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05/06/2011

LE PETIT CÉSAR (Little Caesar) de MERVYN LEROY 1930. DVD.

410QGBS1H1L._SL500_AA300_.jpgDans le domaine des films des années trente consacrés au gangstérisme, Little Caesar (1930) de Mervyn Leroy est souvent le moins bien considéré face au Scarface (1932) de Howard Hawks ou The Public Enemy (1931) de William Wellman voire Quick Millions (1931) du mythique Rowland Brown. Pourtant si ce film doit passé à la postérité, c' est surtout grâce à l' interprétation de Edward G. Robinson, qui veut devenir caïd à la place du caïd et à une peinture sans concession de la pègre.

La ligne de force de l' œuvre est le personnage de Rico, qui inspirera beaucoup Joe Pesci chez Martin Scorcese* car même violence exaltée et même goût pour les fringues voyantes et bagouses portées avec vulgarité et frime. Cette production parle de l' ascension et de la chute du malfrat que la presse a surnommé « Le petit César » et elle développe la citation au début du film : « ... car celui qui tire l' épée, périra par l' épée ». On a donc affaire à un récit foncièrement moral, qui fera souvent les beaux jours du cinéma américain de Baby Face Nelson (1957) de Don Siegel à The Rise and The Fall of Legs Diamond (1960) de Budd Boetticher jusqu' à Good Fellas (1990) de Martin Scorcese.

Pour revenir strictement au DVD, la copie que l' on nous propose n' est pas exempte de défauts : les rayures et les voiles sont nombreux, ce qui ne permet pas une grande appréciation de la photographie de Tony Gaudio. Mais cela reste visionnable, un jour peut-être nous aurons une meilleure version.

*On voit dans Good Fellas de Martin Scorcese une scène qui est calquée sur Little Caesar : un plan-séquence en caméra subjective où chaque membre du gang est présenté à Edward G. Robinson.

Film en noir et blanc de 1930. Format 4/3. Durée : 75 mn environ.
Version audio anglaise sous-titrée française. Pas de version audio française.

Bonus :
1) Une présentation du film par Leonard Matlin d' une durée de 4 mn environ.
2) Bande annonce de Five Star Final (1931) de Mervyn Leroy avec Edward G. Robinson d' une durée de 2 mn environ.
3) Une interview de "Kiki" Roberts, « petite amie » du gangster "Legs" Diamond d' une durée de 1 mn 45 sec.
4) The Hard Guy (1930) : court métrage avec Spencer Tracy d' une durée de 6 mn 30 sec environ.
5) Lady, Play Your Mandolin (1931) : dessin animé de Leon Schlesinger d' une durée de 7 mn environ.
6) Little Caesar : End of Rico, Beginning of the Antihero : documentaire sur le film d' une durée de 17 mn.
7) Le célèbre avant-propos moraliste qui prévenait le public et était projeté avant chaque diffusion des films Little Caesar et The Public Enemy d' une durée de 40 sec environ.
8) La bande-annonce de Little Caesar d' une durée de 2 mn environ.

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22:58 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film noir, cinema

30/05/2011

MOTÖRHEAD : ACE OF SPADES.

métal,musiqueLe troisième album important de Motörhead, après un Bomber (1979) plutôt moyen. Ace of Spades sort en cette fin d' année 1980, comme pour nous annoncer une nouvelle décennie rock'n'roll. Ce ne fut malheureusement pas le cas avec des horreurs comme le Hair metal ou la Cold wave. Des eighties qui mettrait fin à celles des seventies engluées dans le prog rock, qui va renaître avec Marillion, ou le babacoolisme moraleux à la Neil « deux notes à la minute » Young ; ce mec qui utilise le mot rock'n'roll dans sa chanson Hey Hey, My My est aussi crédible que si Maxime Leforestier le faisait. Allez, dégage l' ectoplasme !
Lemmy avec sa basse Rickenbaker jouée en accord et sa voix brûlée par toutes sortes de substances lui le fait le rock'n'roll, il n' en parle pas, il le joue, il le vit. Phil Taylor a « tué » définitivement le rythme lourd à la John Bonham ; son groove est clair, sec et enlevé. Eddie Clarke nous a mis des riffs et solos partout, à gauche, à droite et sans oublier le milieu ; le producteur Vic Maile lui a enfin rendu justice car il était un peu en retrait sur les deux précédents disques Overkill et Bomber.

métal,musiqueEt en plus, il y a de l' humour avec le fendard Love Me Like a Reptile. Il y a aussi des professions de foi comme Live To Win, qui est la suite directe au Iron Hose/Born To Lose du premier album officiel. Des cavalcades effrénées Shoot You In The Back et Fire, Fire. Une speederie comme The Hammer enterre toutes les punkeries du monde... et l' hymne des hymnes : l' éternel Ace Of Spades.

À noter la présence en bonus sur cette édition remasterisée de la face B Dirty Love du single Ace of Spades, et deux chansons Please Don't Touch et Emergency qui figuraient sur le EP St. Valentine's Day Massacre, sorti dans la foulée, réalisé avec les quatre filles de Girlschool et produit aussi par Vic Maile. La reprise de Please Don't Touch (1959) de Johnny Kidd atteindra la cinquième place des charts UK... c' était le bon temps...







21:08 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : métal, musique

29/05/2011

JERZY KAWALEROWICZ : MÈRE JEANNE DES ANGES (1961). DVD.

51tcoSEoivL._SL500_AA300_.jpgFilm qui a vraiment fait connaître le cinéaste polonais Jerzy Kawalerowicz. Mère Jeanne des Anges* (1961) se passe dans une région désertique et stérile de Pologne du dix-septième siècle, où dans un couvent des religieuses se croient possédées par des esprits démoniaques. Le père Suryn (Mieczyslaw Voit), au caractère faible et à la santé fragile, doit les exorciser, mais il est attiré passionnément par la Sœur Supérieure Mère Jeanne des Anges (Lucyna Winnicka), et sent qu' il pourrait bien être possédé par ces mêmes démons à son tour. Est-ce des démons ou des passions enfouies et refoulées ? semble nous dire Jerzy Kawalerowicz.

La photographie de Jerzy Wójcik où la surexposition du blanc est impressionnante et qui se conjugue à la blancheur des aubes et voiles des religieuses, les décors aux murs sans aucun ornement, la musique (la chanson surtout) qui participe directement au film et qui ne surligne pas les scènes pourraient nous diriger vers une description aride des relations entre les personnages, mais ce n' est pas le cas. La sensualité des baisers sur les mains de Jeanne par Suryn, le visage au sourire innocent de la jeune Sœur non-possédée qui vivra une exaltation avec un Chambellan de passage ne peut avoir comme conclusion que l' émouvante scène finale. Souvent citée pour être une œuvre anticléricale, c' est avant tout une peinture épurée de l' amour.

*L' histoire du film, c' est connu, est inspirée des évènements qui se sont passés en France à Loudun à la même époque. L' action du film se concentre sur ce qui s' est (ou se serait ?) produit après l' exécution sur le bûcher du prêtre condamné pour avoir ensorcelé les religieuses.

Film de 1961 en noir et blanc. Format 4/3. Durée de 104 minutes environ.
Version audio polonaise sous-titrée française seulement.
Copie qui présente quelques légers défauts, mais l' ensemble est excellent.
Bonus : une filmographie de Jerzy Kawalerowicz.

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20:21 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : drame