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28/01/2010

STANLEY KUBRICK par PAUL DUNCAN (Tashen)

51JFd4qI0ZL._SL500_AA300_.jpgVous estimez que Le baiser du tueur (1955) est le seul film optimiste de Kubrick. Que L' ultime razzia (1956) est un film de gangsters comme on ne sait plus en faire. Que Les sentiers de la gloire (1957) est un chef d' œuvre, mais depuis que vous avez vu Les hommes contre (1970) de Francesco Rosi, vous considérez la vision de Kubrick bien naïve. Que Spartacus (1960) est une œuvre de Kirk Douglas où Kubrick n' a été qu' un exécutant. Vous pensez que Lolita (1962) est un sujet pour pervers pépère. Que vous n' avez aucun avis sur Docteur Folamour (1964), mais par contre, 2001 : l' odyssée de l' espace (1968) subjugue par ses images même si vous ne comprenez absolument rien à ce que Kubrick veut dire. Que Orange mécanique (1971) est aussi vide et caricatural qu' une future tarantinnade. Vous adorez Barry Lyndon (1975) juste pour les apparitions de Marisa Berenson. Vous avez, de nouveau, aucun avis sur Shining (1979), à part de se demander : Pourquoi ? Que Full Metal Jacket (1987) vient trop tard. Que le prétexte de Eyes Wide Shut (1999) est tellement mince, que ce n' est pas la brillance d' une mise en scène qui fait un film. Et bien peut-être que ce livre d' une centaine de pages, richement illustré de photos, vous fera changer d' opinion.

Paul Duncan a écrit un texte bref, mais très intéressant et argumenté, qui nous montre un Kubrick attachant et pas comme un génie inaccessible. On y trouve aussi des citations du cinéaste, dont celle-ci à méditer : «Quand un film a de la substance ou de la subtilité, on ne peut jamais en parler de manière complète. C' est souvent à côté de la plaque et forcément simpliste. LA VÉRITÉ A TROP DE FACETTES POUR SE RÉSUMER EN CINQ LIGNES. Généralement, si le travail est bon, rien de ce qu' on en dit n' est pertinent».

D' après ses fanatiques, si on n' est pas en adoration devant l' œuvre de Kubrick, on est aveugle. On peut changer ses avis, même si votre préférence va aux borgnes : John Ford, Fritz Lang, Raoul Walsh et André de Toth.

18:05 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

27/01/2010

JOHN WAYNE : LA CARAVANE DE FEU.

5180077CNYL__SL500_AA240_.jpgLE DUKE ET LE FILS DU CHIFFONNIER.

Avant sa série de films sclérosés, "Big Jack" (1970), "Les cordes de la potence" (1973), "Mc Q" (1973) ou "Rooster Coburn" (1975), John Wayne est apparu dans des films obsolètes. "La caravane de feu" (1967) réalisé par Burt Kennedy en est une représentation.

C' est aussi l' époque où pour faire du chiffre, au lieu de rechercher des scénarios vraiment originaux, on associe le Duke avec des stars hollywoodiennes avec lesquelles il a peu ou pas tourné. Kirk Douglas se prête donc au jeu pour ce western juste divertissant et que l' on peut regarder par nostalgie. Ils ont été partenaires auparavant dans "Première victoire" (1965) pour un Otto Preminger sur la pente descendante et dans "L' ombre d' un géant" (1966) de Melville Shavelson. Pas indispensable donc, sauf pour les fanatiques du Duke. J' en suis.

P.S. Il y a des pages amusantes sur le tournage du film et le comportement de John Wayne dans l' autobiographie de Kirk Douglas : Le fils du chiffonnier.

09:36 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : western, cinéma

24/01/2010

JULIEN DUVIVIER : LA BANDERA

41C4GWBQC6L__SL500_AA240_.jpgPremier film important dans la mythologie de Jean Gabin. "La bandera" (1935) s' inscrit aussi dans la mythologie des films sur la légion comme "Morocco" (1930) ou "Le grand jeu" (1933). Cette histoire, tirée d' un roman de Mac Orlan, est un merveilleux support pour l' acteur qui incarne un de ses rôles récurrents d' avant-guerre, celui d' un meurtrier.

Après un homicide donc, Jean Gabin se réfugie à Barcelone. Après quelques péripéties, où on reconnaît furtivement Viviane Romance, il s' engage pour se remplir le ventre dans la légion espagnole. Il y rencontre le titi parisien Aimos et le visage illuminé et stupéfiant de Robert Le Vigan, qui est en fait un policier attiré par la prime promise par la famille de la victime. Son capitaine, dur mais juste, est l' excellent Pierre Renoir. Gabin croise aussi Annabella qui incarne la danseuse Aïcha la Slaoui. Un tel patronyme ne s' invente pas ! Il a dû exister !

Ce qui frappe dans ce film, c' est la mobilité et le dynamisme de la mise en scène de Duvivier. Dans les rues de Barcelone. Dans l' affrontement verbal avec le propriétaire de la chambre minable qu' il doit quitter. Dans cette bagarre générale entre légionnaires où la caméra est portée à l' épaule. Dans l' espace fermé de la casemate à la fin du film. Duvivier était un inventeur formel de premier ordre. C' est certainement pour cela que toutes ses œuvres étaient diffusées aux États unis.

Le film est très bien restauré. Le DVD a des sous-titres pour malentendants, un format de 4/3. Il est en noir et blanc et d' une durée d' environ 97 mn. Bonus : Un documentaire sur la légion (environ 15 mn). La bande annonce d' époque. Un superbe livret avec des notes et photos sur les acteurs principaux, le réalisateur et le contexte du film.

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19:10 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : drame, cinéma