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10/07/2011

JULIE LONDON : SWING ME AN OLD SONG (1959). CD.

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Pour comprendre l' effet sensoriel de la voix de Julie London sur un homme, il suffit de regarder dans la série-western Rawhide l' épisode n° 1 de la saison 3 Incident at Rojo Canyon (1960), et voir la tête toute énamourée d' un juvénile Clint Eastwood lorsque Julie chante Perfect Love avec son second mari Bobby Troup l' accompagnant à l' harmonium. Clint Eastwood a la même expression que le moustachu sur la pochette de cet album.

Certains vont nous objecter que Julie a moins de technique que Lena Horne que je connaissais ou Nancy Wilson que je viens de découvrir, c' est juste, moins d' originalité que Peggy Lee, cela est juste aussi. Mais elle a une faculté rare, celle d' un érotisme naturel et presque désinvolte. Pas étonnant que cette désinvolture ait plu à Robert Mitchum qui l' eut comme partenaire dans le très beau western élégiaque The Wonderful Country (1959) de Robert Parrish. Quelques albums de Julie ne sont disponibles qu' en pressage japonais vinyl replica, celui-ci en fait parti. Le son y est magnifique. On a l' impression que Julie nous sussure à l' oreille. Ah ces Japonais !

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Premier titre Comin' Thro' The Rye de l' album Swing Me An Old Song. Excusez la qualité du son, étant donné que l' on entend des craquements, c' est celui d' un 33trs.

03/07/2011

TOUS LES CHEMINS MÈNENT À HOLLYWOOD : MICHAEL CURTIZ par RENÉ NOIZET.

cinéma,biographieUn livre sur Michael Curtiz, de son vrai patronyme Mihály Kertész (1886-1962), est toujours le bienvenu, surtout que les publications sur le hongrois ne fleurissent pas, étant donné le peu d' attention que la critique française d' après-guerre lui a accordé, le considérant au mieux comme un professionnel sans profondeur juste bon à mettre les exploits physiques d' Errol Flynn en images, ou au pire comme un commerçant à la botte des frères Warner qui le firent venir à Hollywood en 1926.

Sa première période, où il est sûr qu' il tourna le premier film hongrois, puis il deviendra le réalisateur de la firme d' un producteur autrichien le comte Sascha avec dans huit films en vedette la femme de Michael Curtiz la belle Lucy Doraine, est quasiment perdue ; il n' en subsiste malheureusement que quelques bandes. Quant à son enfance, adolescence et ses débuts professionnels, les renseignements sont aussi flous que ceux sur Ernst Lubitsch, même si René Noizet, auteur de l' ouvrage et membre de l' Association Française de Recherche sur l' Histoire du Cinéma, essaie de les éclaircir.

Donc sa période américaine de 1926 à 1961 est à décortiquer, car elle ne foisonne pas que de mélodrame, de whodunit, de films de gangster, de pirate, de cape et d' épée, d' épouvante, de comédie dramatique, de western ou du mythique Casablanca (1943). Il faut mettre en évidence la veine noire et pessimiste de Michael Curtiz, et insister sur ces chefs d' œuvre que sont Kid Galahad (1937), Le vaisseau fantôme (1941), Le roman de Mildred Pierce (1945), Flamingo Road (1949) et The Breaking Point (1950). Et en cela René Noizet nous a pondu un excellent livre sur Michael Curtiz, l' homme qui était capable de finir un film le vendredi et d' en recommencer un autre le lundi. Une capacité de travail énorme et une perfection formelle étonnante et innovante.

N.B. La quatrième de couverture nous dit que ce livre est le premier en français sur Michael Curtiz, c' est faux. Christian Viviani en a écrit un qui n' a pas été réédité depuis 1973. On peut s' en procurer d' occasion à un prix relativement abordable.

21:54 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, biographie

27/06/2011

LE FEU FOLLET DE LA RÉPUBLIQUE : PHILIBERT BESSON, DÉPUTÉ VISIONNAIRE ET MARTYR par Bruno Fuligni.

41QVEL047FL._SL500_AA300_.jpgOn a tout dit de Philibert Besson, qu' il était fou, c' est un peu vrai comme tous les visionnaires, qu' il était un anarchiste de gauche, c' est vrai, qu' il était un héros de la guerre 14-18, c' est également vrai, qu' il était un pacifiste et qu' il inventa pour cela la monnaie européenne l' Europa afin d' éviter ce satané deuxième conflit qu' il avait prédit, tout ceci est vrai... On peut retourner le cas Philibert Besson dans tous les sens, une chose est sûre, il ne peut pas laisser indifférent. Cet homme, qui sera rebelle à toute imbécillité autoritaire et qui le paiera de sa vie, est à honorer. Car Philibert Besson, c' est tout le monde, il appartient à tout le monde, du moins à ceux qui refusent tous les dogmes. Et c' est pour cela aussi que l' excellent historien Bruno Fuligni qui officie sur la chaîne de la TNT LCP/PS le fait parler à la première personne dans ce livre, car nous avons tous une part de révolte en nous, du moins ceux qui ne veulent pas se laisser mener par le bout du nez, et lui il l' a montrée cette révolte et ne pouvait la contenir. Philibert Besson croyait surtout en l' individualité, à la modernité, à l' ingénierie et en la fée électricité... ne dit-il pas quand il fut député que parmi ses confrères de l' Assemblée Nationale il y avait cent quarante-huit avocats pour vingt-cinq ingénieurs, quarante-cinq journalistes ou publicistes pour vingt ouvriers et mineurs.. cela doit-être pire actuellement. Visionnaire, il l' est toujours...
P.S. Je suis beaucoup plus réservé sur le côté "martyr" développé par Bruno Fuligni, Philibert Besson est allé jusqu' au bout de SES convictions avec courage et pas par goût du sacrifice.

livre,politique,autobiographie

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