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29/09/2018

ROBERT BRESSON : NOTES SUR LE CINÉMATOGRAPHE. 1975. Livre chez Folio.

téléchargement.jpgJ' aime de plus en plus les films de Bébert. Il continuait en l' épurant encore et encore la pureté originelle du cinématographe muet comme Murnau, Dreyer ou les westerns de William S. Hart. Les notes de Bébert en ce qui concerne les acteurs, qu' ils n' aiment pas car relevant du théâtre, sont quand même assez pertinentes, par exemple : Admettre que X soit tour à tour Attila, Mahomet, un employé de banque, un bûcheron, c' est admettre que X joue. Admettre que X joue, c' est admettre que les films où il joue relèvent du théâtre. Ne pas admettre que X joue, c' est admettre que Attila = Mahomet = un employé de banque = un bûcheron, et c' est absurde. Mais, il y a une différence entre l' expansif Anthony Quinn et le constipé Tom Cruise ; le rase-moquette étant tout de même le prototype du technicien préparant et pensant chacun de ses gestes et attitudes, d' où : L' acteur qui étudie son rôle suppose un "soi" connu d' avance (qui n' existe pas). Cette chieuse de Meryl Steep faisant jeu égal avec le constipé. Aux acteurs, Bébert préfère les modèles : Tu conduiras tes modèles à tes règles, eux te laissant agir en eux, et toi les laissant agir en toi. Le rapport avec le X... Supériorité du cinématographe : Expression par compression. Mettre dans une image ce qu' un littérateur délaierait en dix pages.

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