Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/10/2010

LE TRAÎTRE DU TEXAS (Horizons West) : ROBERT RYAN.

515t55YY8UL._SL500_AA300_.jpgCe chouette petit western de série B est surtout intéressant par l' interprétation hors pair de Robert Ryan. Il faut voir ce qui passe comme expressions multiples sur le visage de cet acteur qui n' a jamais cachetonné et qui s' honorait d' être comédien comme son alter ego Van Heflin. Par ce personnage complexe, ce modeste film à la mise en scène discrète de Budd Boetticher est un exemple qui prouve que le western en tant que « cinéma de genre » est bien plus profond que ses détracteurs le disent.

Point de départ de nombreux westerns, le retour à la vie civile d' hommes qui combattirent dans les rangs sudistes, l' intrigue est renforcée par les affrontements moraux de Dan Hammond (Robert Ryan) - dont l' ambition pour bâtir son empire est sans limite et il rêve aussi de posséder la belle femme (Julia Adams) d' un riche et vicieux propriétaire (Raymond Burr) - avec son frère Neil (Rock Hudson) et avec son père honnête et travailleur (John McIntire).

Si Rock Hudson est un peu en retrait comme quasiment tous les rôles qu' il eut au début de sa carrière, Raymond Burr a une largeur d' épaules toujours aussi impressionnante, John McIntire joue la figure paternelle avec conviction alors qu' il n' a que deux ans de moins par rapport à Robert Ryan ! Julia ou Julie Adams la Star des séries B de l' Universal porte une toilette différente dans chaque scène où elle apparaît, à l' époque on savait mettre les actrices en valeur même dans les petits budgets ! On peut y reconnaître aussi Dennis Weaver, le futur conducteur poursuivi par un gros camion dans "Duel" (1971) de Steven Spielberg. Bonne photo sans éclat et aux tons passés de Charles P.Boyle.

BONUS : Un entretien excellent, marrant et bourré d' anecdotes sur John Wayne, Randolph Scott, Harry Cohn, Robert Stack... entre Bertrand Tavernier et Budd Boetticher, malheureusement il ne dure que 22 minutes.

Film en couleur de 1952. Durée : 77 mn. Format : 4/3.
Version audio anglaise et française. Sous-titres français.
Bonne copie.

Le traitre du Texas 1.pngLe traitre du Texas 2.pngLe traitre du Texas 3.pngLe traitre du Texas 4.pngLe traitre du Texas 5.pngLe traitre du Texas 6.png

13:13 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, western

08/10/2010

AMOUR, GLOIRE ET BEAUTÉ : PAS SI INOFFENSIF QUE ÇA..

296199.jpg





















Ce soap-opéra est de plus en plus fascinant, bien entendu pas dans ses intrigues tirées par les cheveux où le matriarcat règne en maître, où ses dames ont des problèmes dans leurs grossesses plus ou moins désirées, où l' instinct maternel triomphe toujours (sans oublier Dieu), mais dans l' utilisation progressive de la chirurgie dite esthétique. Regarder les visages « customisés » de ses actrices (?!) provoquent une attraction morbide.

Le meilleur exemple est Hunter Tylo qui commença véritablement sa carrière (?!) dans cette série il y a une vingtaine d' années. Ce très beau visage, véritable double de celui de Gene Tierney, nous est réapparu après une courte éclipse, lissé et gonflé, avec la lèvre supérieure démesurée et aux pommettes trop réhaussées. Qui a osé faire cela ? Quel Docteur Frankenstein l' a dénaturé ? Ils étaient plusieurs ? Docteurs Colagène et Botox ? Maintenant quant elle sourit, on dirait un mérou. La (fausse?!) blonde Jennifer Gareis, autre adepte de cette chirurgie, doit consulter les mêmes praticiens et ressemble à Hunter Tylo. Lesli Kai adore ce genre de transformation aussi. Katherine Kelly Lang commence à jouer discrètement avec les piqûres. Quant aux prothèses mammaires, c' est devenu de la chirurgie courante...

Par contre, Susan Flannery accepte les outrages du temps... on peut admirer sa beauté dans « La tour infernale » (1974) où elle interprétait la secrétaire-amante de Robert (lifting) Wagner. L' égérie anglaise des années 70 Lesley-Ann Down à la cinquantaine rayonnante est très bien préservée, même si la belle brune est devenue blonde, mais qu' est ce qu' elles ont toutes à se teindre en blonde !

Les acteurs (?!) entretiennent leur bronzage, pour certains la barbe de trois jours. Les plus jeunes de ces messieurs exhibent leurs abdominaux au public féminin à tendance « cougar ».

13:40 Publié dans Blog, télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision

01/10/2010

MOTÖRHEAD : ANOTHER PERFECT DAY.

61tNtAAEyHL._SL500_AA300_.jpgC' est le dernier grand album (1983) de Motörhead. Inventeurs du speed métal, certains parlèrent de punk hard. Le dernier album qui repousse les limites. L' un des rares groupes de hard à ne pas faire de ballade à la noix où il y a toujours un accord « mineur » pour faire « joli ». Lemmy Kilmister et Phil « Philthy Animal » Taylor continuent ici d' être complémentaires. C' est la section rythmique royale de l' époque. La guitare sobre et efficace de « Fast » Eddie Clarke a fait place à celle acérée et incisive de Brian Robertson, dont le style se rapproche de Jimmy Page, et elle fait des merveilles. Les riffs de "Dancing On Your Grave", "Another Perfect Day" ou de "I Got Mine" sont inventifs et tendent vers l' harmonie. Les solis sont assez longs sans être ennuyeux et les coups de médiator de Brian Robertson agissent comme des petites piqûres sur notre cerveau. La chanson en introduction "Back at The Funny Farm" au rythme ultra-rapide n' a rien à envier à "Overkill". "Shine" était un single évident. "One track Mind" au tempo lent et âpre nous donne une vision de l' enfer. Un album que l' on taxe un peu hâtivement de « mélodique », mais qui est surtout plus technique par ces brisures et changements de rythme, et qui oblige à une écoute beaucoup plus attentive que les précédentes œuvres.

21:40 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, métal