacré à cette période. Huit d' entre eux firent de la prison. D' autres talents furent mis sur une liste grise : Abraham Polonski, Frank Tuttle, Edward G. Robinson, John Garfield... Certains préférèrent l'exil : Jules Dassin, Joseph Losey, Carl Foreman, John Berry...

Les délateurs figurent aussi dans ce livre. Elia Kazan, le plus célèbre, y est traité avec un peu de condescendance. L' ouvrage se termine par sa lettre publiée le 12 avril 1952 au journal New York Times. Lettre où il justifie sa délation et s' auto-pardonne. Lettre, dit-on, ce n'est pas précisé dans le livre, qui aurait été rédigée par sa femme. Par contre Sterling Hayden s' en voudra toute sa vie d' avoir donné des noms. Il en écrira son autobiographie.

L' ouvrage de Thomas Wieder est d' un abord facile, malgré un peu trop de renvoi en bas de page. Il permet un survol rapide de ces années (1947-1962) où la commission des activités anti-américaines traquait la moindre pensée communiste voire socialiste dans les films hollywoodiens.

10/11/2009

DESPERATE : Anthony Mann trouve son style.

51LFLHLB+QL__SL500_AA240_.jpgAprès plusieurs menus travaux, il faut bien vivre, Desperate (1947) est la première vraie réussite de Anthony Mann. Son précédent polar Railroaded (1947) en était la répétition.

Un camionneur, incarné par Steve Brodie, embarqué malgré lui dans un hold-up qui causera la mort d' un policier, doit se mettre à l' abris avec sa femme enceinte, la belle Audrey Long.

Cette histoire classique permet à Mann de filmer plusieurs morceaux de bravoure. Le passage à tabac de Brodie sous une unique lampe se balançant au plafond et sous le regard de Raymond Burr. Les gros plans sur les visages de Burr, de son complice et de Brodie attendant la sonnerie d' un réveil matin. Le réglement de compte final dans une cage d' escalier...

Burr est impressionnant. C' est l' une de ses premières apparitions. Tellement massif qu' il n' arrête pas de se cogner aux bords de l' écran. Tellement sur les nerfs qu' il tape sur tout ce qui est vivant et le contredit. On va faire griller son petit frère sur une chaise électrique pour le meurtre du flic et Raymond, il est pas content.

Superbe image en noir et blanc de Georges E.Diskant.
Version française. Version anglaise sous-titrée française.
Durée 73 minutes.

Une leçon de cinéma.

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14:03 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film noir