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06/12/2010

ATLANTA RHYTHM SECTION : THE BEST OF.

41iz4wiTYUL._SL500_AA300_.jpgOn se dit : voilà un groupe qui m' est passé au-dessus de la tête pendant les seventies, il faut que je rattrape l' oubli avant que je meurs ! On me dit que c' est un groupe de "southern rock", du rock sudiste donc ! Un "Lynyrd Skynyrd" que je n' ai pas écouté ?! Bon, il faut se calmer... ce groupe est en fait un groupe euh... j' ose pas l' écrire des fois que les experts de Atlanta Rhythm Section me tombent sur la tronche... bah, c' est un groupe de rock FM seventies : les ballades "Dog Days", "All Night Rain", "Imaginary Lover" et "Do It or Die" sont d' ailleurs ce qu' on peut faire de mieux dans le genre. On serait plutôt du côté des Eagles avec les harmonies vocales de "Angel" par exemple ou au maximum de Little Feat ou des Doobie Brothers avec le très beau "Neon Nites".

La voix de Ronnie Hammond est agréable, un peu impersonnelle, mais n' a absolument rien de commun avec la gravelosité de Ronnie Van Zant, l' énergie de Rick Medlocke ou le machisme de Danny Joe Brown. Les deux guitaristes Barry Bailey et J.R. Cobb emploient souvent la technique "double-lead" et s' énervent un peu de temps en temps, ce ne sont pas des manchots ni des bourrins mais on n' est pas au niveau de Ed King. Le bassiste Paul Goddard est excellent. Le claviériste Dean Daughtry a la mauvaise idée d' employer quelquefois des synthétiseurs... mais il y a aussi des violons sur "Indingo Passion"... c' est vachement "southern rock" les violons... Bon, "Doraville" et "Jukin'" peuvent faire penser à du rock sudiste voire "Champagne Jam" ou "Georgia Rhythm"... par moments.

15:04 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pop-rock

01/12/2010

PRESTON STURGES ou le génie de l' Amérique par MARC CERISUELO.

394393930_L.jpgCe pauvre livre m' emplit d' un sentiment de colère que j' essaie de calmer...

19 € pour environ 120 pages de biographie et des analyses des films du génial Preston Sturges, c' est peu. Seize petites photos. Un riquiqui récapitulatif de toutes les œuvres du Maître de la comédie américaine des années 40... Mais ce petit livre onéreux comporte aussi un hors-sujet, ce n' est pas le seul, un petit règlement de compte de son auteur Marc Cerisuelo avec Jacques Lourcelles à propos de Herman Mankiewicz sur la notice de "Citizen Kane" (1941) dans « Dictionnaire du cinéma », où Lourcelles écorne le génie d' Orson Welles au profit du frère de Joseph L. Mankiewicz. Il s' en prend aussi au fils de Max Ophuls : le détestable Marcel Ophuls écrit-il... car Marc Cerisuelo a un côté anarchiste de droite, il voudrait être Henri Jeanson (l' homme qui aimait être haï) ou Blondin (il le cite au début du livre). Mais il est chercheur au CNRS (aïe...), est critique à Télérama (reaïe...) et à Positif (bof, repère de profs...)... il enseigne aussi les études cinématographiques aux Universités de Paris et commet des erreurs de débutant dont celle-ci : Joel McCrea et William Holden dans "Ride the High Country" (page 61). Confondre Randolph Scott et William Holden, ce n' est pas pardonnable de la part d' un professionnel.

Cinq étoiles pour l' arnaque de la maison d' édition PUF, maison d' édition à éviter sauf pour l' autobiographie de George Sanders : « Mémoires d' une fripouille ».

14:21 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

25/11/2010

JACQUES TOURNEUR OU LA MAGIE DE LA SUGGESTION de MICHAEL HENRY WILSON.

51KHGDZJTDL._SL500_AA300_.jpgLe cinéaste des non-dits avec la parabole sur la virginité féminine dans "La féline" (1942), du très beau western apaisant "Stars in My Crown" (1950) avec Dean Stockwell l' un des rares enfants qui fut un acteur supportable, le réalisateur de long plan fixe au sein d' un film de pirates dans "La flibustière des Antilles" (1951), des acrobaties élégantes et énergiques de Burt Lancaster et Nick Cravat dans "La flèche et le flambeau" (1950), de la scène mémorable du bain de Virginia Mayo dans un autre western "L' or et l' amour" (1956), de l' apparition subite d' une main sur une rampe d' escalier avec "Rendez-vous avec la peur" (1957)... on ne peut déceler chez Jacques Tourneur tous les secrets formels de ses films sur une seule vision, il faut sans cesse se les repasser, afin de mieux en découvrir les détails même si le destin de certains de ses personnages resteront des plus flous : Rhonda Fleming l' interprète de Meta dans "La griffe du passé" (1947) : « le film noir préféré de ceux qui n' aiment pas le film noir » dira à propos de ce chef d' œuvre Philippe Garnier dans son beau livre « Caractères ».

Patrick Brion, lors d' un cycle consacré à Jacques Tourneur en automne 1985, nous fit redécouvrir entre autres le western "Le passage du canyon" (1947) et le polar "Nightfall" (1957) mais aussi "Toto" l' un de ses premiers films français avec Albert Préjean et Renée Saint-Cyr (la maman de Georges Lautner), une comédie au rythme léger, rapide et au ton assez moderne, et un des meilleurs (si ce n' est le meilleur) épisodes de la série télé "La quatrième dimension" avec "Night Call" (1964).

Ce livre est rempli de superbes photos des films, mais aussi certaines prises pendant les séances de travail dont celle où Robert Mitchum écoute très attentivement les conseils de Jacques Tourneur, d' autres marrantes avec son ami Dana Andrews (le comédien dont Otto Preminger n' arrivait pas à se passer) ... un texte de Michael Henry Wilson très éclairant, moins fanatique que les notices des films de Jacques Lourcelles dans son « Dictionnaire du cinéma » et moins pragmatique que celui de Coursodon et Tavernier dans « 50 ans de cinéma américain », sur la manière de filmer du cinéaste, plein d' informations, de citations du metteur en scène dont celle-ci : « Moins on voit, plus on croit. Il ne faut jamais imposer sa vision au spectateur, plutôt l' infiltrer petit à petit. » Rassurez-vous Jacques Tourneur, vous y avez réussi.

11:32 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie