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13/08/2010

KHOMA : THE SECOND WAVE

517b9ktsz6L._SL500_AA300_.jpg Une batterie aux rythmes tribaux et souterrains dotée d' accélérations brusques, doublée à une basse lourde de sens, ainsi qu' une guitare aux notes rares et hiératiques, avec l' aide parfois d' un violon ou d' un piano, permettent à une voix haute et claire de chanter des mélodies amères... 11 titres cafardeux pour ceux qui aiment. Le nouvel album est sorti : "Final Storm". Il était temps car "The Second Wave" date de 2006.

12:50 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, métal

08/08/2010

HOT TUNA : DOUBLE DOSE

61ts1k372tL._SL500_AA300_.jpgAchevant la carrière de Hot Tuna en 1978, du moins la mettant entre parenthèses, par ce "Double Dose" en public, Jorma Kaukonen et Jack Cassady ont fait appel à Felix Pappalardi, producteur historique de Cream et compagnon de route de Leslie West avec Mountain. Ce fut d' ailleurs le dernier travail important de Felix Pappalardi tué par arme à feu le 17 avril 1983 par sa femme Gail, accidentellement selon elle.

Le CD commence par trois titres acoustiques avec Jorma Kaukonen seul à la guitare, à retenir surtout la reprise de "Keep Your Lamps Trimmed and Burning" de son héros le bluesman Reverend Gary Davis et l' instrumental "Embryonic Journey" du temps où il faisait parti avec Jack Cassady du Jefferson Airplane. Il manque le quatrième titre "Killing Time in The Crystal City"* qui clôturait la face A du double vinyl original, on peut le retrouver sur "Keep on Truckin: The Very Best of Hot Tuna", très bonne compilation pour découvrir les différentes périodes du groupe. Pour la partie électrique, elle se déroule entre une version de "Genesis" de l' album solo acoustique de Jorma Kaukonen "Quah" (son chef d'œuvre) paru en 1974 et des versions survitaminées de "I Wish You Would", de "Talking 'bout You" (Chuck Berry), de "I Can't Be Satisfied" (Muddy Waters) et de "Bowlegged Woman, Knock Kneed Man". L' accent est surtout mis sur l' album précédent "Hoppkorv" (1976) avec six titres. Deux titres de "America's Choice" (1975) : "Funky #7" qui mérite bien son nom et "Serpent of Dreams". Une seule chanson de "Yellow Fever" (1975") : la très belle "Sunrise Dance With The Devil". Une seule aussi de "The Phophorescent Rat" (1974) : "I See The Light" (et nous aussi). Aucune de "Burgers" (1972), pourtant l' un des jalons de Hot Tuna, dommage pour "Water Song"...

Si Jack Cassady est et restera l' un des plus grands bassistes du monde, on n' insistera jamais assez sur les grandes qualités de mélodiste de Jorma Kaukonen, autant dans ses compositions que dans ses solis de guitare et sa voix que l' on dit nasillarde mais qui se révèle très douce et non-agressive. Très bonne prestation du batteur Bob Steeler, par contre le claviériste Nick Buck est un peu trop discret. Certaines rumeurs disent que des pistes auraient été refaites en studio...

*Le titre n' a pu être mis par manque de place.

14:58 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blues-rock, musique

01/08/2010

ARTHUR RIMBAUD, L' HOMME AUX SEMELLES DE VENT.

5177r4SxdrL._SL500_AA300_.jpgEn 1880 au Yémen, un homme (Laurent Malet) s' écroule inanimé dans une rue grouillante de la ville d' Aden. Le négociant français Bardey (Jacques Bonnaffé) lui porte secours. Bardey emploie cet homme, dont le nom est Arthur Rimbaud - le poète n' est connu à l' époque en France que d' un cercle d' initiés -, et lui confie un peu plus tard la succursale de Harar en Éthiopie. En 1885, Rimbaud démissionne de son poste. Il s' associe avec le trafiquant d' armes Labatut (Thierry Frémont), mais celui-ci atteint de dysenterie rentre en France. Après bien des obstacles, il s' engage dans un voyage d' un an afin de livrer les armes au souverain Ménélik dans la province dangereuse du Choa située au cœur de l' Éthiopie... Bardey est de plus en plus intrigué par Rimbaud qui cache son passé et qui est obsédé par le besoin de faire fortune.

Cet ambitieux téléfilm tient toutes ses promesses par le tournage en décor naturel et le grand nombre de figurants. Il nous rappelle aussi des œuvres télévisuelles tel que "La cloche tibétaine" (1974) ou "L' homme de Suez" (1984), du moins celles qui ne veulent pas nous enfermer dans les commissariats de police, les salles de dissection ou les tribunaux. Il évite tous les pièges des fictions françaises surjouées. Cette représentation des douze dernières années de la vie du poète Arthur Rimbaud, qui arrêta d' écrire à l' âge de vingt ans pour mener une vie aventureuse qui se révéla plutôt hasardeuse, est très bien interprétée toute en intériorité par Laurent Malet ; c' est le rôle le plus marquant de sa carrière. Jacques Bonnaffé, dont le style est souvent outré, joue la retenue. Thierry Frémont, Samuel Labarthe, Florence Pernel dans le rôle de la femme de Bardey/Bonnaffé, Jean-Paul Farré en moine, Emmanuelle Riva incarnant la mère de Rimbaud sont au diapason. La mise en scène de Marc Rivière est aérée et devient hiératique dans les dernières séquences. Superbe musique, comme d' habitude, de Gabriel Yared.

Mais qu' il est dur pour nous de voir la souffrance physique autant que morale du génial poète...

Téléfilm en couleur d' une durée de 2 heures 35 mn. Date : 1995.
Format 4/3, le téléfilm a été tourné en 16/9 donc visionnable dans ce format également.
Copie non-remasterisée, mais très regardable.
Le son est en mono, ce qui ne permet pas une très bonne appréciation de la musique de Gabriel Yared.

L'homme aux semelles de vent 2.pngL'homme aux semelles de vent 5.pngL'homme aux semelles de vent 3.pngL'homme aux semelles de vent 7.pngL'homme aux semelles de vent 6.pngL'homme aux semelles de vent 4.pngL'homme aux semelles de vent 1.pngL'homme aux semelles de vent 8.png

13:20 Publié dans Blog, télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision