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13/11/2009

VITTORIO DE SICA : GARE TERMINUS.

51jrQ60Nr6L__SL500_AA240_.jpgPeu enclin au cinéma "néo-réaliste" de Vittorio De Sica, les pauvres sont magnifiques et les riches sont au mieux des imbéciles, "Gare Terminus" ou "Station Terminus" (1953) ne fait heureusement pas parti de cette théorie. "Les enfants nous regardent" (1943) ou "Le jardin des Finzi Contini" (1970) non plus par exemple.

L' histoire décrite sur la jaquette : une américaine mariée, Jennifer Jones, en visite chez des parents à Rome entretient une liaison avec un homme, Montgomery Clift, elle veut y mettre fin.

Cette trame basique se caractérise par une interprétation frémissante de ses comédiens et une mise en scène de la même eau. Certainement la meilleure réalisation de De Sica, elle dure 63 minutes. Jennifer Jones, actrice très détestée en son temps car mariée au producteur David O.Selznik (prétexte fallacieux et idiot), est d' une retenue proche de Gene Tierney. Montgomery Clift est, comme d' habitude, d' une intensité à fleur de peau qui ne sera jamais égalée. Dialogue de Truman Capote.

L' image en noir et blanc, signé Aldo Graziati, format 4/3 est de très bonne qualité. Version anglaise sous-titrée française uniquement.

Gare Terminus 1.pngGare Terminus 2.pngGare Terminus 3.pngGare Terminus 4.png

16:46 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

JOHN LEE HOOKER : DON'T TURN ME FROM YOUR DOOR.

51N6B9GTF1L__SL500_AA240_.jpgAnarchique. Âpre. Pas facile à l' oreille. Le blues de John Lee Hooker fiche la trouille tellement il est près de l' os. La guitare tout juste accordée dont le son ressemble à une vielle gamelle avec des fils de fer en guise de cordes. Et cette voix qui vient d' outre-tombe.

Les blues de Jonh Lee Hooker ne respectent pas les douze mesures. Ils se déroulent souvent sur un seul accord. John Lee Hooker ne chante pas pour les autres. Il chante pour lui. De l'art à l' état brut.

Enregistré en une journée de 1953 à Cincinnatti. Sauf "You Lost A Good Man", "Don't Turn Me From Your Door", "Talk About Your Baby" et "Drifting Blues" le 05 octobre 1961 à Miami. Ces derniers titres sont un peu plus "apprivoisés". Seul "Drifting blues" n' est pas signé Hooker mais Moore-Brown-Williams.

16:22 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blues, musique

ALAIN RESNAIS : L' année dernière à Marienbad

51u13-yyw-L__SL500_AA240_.jpgL' avis des grands cinéastes sur ce film.

Orson Welles aux "Cahiers du cinéma" en avril 1965 : Je sais que le film vous a plu ; pas à moi. J' ai tenu jusqu' à la quatrième bobine et après je suis parti en courant. Cela me rappelait trop "Vogue Magazine". (Magazine de mode américain bien connu).

Delmer Daves en septembre 1962, extrait du livre "Amis américains" de Bertrand Tavernier. Un passage : Le public devra lui-même faire tout le travail d' analyse et de synthèse, juste ou faux, chacun selon sa propre intelligence, sa propre sensibilité. On aboutira finalement à un résultat qui pourra être comparé au fameux tableau "Blanc sur blanc" qui se trouve au musée d' Art moderne : un carré blanc sur un autre carré blanc. (Le tableau est de Malevitch (1878-1935), peintre russe, fondateur du Suprématisme, initiateur de la non-figuration. Encyclopédie Bordas).

Effectivement si nous rassemblons les deux avis et que nous en faisons la somme : mode + non-figuration = le vide. La vérité nous éclate au visage ! ! ! Tous les films de Resnais méritent cinq étoiles. Ils nous prouvent que l' intellectualisme au cinéma mène aux écrans blancs et à la course à pied. Courage fuyons ! ! ! L' écrivain-scénariste Robbe-Grillet et Resnais venaient d' inventer l' antipopulisme primaire. On doit préciser que c' était en réaction contre les films paternalistes de Gabin ou Fresnais.