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18/06/2016

LE REPAS DE NOCES (The catered affair) : un film réalisé par Richard Brooks en 1956 avec Bette Davis, Ernest Borgnine et Debbie Reynolds. DVD paru en 2014.

1520-1.jpgParmi les cinéastes à thèse(s) progressistes et démonstratifs donc un brin mastoc tel qu' Yves Boisset ou Oliver Stone, Richard Brooks est quand même l' un des rares à réussir un pur western ou un film qui évoque les épreuves de la vie, car peut-être plus rigoureux comme André Cayate, autre thèseux, qui réussira Les amants de Vérone (1949). Tiré d' une pièce de théâtre d' un auteur en vue autant décrié qu' admiré nommé Paddy Chayefski, scénarisé par Gore Vidal, Le repas de noces peut s' avérer assez plaisant.

Cette histoire d' une mère de famille modeste (Bette Davis) qui veut donner à sa fille (Debbie Reynolds) un mariage merveilleux et onéreux au désespoir du père (Ernest Borgnine) afin que la future mariée puisse s' en souvenir toute sa vie, à l' opposé du désir de celle-ci et de son fiancé (Rod Taylor) appartenant à une famille plus aisée, n' a rien d' une balade de santé ; c' est par cet événement soit disant heureux que l' on apprendra l'origine du mariage des parents et le vécu de leur relation. Une actrice peu bressonienne (dixit François Leterrier) comme Bette Davis risquait de faire capoter le film, néanmoins, le réalisateur la désirait. Si Bebette en fait un tantinet de trop, c' est son jeu après tout, Ernest Borgnine est très bien en mari subissant les exigences de sa femme. Barry Fitzgerald en oncle un peu porté sur la bouteille et lorgnant sur une veuve avenante est divertissant, ce qui allège le film. Debbie Reynolds, la maman de la princesse Leia Organa n' a pas de casque à cheveux enroulés sur les oreilles, est émouvante. L' aspect visuel fait penser à la grisaille du cinéma français de la même époque, ce qui déconcerte de la part de John Alton dont la photographie est d' habitude plus expressive voire trop envahissante notamment dans Le passé se venge (1949) de Robert Florey.

Film en noir et blanc d' une durée de 90 mn.
Format 16/9 respecté ; format de diffusion 16/9.
Version audio française. Version audio anglaise avec sous-titres français.
Bonne copie avec par intermittence quelques points blancs.
Pas de bonus, hormis un livret de 50 pages de Florence Colombani.


18:58 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma

15/06/2016

Les 101 nanars: Une anthologie du cinéma affligeant (mais hilarant) par François Forestier. Édition de 2016.

91XKLJyQvpL.jpgCe bouquin est malsain, pénible, répétitif et tient de la mauvaise cinéphagie, il a dû être écrit pendant une crise d' aérophagie. Forestier est en plus pas très courageux, il s' en prend à Angélique, Sissi, Sheena, Rocky IV, Golden Child, La mouche II, Fair Game, Tiny Town, Glenn or Glenda... des films dont tout le monde sait qu' ils sont nuls mais qu' il adore revoir pour se marrer au trente sixième degré ; t' as que ça à foutre Forestier, à perdre ton temps à voir des films pathétiques ! Les films pour se marrer et au premier degré, duchnock, ça existe ! Allez France !, au lieu de nous ennuyer avec Ah! Les Belles Bacchantes! que j' aime bien d' ailleurs, et puis Alexandre le bienheureux ou Les malheurs d'Alfred pour rester en France. Parce qu' à force de vouloir se marrer de tout, de rien et n' importe comment, on risque de ne pas remarquer qu' il y a différentes formes d' humour ; celui de Malle/Modiano avec la réplique Police allemande dit avec l' accent du Sud-ouest. Mais Forestier est atteint d' une maladie qui s' appelle la nanardinite, il dit des conneries pour dire des conneries. Faut pas tout détailler, mais refaire le coup de Blow-up (1967) d' Antonioni, c' est lourdasse ; il baragouine un lieu commun sur les filles anglaises qui sont moches, que le groupe le plus débile des sixties sont les Yardbirds, merci pour Jeff Beck et Jimmy Page, et, faut te rappeler duchnock que sans les Yardbirds, pas de Led Zeppelin, pas d' Aerosmith, pas de Motörhead, pas de Guns N' Roses (sans le chanteur, ce serait impeccable) ou pas de New York Dolls (il faut avouer, sans Todd Rundgren, ça vaut pas grand chose). Et sans le film d' Antonioni, pas de Conversation Secrète, pas d' À cause d' un assassinat ou pas de Les trois jours du condor ; ça t' ennuie duchnock, mais le bradypnéique anticipait.

Ce qui est le plus accablant, ce sont les jeux de mots tellement consternants qu' il faut en faire une petite liste non exhaustive :
- Homère d' alors, page 58. Il ose...
- Il est vrai qu' il ne faut jamais lâcher le faucon avant d' avoir vu le vrai, page 76. Il ose encore...
- Jeanne Crain (qui mérite son nom), page 79. Jeanne Ne Craint Plus, Jeanne Qui Craint De Nouveau, Jeanne écoute les violons (les Crain-Crain), tout ça page 80 avec des majuscules tellement il est fier. Il ose toujours...
- Tout le film a été tourné dans le Middlesex, page 87 ; en rapport avec des scènes paraît-il osées (ben oui) de Quand les dinosaures dominaient le monde. Il ose encore et toujours...
- Le sixième incontinent, page 100. Il ose...
- Cheval tire à ta mère, page 113. Il ose encore...
- On sent bien que la boutade, là, monte au nez, page 132. Il ose encore et toujours...
- Ils avaient le feu occulte, page 138. Il ose...
- Il faut se méfier du Bolkan qui dort, page 180 ; à propos de la très belle Florinda Bolkan pour ceux qui n' auraient pas compris. Eh oui, il ose encore...
- Ce n' est pas laid (ce Népalais, excusez-moi, pas pu résister), page 208. Il ose encore et toujours...
- On applaudit des deux nains, page 232. Il ose...
- La vue de Marais est basse (Marais basse, donc), page 266 ; à propos de Jean Marais pour ceux qui n' auraient pas compris. Il ose encore...
- Après Tibère, le printemps, page 308. Il ose encore et toujours...
- Horace, ô désespoir ! (Je sais, c' est facile, mais vous me connaissez), page 312 ; eh oui, malheureusement on te connaît. Il ose encore et toujours...
- Mahler n' arrive jamais seul, page 309. Mahler est bon, page 315. Il ose...
- Franchement, cette fille, c' est Inca, page 356. Il ose encore...
- Et mon culte, c' est du poulet ?, page 359. Il osera encore et toujours, son cas est désespéré.

Faut-il passer sur l' erreur chronologique à la page 157 pour Rex Harrisson dans Cléopâtre tourné en 1963 où Forestier émet que l' acteur anglais serait encore mal remis de Docteur Dolittle tourné en 1967 ? Une autre pour Fair Game avec Cindy Crawford où il dit pourquoi n' avoir pas pensé à Nadine Morano (?), on est en 1995 ; Nadine et sa jactance étaient déjà connues? À propos de «Golgotha» de Julien Duvivier du plagiat de Henri Jeanson pour Gabin s' en lave les pognes à la page 307 ; le même Gabin surnommait Edwige Feuillère m'dame Pilate, ça serait-y pas plutôt m'dame Ponce ? Faut-il passer aussi sur la description physique des actrices bien en chair des années 50 où les termes jambon, saindoux ou gélatine sont souvent employés ; t' as vu ta gueule duchnock, fais comme moi, cache-la ! Et Virginia Leith, Virginie Leitch qu' il écrit à la page 200, serait une inconnue absolue : Les inconnus* dans la ville (1955) et Baiser mortel (1956), ça ne te dit rien, duchnock ! C' est de la chipoterie, peut-être, mais il est critique spécialisé depuis 50 ans ; si t' es un alcoolo duchnock, t' es excusé !

Par contre, félicitations aux Éditions Denoël ; belle présentation avec des petites photos, belle calligraphie, pas de coquille.
Cependant, Denoël devrait s' abstenir de publier un duchnock !

*Qu' est ce qu' on se marre...

11:17 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, cinéma

05/06/2016

L'ARME À GAUCHE (1964) de Claude Sautet avec Lino Ventura, Sylva Koscina et Leo Gordon. DVD paru chez SEVEN 7 en 2004.

51WACS2EF2L._SY445_.jpgAu début de sa carrière, Claude Sautet a fait des polars dignes de Jacques Becker ou de Jean-Pierre Melville même si ce n' était pas son genre favori, genre dont il respecta et honora les règles ; contrairement à Louis Malle dans l' un de ses moins bon film français Ascenseur pour l'échafaud (1957) : L' histoire n' était visiblement qu' un prétexte, une corde oubliée en détruit la vraisemblance et montre le mépris que pouvait avoir Malle pour le genre (dixit François Guérif).

Le début du film au dos de la jaquette : Jacques Cournot (Lino Ventura), navigateur dans les Caraïbes, momentanément sans emploi, se voit offrir l' expertise d' un yatch. Le Dragoon, qu' un nommé Hendrix (Alberto de Mendoza) prétend acheter pour le compte d' une société. Mais, l' expertise à peine terminée, le yatch disparaît. Soupçonné par la police, Cournot doit sa liberté à l' intervention de la propriétaire Mme Osborne (Sylva Koscina), qui semble en savoir assez long sur le compte de Hendrix. Il accepte de l' aider dans ses recherches et découvre une affaire de trafic d' armes.

Certes L'arme à gauche (1964) est moins bon que le tonitruant Classe tous risques (1959). Cette adaptation d' un roman de Charles Williams est un exercice de style rigoureux et une démonstration d' intelligence (dixit François Guérif). Il y a un sens de l' action, du rythme, de la topographie et des rebondissements rares chez les réalisateurs français. Lino Ventura est aussi à l' aise dans ces aventures exotiques que Robert Mitchum, entre chambre d' hôtel, salle de billard, rue grouillante ; il ne lui manque plus que le costard blanc. Le costard blanc est porté par le menaçant à tête de butor Leo Gordon. Sylva Koscina dont la beauté sert son talent est très bien, on peut déplorer l' absence d' une petite baignade de la Belle surtout que le film se passe dans sa dernière partie sur le ketch échoué.

Cela fait regretter que Claude Sautet se soit enfermé par la suite dans la crise des quarantenaires-cinquantenaires-pompidouliens-giscardiens-protomiterrandiens et autres facéties des choses de la vie et le gigot du dimanche ; évitons de parler du téléfilm avec Sandrine Bonnaire, ça s' améliore ensuite avec Emmanuelle Béart, et, mettons à part Max et les ferrailleurs (1971), Mado (1976) et Un mauvais fils (1980) qui sont ses meilleurs films psychologiques (label certifié Qualité française).

Ettore Scola avait dit à la fin des années 70 que si L' Italie avait notre Histoire, nous verrions ce que les cinéastes italiens en feraient, et il tourna le sublime La nuit de Varennes (1982) ; pourquoi Claude Sautet n' a pas eu ce type d' ambition ?

Film en noir et blanc de 1964.
Durée : 98 mn. Format 16/9.
Très bonne copie.
Pas de bonus.


10:37 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0)