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06/05/2011

SHAKIRA : ORAL FIXATION TOUR (2007). DVD.

51IORlPe+PL._SL500_AA300_.jpgShakira est plutôt d' un naturel sans sourires forcés, pas d' arrivisme forcené ou d' attitude trash contrairement à ses consœurs ou rivales. Sa prestation en 2003 lors de l' émission hommage MTV Icons consacré à Aerosmith, où elle interpréta Dude (Looks Like A Lady), me la rendait plus que sympathique, donc pourquoi pas acquérir un de ses DVD ? J' avoue que la musique de Shakira sans les images, j' ai un peu de mal, mais l' alliage des deux est très plaisant et ce concert donné à Miami le 8 décembre 2006 l' est énormément. Même si cela me gêne un peu quand la musique est trop tributaire de l' image.

Je m' attendais à un show où elle serait entourée sans arrêt d' une dizaine de danseuses, où rien ne serait laissé au hasard, un show réglé au millimètre et mécanique comme ses consœurs et rivales... et ben non. Tout le concert est exécuté avec une assurance assez tranquille, une aisance déconcertante même par moments, comme ce passage poétique de danse contemporaine sur une musique Erik Satie. Elle chante beaucoup de titres en espagnol extraits de ses premiers albums que je n' avais jamais entendus sur les ondes. Paraît-il que son DVD MTV Unplugged entièrement en espagnol est bien, pourquoi pas y jeter un œil... et écouter des deux oreilles ?

- Concert d' une durée d' environ 93 minutes.
- Format 16/9. Excellente photographie, un tantinet sombre.
- Son en LPCM Stereo ou en Dolby Digital 5.1 Surround. Dans le mixage, on entend parfois trop les interventions du public.

Bonus du DVD :
- Un reportage d' environ 11 minutes au format 4/3 sur la tournée mondiale sans sous-titres.
- Un reportage d' environ 21 minutes sur les activités humanitaires de Shakira sous-titré seulement en espagnol.
- Le video clip de Las De La Intuicion au format 4/3. [Là, elle tombe dans les travers de ses consœurs et rivales ; elle met une perruque bleue, des bas résille... ]
- Apparemment le titre Obtener Un Sí qui n' a pas été inclus dans le montage final du concert ?
- Une autre version en public de la chanson La Pared au format 4/3.
- Une galerie de photos au format 4/3.

Bonus CD :
8 titres extraits du concert (pourquoi 8 ?).
1/ Intro
2/ Estoy Aquí
3/ Don't Bother
4/ Hey You
5/ Obtener Un Sí
6/ Inevitable
7/ La Pared
8/ Hips Don't Lie (avec Wyclef Jean)






13:12 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique

30/04/2011

TED NUGENT : MOTOR CITY MAYHEM. DVD.

61FgTaFUDlL._SL500_AA300_.jpgEnregistré et filmé le 4 juillet 2008 à Detroit pour fêter son 6000ème concert, Ted Nugent est toujours aussi fringuant et énergique à soixante balais. C' est toujours un grand showman. Il est toujours aussi fin guitariste, il maîtrise son instrument avec tellement de facilité que l' on a l' impression que sa guitare joue toute seule, et ses glissandos où il arrive au même effet que s' il utilisait un bottlenek. Une merveille pour les oreilles car le son en DTS Surround Sound ou en Dolby Digital 5.1 ou en Dolby Digital Stereo est excellent. L' image en 16/9 fait très vidéo. Ted Nugent est éclairé sans arrêt par le light show, le public est un peu trop souvent dans la pénombre, l' égo démesuré du gonzo est connu.

Les grands hits des années 70 sont pratiquement tous là : Motor City Madhouse, Wango Tango (ah celui-là est de 1980), Free For All ; Need You Bad chanté par son bassiste Greg Smith ; Weekend Warrior, Stormtroopin', Dog Eat Dog, Wand Dang Sweet Poontang ; le trio Hey Baby, Cat Scratch Fever et Stranglehold avec son complice des années de gloire le chanteur guitariste Derek St Holmes ; l' éternel Baby Please Don't Go et Great White Buffalo pour la période Amboy Dukes. Et puis il y a des surprises comme la venue de Joe Podorsek qui lui donna ses premières leçons de guitare ou cette reprise de Jenny Take a Ride en hommage à Mitch Ryder - surtout lorsque l' on sait que Mitch Ryder traita Ted Nugent de vendu - avec la présence du batteur originel des Detroit Wheels Johnny "Bee" Badanjek. Il manque tout de même dans les hits Just What the Doctor Ordered, à la place on a droit à Love Grenade extrait du bon album du même nom paru en 2007.

Et malheur de grand malheur, il faut se farcir l' introduction patriotique avec sur scène une rangée d' hommes et de femmes en treillis militaires (ben oui, les USA sont en guerre) et la prestation plus agréable d' une belle blonde en bikini sortie d' une pièce montée en carton pâte, tout cela sur l' air de l' hymne américain Star Spangled Banner. Mais il y a pire, tel ce freedom hurlé par Ted Nugent qui tend dans chaque bras un fusil d' assaut (là, on frôle l' hystérie)... et la chanson Fred Bear - seule mauvaise chanson du DVD - consacrée à un célèbre chasseur à l' arc, avec des images de Ted Nugent nous le montrant à la chasse au gibier, tuant cerfs et volatiles divers... ça vous rendrait presque végétarien...

Hormis donc ces bêtises ou plutôt ces égarements, ce dvd est de bonne qualité.
Pas de bonus.



22:51 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : métal, musique

27/04/2011

JEFF BECK : CRAZY LEGS (1993). CD.

41EMsosd7yL._SL500_AA300_.jpgQue Jeff Beck veuille rendre hommage à Cliff Gallup, pourquoi pas ? Mais ce qui intéressant, c' est de comparer les versions beckiennes aux originales exécutées par le guitariste de Gene Vincent au coup par coup - il faut toujours avoir une compilation de Gene Vincent chez soi -, et là il faut être sourdingue pour ne pas remarquer que Jeff Beck « copie » Cliff Gallup, sans compter le même solo de sax de Say Mama. On n' est pas à l' époque de Beck-Ola (1969), où il faisait des reprises iconoclastes en compagnie de l'ex-fossoyeur écossais aux cheveux qui défient l' apesanteur, Rod Stewart pour les dames, du King Elvis - n' oublions pas que le King est mort sur le trône, vive le King ! - tel que All Shook Up et Jailhouse Rock ; après tout ce n' est pas le principe de l' album Crazy Legs. Mais ce n' est pas dans cette direction de recréation du rockabilly que l' on attend Jeff Beck. On attend de Jeff Beck qu' il fasse avancer la technique guitaristique avec la concision qu' on lui connaît, pas une note de moins ni de trop, comme il le fit avec Wired (1986), There and Back (1980), Jeff Beck's Guitar Shop (1989) ou Who Else ! (1999) ; certainement ses quatre meilleurs albums instrumentaux. Ou du moins d' entériner son style instrumental avec son superbe dernier CD paru en 2010 Emotion & Commotion. Ce Crazy Legs de 1993 se tourne vers le passé, un brin de nostalgie certainement... ben si je me repassais La blonde et moi (1956) de Frank Tashlin avec Jayne Mansfield - il faut toujours avoir un film avec Jayne Mansfield chez soi.


11:50 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique