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07/03/2010

LEON RUSSELL : RETROSPECTIVE.

31elUwX-3nL__SL500_AA240_.jpgC' est vrai, Leon Russell possède une voix de canard, qui peut en rebuter plus d' un. Une voix à fuir. Mais une chose est sûre, il sait écrire des chansons influencées par la country, le rythm'n'blues sans oublier le gospel. La plus connue étant évidemment "Delta Lady", c' est Rita Coolidge, popularisée par Joe Cocker, au temps où tous les deux avaient ce projet complètement déjanté de Mad Dogs & Englishmen. Le film du même nom est à voir. Il est sorti en DVD dans une excellente remasterisation. Les ballades "A Song for You", reprise par Donny Hathaway à Christina Aguilera (eh oui...), et "The Ballad of Mad Dogs and Englishmen" sont magnifiques de mélodies pures et claires. Le célèbre "Hummingbird", "Magic Mirror", "Tight Rope" son plus gros hit personnel... font de cette compilation, qui couvre la période de 1970 à 1975, une sorte de référence sur le talent de Leon Russell. Car ensuite, il fut surtout considéré comme un has-been, un loser, une crapule voire quelqu'un d' infréquentable. Une anedocte : il donna, paraît-il, du somnifère pour éléphant à Joe Cocker...

12:46 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : leon russell, musique

06/03/2010

ELVIS PRESLEY : FLAMING STAR (Les rôdeurs de la plaine)

517V2TB3Y7L__SL500_AA300_.jpgDon Siegel, qui eut quelques bons petits succès comme "Verdict" (1946), "Les révoltés de la cellule II" (1954), "L' invasion des profanateurs de sépultures" (1956) ou "Baby Face Nelson" (1957), mit en scène ce western en 1960. Le scénario est signé par Clair Huffaker d' après son roman, cosigné par Nunnaly Johnson qui a œuvré pour Ford ou King.

Si Siegel a réalisé un bon petit western précédemment interprété par Audie Murphy avec "Duel sans merci" (1952), il fallait bien un spécialiste du "noir polar" pour cette histoire jusqu'au boutiste de Clair Huffaker, écrivain très axé sur les problèmes d' affrontements ethniques, qui donnera aussi un autre très bon western : "Rio Conchos" (1964) de Gordon Douglas.

Le métis Pacer Burton, incarné par Elvis Presley, devra choisir son camp, entre les communautés blanche et Kiowa lorsqu' un conflit les opposera. La ligne dramatique et violente sera inéluctable. Elle est aussi logique, antimélodramatique et antiromantique que chez Fuller ou Aldrich. La fin du film est ouverte, belle et lyrique. Pas de rédemption à la Ford ou Daves. Pas de parabole biblique façon Henry King. Pas de rachat à la Anthony Mann. C' est le seul vrai bon film d' Elvis Presley, il y est remarquable. C' est également le meilleur western de Don Siegel.

Film en couleur de 1960. Format 16/9 cinémascope. Langue audio anglaise et française. Sous-titres français. Durée 88 mn.

Flaming star 1.pngFlaming star 2.png

02/03/2010

JAMES CLAVELL : LA VALLÉE PERDUE (The Last Valley).

511JKTJBZCL__SL500_AA240_.jpgCe film, se passant pendant la guerre de trente ans en Allemagne au dix-septième siècle, est l' une des plus grandes œuvres prônant l' athéisme.

Omar Sharif, dans le rôle de l' intellectuel Vogel, échoue, après une longue fuite, par hasard, dans cette vallée perdue, qui est intacte dans cette Allemagne à feu et à sang. Michael Caine, juste nommé Capitaine, et sa bande de soudards qui ne pensent qu' à piller, tuer et violer, arriveront, eux aussi, dans cet havre de paix. Vogel, après quelques tractations, convainc le Capitaine d' épargner le village et d' y rester en hiver, pour la nourriture (et pour les femmes), car les routes de cette vallée sont inaccessibles grâce à la chute des neiges.

Au-delà de la beauté des images signées John Wilcox, de l'excellente musique de John Barry (James Bond, Amicalement vôtre..), le film frappe par cette figure du prêtre, incarné par le génial Per Oscarsson, qui règne sur ses ouailles comme un chef de secte. Le chef du village, Nigel Davenport, prêt à tout compromis du moment qu' il peut sauver le village et surtout sa peau. Il cédera sa maîtresse, sorcière à ses heures, la très belle et énigmatique Florinda Bolkan, au Capitaine. L' enfant soldat...

Mais, c' est surtout par ses dialogues cinglants dit par le Capitaine, que le film prend toute sa signification : « Ne me parles pas de Dieu. On l' a tué à Magdebourg. On a anéanti la ville, charcuté les hommes, les femmes et les enfants, 20 000, 30 000 ». Plus loin : « Il n' y a pas de Dieu. C' est une légende ! ».

L' un des films les plus ambitieux des années 70.

DVD zone 1 et exclusivement zone 1. Langue audio anglaise. Sous-titres français.
Film en couleur d' une durée de 126 mn environ. Format cinémascope.

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