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13/09/2013

LA DESCENTE INFERNALE de MICHAEL RITCHIE avec ROBERT REDFORD et GENE HACKMAN. 1969. DVD

51KzqvAsUpL.jpgJ' ai beau ne pas aimer le sport en général, ce n' est pas pour ça que je déteste les films qui en parlent. La descente infernale est un bon film sur l' arrivisme d' un jeune skieur interprété par Robert Redford. Là où Ida Lupino dans Hard, Fast and Beautiful (1951) montrait l' ambition d' une mère à travers la réussite de sa fille tenniswoman, ici le père fermier, un taiseux, originaire d' une petite ville de l' Amérique profonde ne comprend pas le besoin de célébrité ni les désirs luxueux de son fils. Le héros, si on peut le nommer ainsi, a très peu de morale, pas l' esprit de corps, se trouve des excuses quand il loupe une course ; un individualiste comme je les aime. Comme disait un de mes potes : Pour Moi, il n' y a rien au-dessus de Moi. Cette expression semble être développée dans le scénario de James Salter. Au début du récit ce jeune skieur incorpore en cours de saison l' équipe olympique américaine suite à une blessure de son leader, l' entraîneur incarné par l' excellent Gene Hackman découvre au fur et à mesure les qualités et les défauts de sa nouvelle recrue.

Une remarque à faire au sujet de Robert Redford. Il donne toujours l' impression de ménager son public féminin, ce qui empêche d' être pleinement satisfait de son interprétation. Une scène est révélatrice de ce comportement. Son personnage tombe amoureux d' une européenne sophistiquée type mannequin de papier glacé à cannes de serein, c' est Camilla Sparv du reste excellente actrice. Lors de la rupture qui se passe dans une voiture, le mannequin à cannes de serein qui le considère comme un gigolo se perd dans une logorrhée insupportable que Redford stoppe en appuyant sur le klaxon ; ce serait Steve McQueen il lui aurait collé une baffe à la manière de celle que prend Ali McGraw dans The Getaway (1972) de Sam Peckinpah ; Alain Delon lui en aurait collé deux. Chaque fois que je vois Redford, je me dis avec McQueen ça serait mieux. Même le copain de Robert, Paul Newman, sait bousculer ses groupies ; la gifle excessive qu' il balance à Charlotte Rampling dans Verdict (1982) de Sidney Lumet.

Dans la forme le réalisateur Michael Ritchie, qui vient de la télévision et dont c' est le premier film pour le cinéma, utilise abondamment la caméra à l' épaule, technique télévisuelle, qui deviendra une figure de style incontournable des années 70. Doit-on faire allusion au dialogue de Fedora (1978) de Billy Wilder : Les jeunes barbus ont le vent en poupe. Ils n' ont pas besoin de scripts, il leur suffit d' une caméra portative et d' un zoom. Je vous rassure, il y a un scénario solide et subtil, la photographie de Brian Probyn est assez granuleuse par moments (télévisuelle donc), et Ritchie portait bien la barbe.

Film en couleurs de 1969. Format 16/9. Durée : 97 mn.
Version audio anglaise et française. Sous-titres français.
Bonne copie. Pas de bonus.
Zone 2.


10:47 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

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