Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/10/2015

ESTHER PHILLIPS : FROM A WHISPER TO A SCREAM enregistré en décembre 1971. CD (expanded version) paru en 2014.

71O7ykZCYdL._SY355_.jpgEn France d' Esther Phillips (1935-1984), on ne connaît guère que le hit semi-disco What A Diff'rence A Day Makes (1975) ou la magnifique ballade Try Me (1966) réapparue dernièrement pour illustrer une pub. Pourtant cette voix au vibrato immédiatement identifiable, comme celui d' Ertha Kitt, ne peut laisser indifférente, ainsi que sa vie plus proche des lentes dérives de Big Mama Thornton ou Fréhel que des météoritiques Amy Winehouse ou Janis Joplin. Tombée dès ses quinze-seize ans dans l' héro alors qu' elle chantait sous le nom de Little Esther avec l' orchestre de Johnny Otis, on s' étonne qu' elle nous ait quittés à l' âge de quarante-huit ans, pas de Club 27 donc ; de toutes façons, j' ai une légère préférence pour le Club 25 avec Tommy Bolin et Paul Kossoff. Cet album est pour certains son meilleur, bon, disons que c' est celui qui donne le plus dans la soul soyeuse et qu' il est bourré de tempos moyens langoureux et de romances aphrodisiaques, qu' il utilise tout le spectre musical de la superproduction avec cuivres lascifs et violons voluptueux, sans oublier les lignes de basse de Gordon Edwards et Bernard Purdie derrière les fûts. Neuf titres dont du Gil Scott-Heron, Marvin Gaye, Allen Toussaint, plus quatre autres en bonus qui ne sont absolument pas de la garniture. La voix d' Esther Phillips n' est pas spécifiquement hargneuse ou puissante, tout tient dans le timbre et ses intonations uniques ; et quelle belle bouche !


07:58 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : soul, musique

29/09/2015

HAUTEVILLE : Relief Data Incomplete. CD. 2006.

51QDEt6wiPL._SY355_.jpgParfois dans le prog, il peut y avoir de bonnes sensations pour leurs fans. Le progressive rock, à l' instar du bebop et du free jazz, se prête plutôt à l' écoute en solitaire, et, il est exécuté par des musiciens pratiquant le même plaisir ; de plus, je soupçonne leurs admirateurs de faire du vélo sans selle. Il est donc rare de tomber sur un disque organique, faisant corps avec une énergie communicative, qui puisse être apprécié par le gueux que je suis. Hauteville, c' est bien de chez nous, ce sont des Français mais c' est chanté en anglais. D' ailleurs, c' est peut-être le véritable charme du CD, c' est la voix médium et agréable de Lydie Gosselin avec un physique hiératique qui n' a rien de la bimbo ; elle ressemble à l' actrice Dominique Reymond. Certains riffs sont quasi-metal comme From Adam to Atom, d'autres titres sont très ambiants Perfectablism, Reflection ou la reprise de Immaculate Eyes de Lisa Dalbello paraît-il la Kate Bush canadienne ; va falloir que je m' y intéresse, en espérant qu' elle n' a pas la même voix de casse-cou..... Ma chanson préférée est Jaywalker ainsi que l' instrumental There Be Dragons. Certaines réserves cependant, l' emploi par intermittence de filtre sur le chant de Lydie Gosselin, et, quelques interventions du guitariste-shredder Patrick Rondat sur deux morceaux, dont la chanson-titre "Relief Data Incomplete" aux changements de rythmes incessants et qui, subséquemment, se révèle trop complexe, limite grandiloquent, du pur prog quoi...
P.S. Apparemment un autre groupe français s' appelant Hauteville, psychédélique celui-ci, aurait sévi au début des années 70.


13:06 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, prog

30/08/2015

NEVER LET GO (1960) de JOHN GUILLERMIN avec RICHARD TODD, PETER SELLERS et ELISABETH SELLARS. DVD ZONE 1.

film,cinéma,film noirUn terne représentant en cosmétiques (Richard Todd) achète une voiture afin d' arriver en temps et en heure à ses rendez-vous car il risque de perdre son emploi. Il se la fait voler par des jeunots commandés par un propriétaire de garage qui est en fait un chef de gang violent (Peter Sellers). Devant les résultats de la Police qui se font attendre, le modeste VRP décide donc de la récupérer par ses propres moyens contre l' avis de sa femme (Elisabeth Sellars).

Le personnage incarné par Richard Todd est un raté. Mais il en a marre de courber l' échine ; donc dans un dernier sursaut, il tente le tout pour le tout, quitte à ce que sa femme et ses deux enfants abandonnent le foyer conjugal. Peter Sellers étonne dans un rôle de salaud intégral ; tour à tour tortionnaire, obsédé sexuel, foutant sur la gueule à tout ce qui barre son chemin. Paraît-il que devant le peu succès du film, il ne voulut pas rééditer l' exploit ; quel dommage ! John Guillermin, qui coécrit l' histoire avec Peter de Sarigny, est décidément un réalisateur intéressant à plus d' un titre. La mise en scène est nette, sans bavure et temps mort. Never Let Go (1960) est un film noir, social, aux affrontements physiques teigneux à peine apaisé par le visage beau et tragique d' Elisabeth Sellars et celui plus Norma Jeane de Carol White.

Film anglais en noir et blanc de 1960 d' une durée de 91 mn.
Format letterbox 1.66:1 ; format respecté mais prévu pour être diffusé sur un écran 4/3.
Version audio anglaise uniquement.
Version originale sous-titrée française.
Zone 1 et exclusivement zone 1.
Bonne copie.


23:36 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, film noir