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18/07/2016

De l' accord de Munich au Pacte germano-soviétique du 23 août 1939 de Roger Maria publié aux Éditions L'Harmattan en 1995

livreÀ propos de l' auteur du livre, Roger Maria était inscrit au Parti communiste depuis 1948, à sa mort en 2007, le journal l'Humanité affirme qu' il fut SFIO, Roger Maria dans son introduction raconte qu' il fit partie du mouvement Nouvel Âge de George Valois dès sa dix-neuvième année donc en 1936. Nouvel Âge était d' obédience socialiste mais antiétatique. Comment passer d' une démarche libertaire à une propagande du centralisme étatique ? Roger Maria a été résistant, arrêté en même temps que Georges Valois par Klaus Barbie et tous deux déportés à Neuengamme ; Georges Valois est transféré à Bergen-Belsen et y décède le 18 février 1945.

Pour Roger Maria, le déclenchement de la seconde guerre mondiale est la faute de ces maudits Anglais (je les compisse depuis le punk et sa fille tarée la OÏ) et bien sûr de Chamberlain (Yes Sir !), les citations de Winston Churchill (Yes Sir !) aident à la démonstration. Pas que Chamberlain (Yes Sir !) était spécifiquement pacifiste, mais que ces maudits Anglais voulaient s' allier avec tonton Adolf pour mettre sur la gueule au petit père des peuples. Mais, le vérolé était pacifiste et voulait s' allier avec la France et l' Angleterre pour faire peur aux petits nazis. Ce qui amène à une réflexion toute personnelle : C' est sûr que le vérolé ne pouvait pas être au four et au moulin, éduquer tous ses petits contradicteurs dans les goulags avec le slogan Le travail, c' est la santé et en même temps foutre sur la gueule à tonton Adolf ; il voulait la paix. Il faut voir l' énumération des petits traités, sous-traités et pactes entre tous ces pays et ceux d' Europe centrale, Madonna n' y retrouverait pas sa première photo à poil et Katherine Kelly Lang d' Amour, gloire et beauté ne ferait plus de distinction entre ses maris, ses enfants et ses amants ; quel bordel ! Jusqu' au 14 août, le ch'ti pépère des peuples voulait qu' on laisse entrer l' Armée rouge par le couloir de Wilno et la Galicie jusqu' à la frontière germano-polonaise pour protéger les Polonais du moustachu ; encore une réflexion toute personnelle : Comme il avait si bien protégé de la famine les Ukrainiens entre 1931-1933 ? faut avoir confiance tout de même. Donc, étant donné que la France, l' Angleterre et la Pologne ne comprenaient pas que l' URSS les protégerait, le vérolé s' est dit pourquoi pas partager la Pologne avec tonton Adolf, ça éloignera le danger à l' Ouest ! D' autres petites choses dérangent, Roger Maria dit qu' il y avait des avancées sociales en URSS !? je ne savais que le NKVD, c' était les CCAS de l' époque, et, comme le remarquait une de mes copines : Le peuple de l'union soviétique est sorti du cauchemar du règne totalitaire pour connaître les rigueurs, les dangers et les injustices multiples de la dictature du parti unique (dixit Hannah Arendt). Roger Maria reconnaît que les purges dans l' Armée rouge à partir de 1936, c' est Staline, que le massacre de Katyń , c' est Staline, faut dire qu' il n' a pas le choix.

Le problème, c' est qu' on ne sait pas si Roger Maria était stalinien-critique, ou, anti-stalinien comme l' était Raymonde Tillon-Nédelec, aussi communiste et ancienne résistante, qui vient de nous quitter.


17:39 Publié dans Blog, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre

16/07/2016

Alain Souchon : Arlette (1993).

chanson française,musiqueAlain Souchon fait des erreurs, écrire des chansons sur des gens qui ne sont pas morts : Paul-Loup Sulitzer, Claudia Schiffer et donc Arlette. Pour la musique, Laurent Voulzy ne s' est pas foulé, les paroles de la Souche sont très évanescentes. On peut largement s' en passer. Poulailler's song, c' est d' un autre niveau, surtout quand il fait parler les cons : La djelabba, c' est pas ce qui faut sous nos climats. Arlette Laguiller, j' ai rien contre elle, rien pour non plus. Lorsqu' elle se sert du fameux travailleurs, travailleuses pour une employée de banque qui ne risque pas de prendre des coups d' arc de soudure dans les mirettes, des brûlures par chalumeau, un flexible d' oxygène dans la gueule parce qu' un abruti a mis de la graisse sur le mano, des bouts de ferrailles et de béton sur la tronche, de traverser une toiture ou de se casser la gueule d' une échelle, par contre, je risquerais de mordre. Mais pendant les élections présidentielles de 2002, elle a prouvé qu' elle est vraiment une communiste radicale : Jacques ou Jean-Marie, c' est la même chose, droite ou extrême droite, du pareil au même ; pour elle, c' est la praxis ou rien. D' où Souchon qui la répudie. Parce que les communistes cégétisés dans les années 80, au moment du démantèlement de la sidérurgie et des mines, qui viraient nationalistes du jour au lendemain...


14/07/2016

LES INCONNUS DANS LA VILLE (1955) de Richard Fleischer avec Victor Mature, Richard Egan, Stephen McNally et Virginia Leith. DVD paru en 2013.

61lKCmn1mIL._SL1000_.jpgÀ l' encan*,

Dès l' introduction avec le lettrage en rouge-orange de Violent Saturday, on sait que la photo de Charles G. Clarke va être primordiale pour la réussite du film ; un petit pincement au cœur à l' apparition du nom de Sylvia Sidney en troisième page de générique comme si elle n' avait été de toute sa carrière qu' une actrice de complément. Elle fut une Star dans les films de Mamoulian, Hattaway, Wyler et surtout Lang ; Léo Malet lui dédia un poème (je suis à sa recherche).

L' arrivée de trois braqueurs professionnels - Stephen McNally en représentant et chef de gang minutieux, J. Caroll Naish qui a toujours des bonbons dans ses poches et Lee Marvin qui adore écraser la main d' un gosse - dans cette petite ville minière va rencontrer puis bouleverser le destin de certains habitants de la ville. Sylvia Sidney pique un sac à main, Margaret Hayes a des amants (des passe-temps) dont Brad Dexter, Richard Egan son mari noie son désespoir dans l' alcool, Tommy Noonan est un timide voyeur, Virginia Leith est une infirmière mais une femme à la redresse* qui remet à sa place la femme volage, Victor Mature n' a pas fait la guerre et n' est pas un héro pour son fils ; que des gens ordinaires avec leurs défauts. Et puis il y a Ernest en Amish, rôle qu' il reprendra dans La ferme de la terreur (1981) où il y a aussi une fille qui fera plus tard de sanglants dégâts avec un pic à glace. Le scénario de Sydney Boehm (qui a lu le roman de William L. Heath ?) allie à merveille deux genres populaires : le mélodrame et le polar, et, tout ça en moins de 90 minutes. La précision de Richard Fleischer dans l' exécution du braquage et le règlement de compte dans la ferme Amish devrait plaire aux kubrickiens, mais Fleischer est au service du film pas de son égo. D' autres vont brandir le hochet* François Truffaut : travail de professionnel ou yes-man de Darryl Zanuck.

La très belle Virginia Leith, rien que de la voir marcher, fait partie de ces bonnes actrices qui n' ont pas eu trop de chance dans leur carrière, encore moins que May Britt. Révélée, si l' on peut dire, par Kubrick dans Fear and Desire (1953), le film que le maître ne voulait pas montrer mais sa famille en a décidé autrement. Elle aura un autre rôle très intéressant dans Baiser mortel (1956) où elle joue la sœur de Joanne-Paul Woodward-Newman ; espérons que le film soit remasterisé car la photo de Lucien Ballard y est spectaculaire. Robert Wagner y trouve le rôle de sa vie.

Victor Mature a toujours été la cible de critiques vachardes surtout pour son sourire. Groucho Marx avait cette réplique pour ceux qui se dépoitraillaient dans les péplums : Les films dans lesquels le buste de l' acteur principal est plus important que celui de l' actrice ne m' intéressent pas. Mais, notre cher Victor avait lui aussi beaucoup d' humour. Se présentant devant un club privé interdisant l'entrée aux acteurs, il dit au portier qui l' avait reconnu : Mais cela fait une trentaine de films que je prouve que je ne suis pas un acteur ! Preuve aussi qu' il ne se prenait pas au sérieux et joli pied de nez à ses détracteurs.

*Ces expressions sont souvent employées par Philippe Garnier à qui il faut rendre hommage (il doit détester ça), car c' est lui qui fit un article à la fin des années 70 dans Rock & Folk sur la série B où il parlait de ce film et d' Un homme est passé (1955) de John Sturges et d' À bout portant (1964) de Don Siegel d' après mes souvenirs ; là, il mettait son talent au service de talents. Ces films passaient assez souvent à la télé dans les années 60/70, surtout en Lorraine, ben oui, nous 'étions vernis', on captait Télé-Luxembourg avec les films italiens, les Randolph Scott, Grant Williams qui devenait tout petit...

Film dvd en couleur d' une durée de 87 minutes.
Format cinémascope respecté. Diffusion pour écran 16/9.
Version audio anglaise et française. Sous-titres français.
Très bonne copie.

BONUS :
- Richard Fleischer, maître-conteur avec William Friedkin d' une durée de 21 minutes.
- Mélodrame policier de Nicolas Saada d' une durée de 27 minutes.









15:22 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film