Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/06/2016

L'ARME À GAUCHE (1964) de Claude Sautet avec Lino Ventura, Sylva Koscina et Leo Gordon. DVD paru chez SEVEN 7 en 2004.

51WACS2EF2L._SY445_.jpgAu début de sa carrière, Claude Sautet a fait des polars dignes de Jacques Becker ou de Jean-Pierre Melville même si ce n' était pas son genre favori, genre dont il respecta et honora les règles ; contrairement à Louis Malle dans l' un de ses moins bon film français Ascenseur pour l'échafaud (1957) : L' histoire n' était visiblement qu' un prétexte, une corde oubliée en détruit la vraisemblance et montre le mépris que pouvait avoir Malle pour le genre (dixit François Guérif).

Le début du film au dos de la jaquette : Jacques Cournot (Lino Ventura), navigateur dans les Caraïbes, momentanément sans emploi, se voit offrir l' expertise d' un yatch. Le Dragoon, qu' un nommé Hendrix (Alberto de Mendoza) prétend acheter pour le compte d' une société. Mais, l' expertise à peine terminée, le yatch disparaît. Soupçonné par la police, Cournot doit sa liberté à l' intervention de la propriétaire Mme Osborne (Sylva Koscina), qui semble en savoir assez long sur le compte de Hendrix. Il accepte de l' aider dans ses recherches et découvre une affaire de trafic d' armes.

Certes L'arme à gauche (1964) est moins bon que le tonitruant Classe tous risques (1959). Cette adaptation d' un roman de Charles Williams est un exercice de style rigoureux et une démonstration d' intelligence (dixit François Guérif). Il y a un sens de l' action, du rythme, de la topographie et des rebondissements rares chez les réalisateurs français. Lino Ventura est aussi à l' aise dans ces aventures exotiques que Robert Mitchum, entre chambre d' hôtel, salle de billard, rue grouillante ; il ne lui manque plus que le costard blanc. Le costard blanc est porté par le menaçant à tête de butor Leo Gordon. Sylva Koscina dont la beauté sert son talent est très bien, on peut déplorer l' absence d' une petite baignade de la Belle surtout que le film se passe dans sa dernière partie sur le ketch échoué.

Cela fait regretter que Claude Sautet se soit enfermé par la suite dans la crise des quarantenaires-cinquantenaires-pompidouliens-giscardiens-protomiterrandiens et autres facéties des choses de la vie et le gigot du dimanche ; évitons de parler du téléfilm avec Sandrine Bonnaire, ça s' améliore ensuite avec Emmanuelle Béart, et, mettons à part Max et les ferrailleurs (1971), Mado (1976) et Un mauvais fils (1980) qui sont ses meilleurs films psychologiques (label certifié Qualité française).

Ettore Scola avait dit à la fin des années 70 que si L' Italie avait notre Histoire, nous verrions ce que les cinéastes italiens en feraient, et il tourna le sublime La nuit de Varennes (1982) ; pourquoi Claude Sautet n' a pas eu ce type d' ambition ?

Film en noir et blanc de 1964.
Durée : 98 mn. Format 16/9.
Très bonne copie.
Pas de bonus.


10:37 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.