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02/05/2010

SYLVAIN JOUBERT : FÉLICIEN GREVÈCHE.

51huXROftOL._SL500_SS130_.jpgDernière grande création (1986) de Sylvain Joubert sur notre chère télévision française, qui va bientôt s' anémier et se gaver de séries policières à base de Roger Hanin, Véronique Genest ... sans oublier AB productions. On n' en regretterait le bon vieux temps de l' O.R.T.F. 

Écrit et interprété par Sylvain Joubert, ce feuilleton, se passant à la fin du 19ème siècle, perpétue sa pensée philosophique de croire en l' homme et de fustiger les institutions policières, judiciaires et religieuses. Même si le docteur Félicien Grevèche cultive des relations amicales avec le capitaine de gendarmerie (Pierre Santini), malgré que Grevèche soit recherché pour avoir blessé un policier (Claude Brosset) pendant la Commune de Paris, et avec le curé (Henri Virlogeux), alors que ce sacré Félicien est un fidèle client de la maison de passe de la ville voisine. Madame Anne-Isabelle de Sarans (Anne-Marie Besse) s' installe dans ce Haut-Languedoc au climat dur avec son frère apprenti-docteur (Franck Dubosc). Félicien Grevèche s' amourache de la belle, en dépit de son penchant pour la petite prostituée Augustine (Catherine Wilkening), mais aussi pour la fille du village quasi-autiste (Pauline Macia) qu' il a recueilli, et de son aversion, bien sûr, pour la haute-bourgeoisie. D' autres seconds rôles, Gérard Darrieu ou Jenny Clève ..., étoffent cette histoire captivante et profonde aux multiples pistes. 

Petit regret en ce qui concerne la réalisation de Michel Wyn, qui fournit le minimum syndical. Par contre, très belle musique de Raymond Alessandrini. 

8 épisodes en couleur de 52 mn dans une copie non-remasterisée, néanmoins très regardable.



Félicien Grevèche (1).pngFélicien Grevèche (2).pngFélicien Grevèche (3).pngFélicien Grevèche (4).pngFélicien Grevèche (5).png

22/04/2010

JOE DASSIN : L' INTÉGRALE en 10 CD.

41l6MlRpIAL._SL500_AA300_.jpgLe problème avec Joe, c' est que sa carrière se divise en deux parties ; plus un nouveau départ malheureusement stoppé par sa mort brutale le 20 août 1980. L' achat de cette intégrale est une bonne idée, car elle permet de faire un tri dans les chansons de Joe suivant ses goûts. Elle est en plus peu onéreuse. 

La période 65-73 est à préférer quand même. Les chansons pour enfants sont plus honnêtes et d' une bien meilleure qualité que celles d' Henri Salvador* par exemple. "Les Dalton", "La bande à Bonnot" et "L' équipe à Jojo" resteront, pour ceux qui étaient gosses à l' époque, dans leurs souvenirs. Les adaptations de chansons de langue anglaise tel que "Guantanamera" (Pete Seeger), "Excuse me Lady", "La Marie-Jeanne" (Bobbie Gentry), "L' Amérique" (J. Christie), "Cecilia" (Paul Simon) et "Salut les amoureux" (Arlo Guthrie) sont respectueuses des versions originales et n' ont pas pris une ride. Il ne faut pas oublier que Joe était un multi-instrumentiste de talent et possédait une grande culture de la musique populaire américaine : bluegrass, country, blues, folk... On lui reprochait son non-engagement politique, en regard du passé de son père Jules cinéaste qui fut une victime du maccarthysme. Il interpréta et co-écrivit "Le Portugais" (1970) sur la condition des travailleurs qui émigrent pour cause de pauvreté de leur pays d' origine. Thème éternel, il suffit de changer la nationalité. 

Pourquoi plongea t-il surtout à partir de 1975, de son plein gré d' ailleurs, il ne l' a pas nié, dans la variétoche guimauve ? Pourquoi deviendra t-il un pilier des émissions des Carpentier à la télé ? Pourquoi on lui flanqua à ses côtés, sans arrêt, Jean Manson ? Pourquoi ces terrifiantes chansons écrites pour son ami Carlos ? La seule explication plausible, Joe prenait la chanson pour un art mineur, juste fait pour divertir le plus grand nombre. Certainement une erreur. Il redressa la barre, et par l' occasion fini ces satanés costumes blancs, avec l' album Blue Country (1979), où on y trouve des adaptations de Jim Croce et Tony Joe White, qui n' eut pas le succès voulu. Un dernier 45 tours "The Guitar Don't Lie" (version anglaise de "Le marché aux puces") était d' une plus grande attention encore dans la direction musicale. Mais il nous quitta... 

*Henri Salvador a reconnu avoir interprété des chansons pour enfants, uniquement pour l' argent.

11:21 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : joe dassin, musique

18/04/2010

SCORPIONS : STING IN THE TAIL.

517O6H05r1L._SL500_AA300_.jpgBon, maintenant on en est sûr, car ils l' ont annoncé, c' est leur dernier album. Scorpions ne fera donc jamais de chef d' œuvre. Leurs meilleurs albums sont au mieux des demi-réussites (ou des demi-échecs). Bon d' accord, certains sont au trois-quart réussi : "Taken By Force" (1977), "Blackout" (1982) et "Love At First Sting" (1984).

Déjà, il faut virer, comme d' habitude, ces ballades simplistes aux mélodies faciles. "Lorelei" est variétochesque, avec une citation au début et à la fin, avec la petite mélodie au synthé, à "Send Me An Angel" (1991), et n' a rien à voir avec la superbe ballade éponyme de Theatre Of Tragedy sur "Aégis" (1998), qui eux savent en écrire des ballades. Et cela recommence avec "Sly", où, de nouveau, ils réadaptent les arpèges de "Send Me An Angel". "The Best Is Yet To Come" pourra certainement resservir pour une œuvre caritative quelconque. "The Good Die Young", avec son couplet nul façon Obispo mais au refrain réussi, ne peut pas faire une bonne chanson.

Les bons titres sont l' anthropophagique "Raised On Rock", qui ouvre l' album, avec une citation à "Rock You Like A Hurricane" (1984). "Sting In Tail" propose un Klaus Meine très inspiré. Bien aussi pour le tempo plombé de "Slave Me". "No Limit" est pas mal, sans plus. Les meilleures chansons du CD sont le hard énervé "Rock Zone" et le hard mélodique "Turn You On". "Spirit Of Rock" - la mélodie de ce titre a un côté irritant "poppy" - et "Let's Rock" sont moyennes et servent un peu de bouche-trou.

Cet album est tout de même beaucoup plus spontané que les précédents "Unbreakable" (2004) et "Humanity Hour 1" (2007) où le terrifiant Desmond Child est présent, grâce aussi à Mathias Jabs dont les chorus de guitare sont plus en roue libre, mais malheureusement pas assez.

Une question nous taraude tout de même. Le paquet de collaborateurs à la composition des chansons : Mikael Nord Andersson, Martin Hansen, Eric Bazillian, Christian Kolonovits, Anders Wiks et Fredrik Thomander. Tous ces talents - avec bien sûr Klaus Meine, Rudolf Schenker et une participation de Jabs - pour nous donner 5 ou 6 excellents titres... plus 2 ou 3 moyens... sur douze...

16:32 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : scorpions, musique