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09/09/2010

FRANK MARINO : THE POWER OF ROCK AND ROLL

51XBCDF8J5L._SL500_AA300_.jpgLE CHAÎNON MANQUANT.

Frank Marino fait parti des guitaristes de hard-rock des années 70, il est aussi chanteur. L' influence hendrixienne évidente pour certains ne l' est pas tant que ça, du moins l' inspiration. On est loin du blues-rock avec des penchants de "soul" de Robin Trower et encore plus des recherches mélodiques de Randy California, tous les deux sont d' excellents continuateurs de l' esprit hendrixien. D' ailleurs la chanson-titre de l' album "The Power Of Rock and Roll" fait penser au meilleur de Ted Nugent de l' époque et "Crazy Miss Daisy" aurait pu avoir sa place sur un album de la première période de Johnny Winter ; la voix de Frank Marino est proche de celle de l' albinos. Hormis ces deux vraies bonnes chansons et deux autres moyennes mais encore concises "Play My music" et "Stay With Me", le reste n' est que cavalcades de guitare ou démonstrations techniques, sur des bases simples où les solos sont tellement en avant que l' on a du mal à distinguer la guitare rythmique de son frère Vince, même le duo basse-batterie est en retrait. Frank Marino est en plus le producteur-arrangeur de l' album (1981), ceci expliquant peut-être cela ; c' est son huitième en studio. Ses capacités de descente et de montée de manche annoncent le phénomène des "shredders" qui va éclore dans les années 80 : Moore, Vai, Malmsteen, Friedman...

23:03 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, métal

04/09/2010

GEORGE PEPPARD / ROCK HUDSON : TOBROUK.

51MRoflfCcL._SL500_AA300_.jpgFace au film bavard, prétentieux et ennuyeux "Inglorious Basterds" (2009) de Tarantino, il est bon de redécouvrir un film autrement plus remuant comme ce "Tobrouk" (1967) de Arthur Hiller.

L' officier canadien Donald Graig (Rock Hudson) fait prisonnier par la France de Vichy embarque sur un navire dans le port d' Alger, un commando allemand le libère. Ce commando dirigé par le capitaine Kurt Bergman (George Peppard) se révèle être composé de Juifs allemands* faisant parti de l' armée anglaise. Arrivant dans un camp en plein désert, le colonel anglais John Harker (Nigel Green) expose leur mission à tous : détruire les réserves de carburant derrière les lignes ennemis à Tobrouk. Pour cela les Juifs revêtiront des uniformes nazis et les soldats anglais seront leurs prisonniers, afin de parcourir, grâce à ce subterfuge, les 1300 km en huit jours qui les séparent de leur but. Ce scénario original et astucieux a la singularité d' être écrit par Leo Gordon, acteur de second rôle américain apprécié notamment par Don Siegel, une vraie "gueule" de cinéma, que Claude Sautet emploiera face à Lino Ventura dans "L' arme à gauche" (1964).

Produit par Gene Corman quasiment dans le même esprit que "Invasion secrète" (1964) réalisé par son frère Roger Corman, "Tobrouk" bénéficie de plus de moyens financiers et de deux vedettes de l' époque : George Peppard alors en pleine ascension, ascension stoppée au début des seventies pour cause d' alcoolisme, et Rock Hudson dont on a oublié qu' il était la star numéro 1 au box-office avec les mélodrames flamboyants de Douglas Sirk à la fin des fifties et les comédies inertes mais aux succès énormes avec l' aseptisée Doris Day dans les sixties. Les traits de caractère des personnages tel que l' antisémitisme affiché du colonel anglais (les Juifs allemands le lui rendent bien), la revendication du capitaine juif pour un état israélien, le non-héroïsme revendiqué du major canadien étoffent le film de très bons dialogues. Certaines transparences, les découpages sortants d' une bande dessinée lorsque les navires font demi-tour... ces effets spéciaux peuvent prêter à sourire à l' ère des ordinateurs, mais il y a assez d' explosions réelles et d' action pour ne pas s' y attarder. Très bonne photographie où les taches rouges priment du vétéran Russell Harlan : la photo de "Rio Bravo" d' Howard Hawks (1959) c' est lui. La musique de Bronislaw Kaper reste en mémoire. Arthur Hiller, dont le film d' action n' est pas la spécialité ("Love Story" (1970)... eh oui ), aurait pu nous donner plus d' œuvre de cet acabit.

BONUS : Un bon documentaire consacré aux films sur la seconde guerre mondiale d' une durée de 50 minutes et en version originale anglaise avec sous-titres français.

*Bien sûr, cela fait penser à "Inglorious Basterds"...

DVD zone 2 en couleur. Film réalisé en 1966. Durée : 106 minutes.
Format 2:35. Compatible 16/9.
Version audio française et anglaise. Sous-titres français.
Bonne copie.

Tobrouk 1.pngTobrouk 2.pngTobrouk 3.pngTobrouk 4.pngTobrouk 5.pngTobrouk 6.png

15:45 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, guerre

03/09/2010

STATUS QUO : GOLD

51nzgy562dL._SL500_AA300_.jpgDU BOOGIE, DU BOOGIE ET DU BOOGIE.

C' est du solide, c' est du travail de pro, c' est du Status Quo ! Heureusement qu' ils étaient là dans les années 70 envahies par le pompeux rock progressif - Yes, ELP, Pink Floyd, Genesis... -, ou le krautrock froid et inhumain - des horreurs sonores (?) tel que Kraftwerk, Tangerine Dream, Klaus Schulze... -, parce qu' on se serait ennuyé dans le bistrot à côté du lycée. Status Quo y' en avait plein le juke-box avec de la variet' française bas de plafond (on ne citera pas les noms, certains sont encore vivants). Status Quo, c' est du boogie basique mais ça fait taper du pied automatiquement, c' est pas avec Kraftwerk que ça arriverait avec leurs interviews plombées de métaphysique à la noix ! "Caroline" (1973), "Down Down" (1974) premier gros hit en France, "Rain" (1976), "Rockin' All Over The World" (1977) reprise de John Fogerty, "Again and Again" (1978), "Whatever You Want" (1979), "What You're Proposing" (1980)... les hits pleuvaient. N' oublions pas une chanson pop comme "Living On An Island" (1979). Status Quo, c' est la preuve que l' on peut faire du rock populaire sans se fourvoyer. Rick Parfitt et Francis Rossi sont d' excellents chanteurs, ils hurlent jamais, ils sont toujours mélodiques et harmoniques. Francis Rossi manque peut-être de technique à la guitare, mais on s' en fout... pour cela on écoutait Rory Gallagher ou Johnny Winter, et pour la dinguerie Ted Nugent. Cette compilation de 41 titres est un très bon survol de leur carrière.

18:05 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blues-rock, musique