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07/03/2011

JOSEPH LOSEY : THE BIG NIGHT (La grande nuit) de 1951. DVD.

big_night100.jpgDe la période américaine de Joseph Losey peu de films sont sortis en DVD Zone 2 en France, mis à part Le Garçon aux cheveux verts (1948) et ce film noir The Big Night (1951) qui est son dernier film américain avant qu' il se réfugie en Europe car poursuivi par la commission McCarthy.

Un adolescent pas très sûr de lui (John Barrymore Jr) assiste au tabassage de son père (Preston Foster) qu' il admire par un journaliste sportif (Howard St. John). Voulant le venger et savoir la raison de cette humiliation, il s' empare d' un revolver et part dans la nuit à la recherche de cet homme.

Ce film noir est avant tout une œuvre qui parle des rapports père-fils, de l' incommunicabilité, de la peur d' exprimer ses sentiments, on n' est pas loin du Nicholas Ray de La Fureur de vivre (1955), pas besoin d' être un cinéphile érudit pour s' en apercevoir. L' interprétation de John Barrymore Jr n' a pas le maniérisme de James Dean, on est plutôt du côté de Sal Mineo, ce qui vaut mieux. Cette grande nuit sera révélatrice de secrets familiaux. En tout cas un bon petit film, le budget n' a pas l' air d' être important, sobre et très bien défendu par ses acteurs.

La photographie de Hal Mohr est grisâtre à souhait. Les scénaristes mis sur la liste noire Ring Lardner Jr et Hugo Butler ont participé sans être crédités au film. On peut aussi noter la présence de Dorothy Comingore, l' actrice qui incarna la cantatrice-amante de Citizen Kane (1941) chez Welles ; elle fut aussi inquiétée par la commission McCarthy.

Film en noir et blanc de 1951. Durée : 72 mn. Format : 4/3.
Version originale anglaise avec ou sans sous-titres français.
Bonne copie, sans plus.
Pas de bonus.

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02/03/2011

EURYTHMICS : REVENGE

519PXe+W5yL._SL500_AA300_.jpgAnnie Lennox est certainement la plus belle, la plus fantasmatique, la plus talentueuse et la plus puissante des chanteuses de soul blanche qui n' ait jamais existée sur terre, du moins le temps de deux albums d' Eurythmics : le précédent Be Yourself Tonight et ce disque Revenge paru en 1986. En plus sur scène la belle pouvait tenir la dragée haute à la reine Tina Turner. Dave Stewart, qui a compris qu' il fallait laisser tomber les synthés et les boîtes à rythmes débiles type Kraftbeurk des albums antérieurs, empoigne une guitare sûrement influencé par le grand Prince de Minneapolis qui est devenu à juste titre le nouveau héros et Dieu de la six cordes. Dès l' introduction de Missionary Man, on sait que l' on aura affaire à un excellent disque. Les chansons adoptent toutes des rythmes différents. When Tomorrow Comes et Thorn in My Side devinrent des hits justifiés. La ballade The Miracle of Love risque de passer plus l' épreuve du temps que Purple Rain par exemple, et enterre les slows dégoulinants et faciles des groupes de Hair Metal. Malheureusement avec leurs albums suivants, Eurythmics retomba dans les expérimentations technoïdes hasardeuses...



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27/02/2011

JEWEL : SPIRIT

51yFWWcIzpL._SL500_AA300_.jpgJewel... comme ce prénom lui va bien... je ne possède d' elle que ce merveilleux album de 1998 rempli de mélodies douces-amères et d' émotivité toute féminine, du moins de ce que l' on espère d' une jeune femme ; je ne parle pas ici d' un petit gnome de chanteuse islandaise qui fait pipi sur la viande avant de la manger. Ce disque est un petit chef d' œuvre dans le genre au même titre que Solitude Standing (1987) de Suzanne Vega ou Shooting Rubberbands at the Stars (1988) d' Edie Brickell & The New Bohemians. Un mélange de musique folk raffinée et de mélopées pop subtiles qui nous donne les chansons captivantes Deep Water, Hands, Down So Long avec au début sa citation à Marilyn Monroe ou Jupiter ; des chansons qui sont accompagnées d' un piano éthéré, de guitares fines et aériennes et de légères accélérations de batterie. Jewel nous emmène dans son monde intimiste et mélancolique avec sa voix un peu timide et sensuelle. Elle réussit tout ce que nos jolies murmureuses françaises ratent.


23:41 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique