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04/09/2011

LA FEMME AUX REVOLVERS (MONTANA BELLE) de ALLAN DWAN (1952).

51dpSw+0nXL._SL500_AA300_.jpgL' intérêt de ce film est plutôt d' ordre cinéphilique dans le domaine du western. Jane Russell y incarne Belle Star, une femme qui a réellement existée. On peut y voir une sorte de pré-Johnny Guitar (1953), Scott Brady tient quasiment le même rôle, plutôt qu' une vérité historique, on acoquine Belle Starr avec les frères Dalton, sur la célèbre hors-la-loi qui n' était pas si belle que cela. Au moins avec Jane Russell, on y gagne largement au change... et puis vive la fantaisie historique : saluons Alexandre Dumas !

Comme nous l' explique Serge Bromberg dans sa présentation, le film fut tourné en 1948 mais sorti sur les écrans en 1952 à cause de Howard Hughes. Jane Russell n' est pas tout-à-fait à son aise, on la sent en répétition de ses futures rôles chez Hawks, elle chante dans ce film deux chansons dont la première avec une vulgarité très sensuelle, et surtout chez Walsh où elle développera son personnage de femme franche et indépendante : vive Raoul ! Le pommadé George Brent nous prouve qu' il est toujours aussi mauvais acteur. Jack Lambert compose un indien hors-la-loi assez rigolo. Forest Tucker est remarquable en rival de Scott Brady...

Le film est à visionner aussi pour son abominable procédé couleur Trucolor, le Technicolor du pauvre. Le bleu est aciéré, le rouge inexistant et le vert... je le cherche encore. Il vaut mieux mettre le paramètre couleur de la télévision sur zéro.

Et Allan Dwan dans tout cela ? Il fait au mieux...

Le Dvd est en version originale anglaise sous-titrée française ou en version originale sans sous-titres. Pas de version audio française.
Durée : 82 mn. Format : 4/3.

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15:10 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, western

28/08/2011

JOHNNY HALLYDAY : ANTHOLOGIE 1960-63. CD.

musique,pop-rockDans la toute première partie de la carrière de Johnny, il y a beaucoup de scories, et surtout de l' amateurisme. Cela ne vient pas de lui, mais de l' environnement des studios français remplis de musiciens de jazz cachetonnants et peu motivés qui prenaient ces jeunes chanteurs de rock pour des nullards. D' où une haine tout-à-fait légitime en ce qui me concerne pour les jazzeux.

Pour en revenir à cette compilation de 1960 à 1963, on y retrouve les meilleurs titres de Johnny dans l' ordre chronologique. Les plus réussis sont enregistrés à Londres : Douce violence, Il faut saisir sa chance, Avec une poignée de terre, Elle est terrible, Quand un air vous possède..., ou Nashville : Dans un jardin d' amour, Pas cette chanson, Tes tendres années, Les bras en croix qui est ma chanson préférée. Quand à ceux mis en boîte à Paris, on y entend une différence assez perceptible, un aplomb moins dynamique des musiciens surtout sur les rythmes rapides : Laisse les filles, Souvenirs, souvenirs, Douces filles de seize ans ou sa version de Da dou ron ron qui est quand même largement supérieur à celle de Sylvie Vartan. Les deux chansons du tandem Aznavour/Garvarentz prouvent que Johnny avait une grande souplesse doublée à une grande assurance pour un jeune homme de moins de vingt ans, d' ailleurs l' hexagone n' a plus jamais eu de chanteur de ce niveau d' excellence.

On a droit tout de même au twist, mais il a évité de mettre dans le Cd, c' est lui qui a sélectionné les chansons, La marche des patates fait pour les patates comme le disco.


21:26 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, pop-rock

21/08/2011

FABIOLA de ALLESSANDRO BLASETTI (1948). DVD.

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Ce Fabiola (1948), se passant au IV siècle à Rome pendant la fondation du christianisme, défie l' analyse tant il est marqué par son époque et surtout par son couple vedette Henri Vidal/Michèle Morgan qui ravira la presse à sensation de l' après guerre.

Cette œuvre en noir et blanc, qui fut un grand succès dans les salles de cinéma et puis par la suite largement diffusée à la télévision au moment des Pâques, est surtout dans sa deuxième partie Le sang des martyrs* de la propagande chrétienne. Seule la première partie Le mirage de Rome est plus regardable et moins vomitive. Michèle Morgan est très érotique dans sa tunique transparente lors de sa première apparition, rompant avec son style glacé et/ou végétal. Henri Vidal est convainquant. Mais ceux qui enlèvent le morceau sont Michel Simon et Louis Salou, c' est évident !

Blasetti fait un boulot honnête dans la forme, pour le fond c' est abominable, mais la copie de ce DVD est tout juste visionnable : sous-exposition lumineuse, rayures et voiles divers. Les éditions Gaumont ne font pas beaucoup d' efforts pour sauvegarder ses pellicules, à signaler le chef d' œuvre d' Orson Welles Une histoire immortelle (1967) dont la copie est honteuse. En plus ils auraient pu mettre sur le même DVD les deux parties de ce film : Le Mirage de Rome dure 1 heure 27 mn et Le Sang des martyrs 1 heure 20 mn. Serait-ce une arnaque ?

*On nous présentait ce film remplit de corps déchiquetés par les lions, écartelés, brûlés... à la télévision sans carré blanc. Par contre pour la série La marquise des Anges on y avait droit au carré blanc...

14:42 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : péplum, cinéma