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22/11/2009

FRANÇOIS TRUFFAUT : TIREZ SUR LE PIANISTE.

51DZQfFSiUL__SL500_AA240_.jpgLE THÉORICIEN SE PLANTE.

L' une des théories les plus représentatives de Truffaut était : On ne fait pas un film avec une idée mais avec des idées. Ce qui n' est pas faux.

Pour ce film, les idées sont : Le choix de David Goodis, un auteur de roman noir particulièrement casse gueule à adapter au cinéma; les chansons comiquement sous-titrées du génial Boby Lapointe; la scène où il explique comment l' on montre la nudité au cinéma et pour notre grand plaisir les seins de Michèle Mercier; le choix de Charles Aznavour en totale adéquation avec l' univers goodisien.

Malheureusement, l' intrigue est traitée par dessus la jambe, donc irracontable, le comble du film noir, contrairement aux meilleures adaptations de Goodis par Delmer Daves avec "Les passagers de la nuit" (1947) et Jacques Tourneur avec "Nightfall" (1957). Ses idées ne sont pas reliées entre elles et peuvent être vues séparément sans que cela gêne la vision du film (?). Bref, on aurait préféré des courts métrages.

Cinq étoiles pour le courage, même si ici il est vain, comme dans beaucoup de films de Truffaut...

16:38 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film noir

18/11/2009

THEATRE OF TRAGEDY : Forever is The World

51T2AEonpGL__SL500_AA240_.jpgPRÉCIEUX COMME LE PLAISIR.

Theatre of Tragedy nous offre un album qui recèle un trésor que l' on croyait perdu : la mélodie. Surtout axé sur des rythmes lents et moyens, c' est quand même leur habitude, des chansons comme "Hide and Seek", "Revolution", "Astray", "Frozen", "Illusions" ou "Forever is The World" sont d' une beauté rare et d' une mélancolie pleine d' apesanteur.

La subtilité instrumentale générale, en particulier le batteur Hein Frode Hansen, renforcée par la voix sensible et non maniérée de Nell Sigland vont à l' encontre des préjugés qu' à le public lambda contre le Métal. Seule réserve, le peu de présence de la "voix récitante" de Raymond I.Rohonyi.

En tout cas l' album "Forever is The World" est plus profond et attachant que leur précédent CD "Storm".

17/11/2009

JOSEF VON STERNBERG : De Vienne à Shanghai

51HP90FB0BL__SL500_AA240_.jpgJosef Von Sternberg, le Von fut ajouté au dernier moment par un directeur de studio sur un générique de film, cela faisait chouette d' avoir un Von dans son écurie, Josef Von Sternberg, donc, obsédé par cette espèce qui s' appelle : LES ACTEURS.

Quarantes pages de haine sur Emil Jannings à propos de "L' ange bleu" (1930). Une autre quarantaine de pages du même acabit, en plus vache, sur Charles Laughton pour le tournage avorté de "I Claudius" (1937) en Angleterre. Pas loin de la centaine pour Marlène Dietrich et là le pire, on ne sait pas s' il l'aime ou pas. Dans certains passages, il ne la cite pas, il faut le deviner. Sans oublier des piques qui ressemblent à des lances sur Lionel Atwill, Gary Cooper et des stars du muet dont on a oublié les noms. Même Lubitsch, son directeur de production à la Paramount, se fait embrocher. De toute manière pour Sternberg, les acteurs sont des idiots, ils devraient exécuter les ordres du réalisateur-dictateur. Tous ces comédiens le lui ont bien rendu, le traitant de despote, de sadique et de nazi.

Mais on sent chez notre cher Josef, une vraie passion pour le cinéma, pas de l' amour : de la rage. Depuis qu' il était devenu aide-projectionniste et qu' il nettoyait le celluloïde et refaisait les trous sur les bords de la pellicule.

Les trente premières pages, il parle de son enfance et de son adolescence dans un milieu plus que modeste, un peu de son père, pratiquement pas de sa mère et de ses frères et sœurs. Sa raison de vivre, c' est le cinéma. Josef Von Sternberg EST cinéma.

09:24 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, autobiographie