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30/08/2015

NEVER LET GO (1960) de JOHN GUILLERMIN avec RICHARD TODD, PETER SELLERS et ELISABETH SELLARS. DVD ZONE 1.

film,cinéma,film noirUn terne représentant en cosmétiques (Richard Todd) achète une voiture afin d' arriver en temps et en heure à ses rendez-vous car il risque de perdre son emploi. Il se la fait voler par des jeunots commandés par un propriétaire de garage qui est en fait un chef de gang violent (Peter Sellers). Devant les résultats de la Police qui se font attendre, le modeste VRP décide donc de la récupérer par ses propres moyens contre l' avis de sa femme (Elisabeth Sellars).

Le personnage incarné par Richard Todd est un raté. Mais il en a marre de courber l' échine ; donc dans un dernier sursaut, il tente le tout pour le tout, quitte à ce que sa femme et ses deux enfants abandonnent le foyer conjugal. Peter Sellers étonne dans un rôle de salaud intégral ; tour à tour tortionnaire, obsédé sexuel, foutant sur la gueule à tout ce qui barre son chemin. Paraît-il que devant le peu succès du film, il ne voulut pas rééditer l' exploit ; quel dommage ! John Guillermin, qui coécrit l' histoire avec Peter de Sarigny, est décidément un réalisateur intéressant à plus d' un titre. La mise en scène est nette, sans bavure et temps mort. Never Let Go (1960) est un film noir, social, aux affrontements physiques teigneux à peine apaisé par le visage beau et tragique d' Elisabeth Sellars et celui plus Norma Jeane de Carol White.

Film anglais en noir et blanc de 1960 d' une durée de 91 mn.
Format letterbox 1.66:1 ; format respecté mais prévu pour être diffusé sur un écran 4/3.
Version audio anglaise uniquement.
Version originale sous-titrée française.
Zone 1 et exclusivement zone 1.
Bonne copie.


23:36 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, film noir

30/07/2015

Bob Seger : Beautiful Loser. CD. 1975.

Bob-Seger-Beautiful-Loser-527426.jpgBeaucoup vont galvauder ce mythe du perdant magnifique ; ceux qui cultivent l' attitude du perdant et sont heureux de ne pas avoir de succès (y'a de ces masos...). J' en entends déjà éructer : comme Willy ! Willy a eu du succès avec la reprise d' Hey Joe et rêvait surtout d' être aussi célèbre que Johnny Mathis ; c' est ça l' honnêteté. Bob Seger veut conjurer le sort qui s' acharne contre lui depuis dix ans, et, en a assez d' avoir du mal à joindre les deux bouts ; c' est pas honteux d' être pauvre mais c' est le seul bon côté de la chose. Faut pas se trahir non plus, rester toujours le même, creuser son propre sillon, enfoncer le clou jusqu' à ce que le public vous adopte. C' est par cet album, le huitième, qu' on a vraiment commencé à connaître Bob Seger en France, de l' autre côté de l' Atlantique les singles entrent dans les charts, timidement. Le raz de marée va se déclencher avec le brutal Live Bullet paru l' année suivante en 1976, où, c' était couru d' avance toutes les versions de Beautiful Loser, Katmandu, Jody Girl, Travelin' Man et Nutbush City Limits captées le 4 et 5 septembre 1975 au Cobo Hall de Detroit seront meilleures. Est-ce à dire que le Silver Bullet Band est plus fracassant que les requins du Muscle Shoals Rhythm Section ? Faut se remettre tout de même le disque dans les esgourdes pour redécouvrir le boogie-rock mid-tempo faussement traînard Black Night, les power ballads Momma et Sailing Nights avec son lyrisme brookerien ainsi que le délicat Fine Memory.







10:20 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

29/06/2015

Andy Fraser : Naked... & Finally Free. CD. 2005.

51E1R6CEAVL._SX355_.jpg Le jeune homme au petit chien au dos de la pochette de Fire and Water (1970) de Free est parti le seize mars de cette année. Naked... & Finally Free (2005) est son avant-dernier ou dernier album (?). Il est passé complètement inaperçu et mérite de l' être. Il ne faut pas se fier à la photo un peu ténébreuse, au verso Andy Fraser arbore un physique métrosexuel du plus bel effet. Que peut-on dire de plus ? ben, qu' on est plutôt du côté du Every Kinda People (1978), le hit qu' il écrivit pour son ami Robert Palmer ; le style caribéen, un truc de ce genre quoi, ici encore plus appuyé. Ben, me v'là bien embêté ; pour dire une gentillesse, je dirais que par moments ça ressemble à du Stevie Winwood du pauvre. Le hit du classieux play-boy Robert Palmer avait une mélodie, les treize titres de Naked... & Finally Free ne se différencient absolument pas l' un de l' autre ; t' écoutes la troisième chanson, t' as l' impression d' être encore à la première. C' est surarrangé et surchargé de chœurs féminins ; une pénible épreuve qui dure cinquante cinq minutes. Alors les nostalgiques de Free, de Sharks, des premiers albums solos d' Andy, des collaborations avec Frankie Miller - l' Écossais coécrit Standing at Your Shadow trois mois avant son anévrisme - ou Joe Cocker se sentiront trompés voire abusés. On oublie ? oui ! Comme j' oublie sa participation au "Yes we can !"... Un président américain pour la peine capitale...






14:56 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, pop-rock