Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/02/2010

URIAH HEEP : FIREFLY.

41aHIGEnvBL__SL500_AA240_.jpgUriah Heep est entre deux courants des années 70. Cet engeance de "rock progressif" et le satané "hard rock". Deux genres très décriés par la critique rock spécialisée (?). Pourtant du "rock progressif", Uriah Heep n' en a pas les principaux défauts : Morceaux de musique interminables et musiciens virtuoses démonstratifs. Du "hard rock", il n' en a pas les principales qualités : Énergie simple et directe et riffs rentre-dedans.

En ce qui concerne le style Uriah Heep, et plus particulièrement cet album, leurs meilleures chansons sont plutôt un tempo moyen tel que "The Hanging Tree" ou des ballades comme "Wise Man" et le beau "Rollin on". Les titres rocks comme "Who Needs Me" et "Do you Know" sont des pastiches sympathiques sans plus. Le complexe "Been Away Too Long" passe un peu mal l' épreuve du temps de ce disque très typé seventies. Par contre, "Firefly" avec ses changements de rythmes et ses chœurs très "Crosby, Stills and Nash" est intéressant.

John Lawton remplace à partir de cet album David Byron. Si il est un chanteur plus agressif, il ne possède néanmoins pas l' aisance et le lyrisme de son prédécesseur. Il force souvent sa voix quand elle arrive dans les aigus. Il sera beaucoup mieux sur "Fallen Angel", le troisième, dernier et meilleur disque qu' il fera avec Uriah Heep.

13:32 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : uriah heep, firefly

10/02/2010

ROBERT MITCHUM par FRANÇOIS GUÉRIF

51QV1H3YNZL._SL500_AA300_.jpgCe sacré fainéant de Robert Mitchum, qui s' est toujours plaint des rôles que lui donnaient Hollywood, a dû prendre une sacrée claque quant il a vu où Clint Eastwood, qu' il admirait, a mené sa carrière en la prenant tout simplement en main et sur une grande durée. La devise de Clint Eastwood : « Ma théorie était que je pouvais bousiller ma carrière aussi bien que quelqu'un d' autre le ferait pour moi. Alors, pourquoi ne pas essayer ? ». La devise de Robert Mitchum : « J' aime pas être acteur, c' est un métier déshonorant pour un homme ». Il faut y comprendre : C' est un métier pour une femme.

Bien sûr, Mitchum a eu sa maison de production, la DRM. Pour quelques films, "Thunder Road" (1958) et "L' aventurier du Rio Grande" (1959) par exemple. Mais certainement sur l' impulsion de sa femme. Le D de DRM, c' est pour Dorothy. Dorothy Mitchum considérée par beaucoup comme la femme la plus intelligente d' Hollywood. Car fallait être intelligente pour supporter un énergumène pareil. Ces bons mots, tous recensés dans ce livre, démontre plutôt un manque de confiance en soi, un écran de fumée. C' est bien de raconter des histoires pour faire marrer le monde, mais à condition que la moitié de la filmographie du phénomène ne se contente pas juste d' aller chercher le chèque, et de se plaindre par dessus le marché. Lancaster et Douglas ont eux aussi monté leur maison de production, mais ils se bornaient à n' être qu' acteurs (et dictateurs)*. Mitchum avait un talent d' auteur. Il écrivit des pièces en un acte pour enfants, une bonne moitié des scènes avec Nicholas Ray de "The Lusty Men" (1952), l' histoire originale de "Thunder Road", la moitié du scénario de "L' aventurier du Rio Grande"... Pourquoi ne pas avoir continué ? La question est quasiment sans réponse, et l' attitude rebelle n' excuse pas tout. Il faut dire que dans l' attitude rebelle, Brando, Dean ou Mc Queen sont des rigolos par rapport à lui.

Le livre de François Guérif raconte la vie de notre cher Robert d' une manière simple et fluide qui est très agréable à lire. Ce n' est pas le meilleur exercice de Guérif, la biographie. On peut préférer ses études sur "Le film noir amérain" et "Le film policier français" qui ont amenées beaucoup de vocations cinéphiliques. Question biographie, celle sur Clint Eastwood est la meilleure.

*Kirk Douglas et Burt Lancaster furent réalisateurs , mais dans leur carrière ce fut très anecdotique.

23:34 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

MISSISSIPPI JOHN HURT : CANDY MAN BLUES The Complete 1928 sessions

41YV3G5VEGL__SL500_AA240_.jpgDès "Frankie", ce style de guitare acoustique alliant rythme et mélodie nous titille l' oreille. Sa voix nous chante des airs que l' on retient à la première écoute tel que "Louis Collins", "Nobody' s Dirty Business", "Praying On The Old Camp Ground" ou "Blessed By Thy Name". Une douceur mélancolique comme "Big Leg Blues" finit de nous conquérir pour toujours.

Ces treize chansons enregistrées en trois séances en 1928, les deux premières le 14 février, les quatre suivantes le 21 décembre et les sept dernières le 28 décembre, ne sont en aucun cas archaïques. La qualité de son est d' ailleurs assez remarquable vu l' époque, à part un grésillement sur "Blue Harvest Blues".

Achat obligatoire pour ceux qui aiment le talent voire le génie.

12:36 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blues, musique