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29/09/2014

Fascinant/fascisant : Une esthétique d'extrême droite de Alain Chevarin. Livre publié en 2013 chez L'Harmattan.

41P-ej5kh-L._SS500_.jpgAlain Chevarin, c' est un marrant. Le genre de gazier qui voit des fascistes partout, ou, du moins, voit des attitudes et des comportements fascistes partout. Le réactionnaire de salon du type Figaro/Valeurs Actuelles traiterait notre cher Alain Chevarin de bobo, terme qui ne veut plus rien dire, tellement il a été employé par les rigolos, donc les réactionnaires de salon qui vont bouffer dans les débats à la téloche. Alain Chevarin n' aime pas l' individualisme, plus exactement l' individualiste. Peut-être un jour comprendra-t-il que le fait de se prendre en charge individuellement, de refuser le système alterné emploi-chômage et le RSA, soulage la collectivité. Serait-il affilié à la maison à quatre mois de vacances dans l' année ?

Je reviens au fond du livre. D' après Alain Chevarin, si nous avons une aversion par exemple pour l' Art contemporain - comme l' ont les nationalistes, éternel combat du beau contre le laid, de l'ancien contre le nouveau - c' est tout simplement par manque d' éducation. Le vieux remède du vieux : l' éducation. La Culture est une question de curiosité et pas d' enseignement. T' es curieux ou tu ne l' es pas. Qu' il rappelle, par contre, l' interdiction de livres dans les librairies municipales, la destruction de sculpture ou la suppression des subventions aux différents festivals dans les communes dirigées par le FN en 1995, cela prouve qu' il faut être très vigilant. Que c' est Bernard Stasi, un centriste, qui écrivit L' immigration, une chance pour la France (1985) et pas un politicien de gauche, démontre qu' il a des éclairs de lucidité.

Certains passages confinent au ridicule, et notamment les éloges de la faiblesse, du genre : il faut préférer Mozart à Wagner. Ses haines de la Légende arthurienne et de la Culture celte en général. Sa stigmatisation du blond. Le blond automatiquement accusé de porter les signes fascistes, que dis-je, nazis. Étant donné que Wagner, Chrétien de Troyes ou la couleur blonde ont été récupérés par le moustachu (qui n'était pas blond), donc obligation est faite de détester tout cela. Sa haine du hard-rock voire du rock, vieux relent du baba-cool larvé ou du progueux, même s' il reconnaît que certains groupes ont combattu le racisme. Bien sûr qu' il y a des sales cons dans le hard. Il nomme à juste titre Blackie Lawless le simplet-arriéré-chanteur-guitariste de WASP qui a dit : Le rock est le meilleur moyen d' avilir la femme... mais il oublie les piteux trépanés de Slayer avec Reign in Blood (1986) qui ont commis une chanson sur Mengele, une chanson-documentaire qu'ils disent ces abrutis.

Alain Chevalin doit apprécier Neil Young. Le chanteur-guitariste canadien faiblard qui cultive sa faiblesse et qui est content de s' y vautrer. Kurt Cobain n' aimait pas être faible et il le criait...

Alain Chevarin développe beaucoup d' autres thèmes dans son livre. Je ne parle ici que d' une partie.

On préférerait que cet essai soit édité chez PUF, tant il est orienté idéologiquement vers la conscience lâche et collectiviste. Les éditions L'Harmattan ne nous avaient pas habitués à aussi peu d' objectivité. Alain Chevalin est un ancien de l' IUFM. Le genre de gazier qui a tendance à prendre le collégien pour un crétin impressionnable et donc l' ouvrier (ce que je suis) pour un sans-dent illettré très influençable.

15:23 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre

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