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21/07/2013

A HIGH WIND OF JAMAICA (Un cyclone à la Jamaïque) de ALEXANDER MACKENDRICK avec ANTHONY QUINN, JAMES COBURN et DEBORAH BAXTER. 1965. DVD.

51XWHEAD38L.jpg Après avoir survécu à un cyclone à la Jamaïque, une mère de famille anglaise très préoccupée du comportement un peu sauvage de sa progéniture persuade son mari (Nigel Davenport) de les envoyer en Angleterre pour leur éducation. Pendant le voyage, le bateau est abordé par une bande de pirates commandée par Chavez (Anthony Quinn), un homme ni bon ni mauvais, et son fin et fidèle second Zac (James Coburn). Malencontreusement enfermés dans la cale du bateau des pirates, les enfants anglais auxquels se sont ajoutés une adolescente et son petit frère espagnols vont devoir vivre avec ces adultes. Dès lors deux mondes se regardent et s' observent. Si Chavez se découvre une vocation paternelle voire plus, ses hommes n' apprécient guère les jeux et les maladresses des gamins.

William Golding, auteur de Sa Majesté des Mouches (1954) que tout le monde connaît étant donné que l' Éducation nationale en commande des caisses depuis une cinquantaine d' années, adorait le roman de Richard Hughes dont est tiré le film. L' arbitraire du livre de Golding - la démonstration de la théorie de la non-innocence des enfants est facilitée par l' isolement d' un groupe de garçons sur une île après un accident d' avion - fait plutôt place à beaucoup plus de subtilité chez Mackendrick car le groupe d' enfants est mixte ; les attirances sexuelles ne sont pas éludées mais plutôt filmées habilement. D' autre part, l' action ne se passe pas uniquement sur le bateau. Je n' ai pas lu Hughes, mais je vais m' empresser de le faire. La référence à Les contrebandiers de Moonfleet (1955) de Fritz Lang tiré d' un livre de John Meade Falkner, par contre celui-là je l' ai lu, livre très adapté certains parlent de trahison, me semble faible. Je ne vais pas vous le dire, mais je le dis quand même, Anthony Quinn et James Coburn sont monstrueusement géniaux.

Pendant que j' y suis, il serait bien que l' on édite en France, ce film y compris bien sûr, les autres œuvres sur l' enfance de Alexander Mackendrick, notamment Mandy (1952) histoire d' une petite fille sourde et muette, ainsi que Sammy Going South (1963) sur les tribulations d' un garçon de dix ans en Afrique suite à la mort de ses parents à Port-Saïd.

Zone 1 et exclusivement Zone 1.
Film en couleur de 1965. Durée : 103 mn.
Version audio anglaise, espagnole ou française.
Pas de sous-titre en français, mais ils existent en anglais ou espagnol.
DVD deux faces :
-Une face au format recadré 4/3.
-Une face au format cinémascope respecté et diffusion en 16/9.
Bonne copie, un peu trop granuleuse pendant le générique du début.

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