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14/02/2011

L' ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU (1964) de PIER PAOLO PASOLINI.

cinémaL' ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU... FAÇON COCO.

Le premier intérêt de L' évangile selon Saint Matthieu (1964) est ce style hiératique et un peu distancié de la mise en scène de Pier Paolo Pasolini. La photographie en noir et blanc de Tonino Delli Colli, habituel collaborateur du cinéaste-écrivain, jouant plutôt sur les tons gris est en adéquation avec la réalisation. L' emploi d' acteurs non-professionnels positionne le film du côté de Robert Bresson et pas du côté du néo-réalisme ; Pasolini n' a jamais été un exploitant du misébiralisme et n' a jamais flatté les larmes du public.

Le deuxième intérêt est la direction du scénario que Pasolini nous propose. C' est une thèse pertinente que le commun des mortels comprend aisément, car Pasolini ne se croit pas supérieur au spectateur. Il représente Jésus dans ses discours comme un militant communiste. Il faut être sourd et aveugle pour ne pas le remarquer. Les bonus présents sur ce DVD ne font que confirmer que l' on n' a pas eu la berlue.

Bonus :
1) Pasolini, un religieux sans foi par Hervé Joubert-Laurencin d' une durée de 10 mn.
2) Pasolini face à l' église, un entretien avec Virgilio Fantuzzi, prêtre jésuite et critique, d' une durée de 15 mn.
3) Un Christ à Cadaquès, un entretien avec Enrique Irazoqui, l' acteur amateur qui incarne Jésus dans le film de Pasolini, d' une durée de 23 mn.
4) Le film-annonce de 4 mn.

Film en noir et blanc de 1964. Format : 16/9. Durée : 2 heures 11 mn.
Version originale italienne sous-titrée française. Version audio française.
Très bonne copie.

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00:14 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

10/02/2011

JOHN WAYNE dans IWO JIMA (Sands of Iwo Jima) d' ALLAN DWAN.

film,guerreSi il y a un genre du cinéma dans lequel John Wayne n' a guère excellé, faute à des scénarios basiques voire idiots, c' est bien dans le film de guerre. Mettons à part, ceux réalisés par John Ford bien entendu... et ce Iwo Jima.

Iwo Jima (1949) - dont le gros défaut est la musique de Victor Young emphatique et patriotique, nous obligeant quasiment à nous boucher les oreilles -, même si il fait parti des films commémorant les victoires américaines, possède des scènes marquantes très réalistes. Le massacre de deux soldats américains dans une tranchée alors qu' ils n' ont plus de munitions, leur copain étant allé en chercher mais il s' est attardé pour boire un café. Un soldat blessé dans la nuit appelle : « Brancardier », John Wayne dit : « C' est peut-être un piège des Japs. Ils l' ont fait à Guadalcanal. », ensuite le soldat blessé crie : « Stryker », c' est le nom du personnage joué par le Duke qui ordonne de ne pas bouger. Les scènes de batailles faites de séquences reconstituées et d' archives sont bien agencées ; la photographie de Reggie Lanning est assez raccord, étant donné la technicité de l' époque.

Un moment tragique que l' on penserait écrit par Eric Maria Remarque : un jeune soldat marche parmi d' autres, il est abattu, dans sa poche un livre dont le titre est Nous avions le cœur jeune et joyeux...

La première demi-heure est conventionnelle. Elle représente les entraînements militaires avec humour godillot, ainsi que les sorties alcoolisées des troufions dont un, John Agar acteur exécrable mais bon quant il est dirigé par John Ford où ici Allan Dwan lequel est un réalisateur d' une synthèse remarquable, se marie avec la jolie Adele Mara. Le reste du film où la progression dramatique est de plus en plus violente nous prépare à la montée célèbre du Mont Suribachi. John Wayne, dont le rôle de dur de dur en prend un coup notamment dans ses rapports avec John Agar, a des plans fixes et silencieux sur son visage qui nous prouvent qu' il était un très bon acteur. Le mythe du John Wayne indestructible tombe aussi, mais pour cela il vous faut regarder ce film dont le final vous surprendra.

Film en noir et blanc de 1949. Format 4/3. Durée : 105 mn.
Version anglaise sous titrée française. Version audio française.
Bonne copie mais le niveau sonore n' est pas toujours égal.
Pas de bonus.

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21:13 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, guerre

06/02/2011

LE TEMPS DE LA COLÈRE (Between Heaven and Hell) de RICHARD FLEISCHER.

41Z7VAK8E5L._SL500_AA300_.jpgCe film de guerre est scénarisé par Harry Brown, écrivain et journaliste militaire pendant le second conflit mondial, d' après un roman de Francis Gwaltney, lui aussi ancien vétéran qui servit dans le pacifique où se passe l' action de cette œuvre. Il est réalisé par le précis Richard Fleischer, que les critiques traitaient de tâcheron voire de "yes-man", cinéaste professionnel servant avant tout son sujet.

« Le temps de la colère » nous présente la vie du soldat sur son théâtre d' opération ; son quotidien fait de courage, de peur, de fatigue et de souffrance. Les différents actes nous expliquent que l' on ne naît pas héros ou lâche, mais que l' on peut exécuter un acte de bravoure et être tétanisé par la peur ensuite ; cela est excellemment interprété par Robert Wagner. Buddy Ebsen est très bien aussi en soldat protecteur et compréhensif. Tout ce qui tourne autour de Broderick Crawford, dans le rôle d' un officier à l' esprit tordu et obsédé par les tireurs isolés, est très intriguant ; ses relations homosexuelles avec ses deux assistants-gardes du corps sont subtilement écrites et suggérées dans ce film tourné en 1956.

La (petite) partie se passant dans le sud des États-unis est la plus faible, surtout à cause de l' actrice Terry Moore, on se demande pourquoi elle est en deuxième position au générique tant son apparition est courte ; elle est d' une beauté quelconque et son jeu n' est guère brillant. Ce segment a tout de même le mérite de nous exposer comment est créée une garde nationale, situe les positions sociales des protagonistes et, plus tard, nous fera comprendre que l' armée peut casser les barrages sociaux ; si l' armée a une vertu, c' est celle-là. Mais ce barrage, l' ami de Robert Wagner, le Lieutenant joué par Tod Andrews, de la même riche classe sociale que lui, tient à le maintenir. Son beau-père, le Colonel incarné par Robert Keith, a un comportement humain mais très paternaliste envers ses hommes ; on le croirait sorti d' un film de John Ford.

Le propos qui conclue le film est universel et pourrait aisément être transposé dans n' importe quel conflit ; ces soldats ne veulent qu' une seule chose : après avoir accompli leur part de cette guerre, ils veulent rentrer chez eux... et certainement l' oublier.

La photographie en couleur de Leo Tover est plutôt neutre. Musique ronflante de Hugo Friedhofer qui dessert par moment le film.

Film en couleur de 1956. Format : 2:35 (cinémascope). Durée : 90 mn.
Version originale anglaise sous-titrée française. Version française.
Bonne copie.
Pas de bonus.

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13:38 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, guerre