Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/06/2013

JIL CAPLAN : À PEINE 21. CD. 1987.

chanson française,musiqueSi ma préférence va plutôt à La charmeuse de serpent (1990), l' album suivant À peine 21 (1987) de Jil Caplan toujours avec le génial auteur/compositeur/multi-instrumentiste/producteur Jay Alanski, ce premier disque est d' un sacré niveau à tout point de vue. De la variété française qui n' a d' autre but que d' être de la variété française mais avec une personnalité et une couleur propre et singulière ; tout le contraire de la variété traditionnelle vieillotte type Michèle Torr ou Jean Manson aux grandes voix mal habillées. Ça bouge, c' est frais, c' est jazzy juste ce qu' il faut, ça adopte des rythmes syncopés avec discrétion et subtilité. Quand à la voix de Jil Caplan, c' est la Reine des chattes de gouttière. Son côté androgyne, je ne l' ai jamais remarqué, encore moins sur la photo centrale du livret, et puis elle fait penser à Joëlle (Il était une fois). J' insiste vraiment sur le travail énorme fourni par Jay Alanski, même si son admiration pour ce vieux hibou de Leonard Cohen tellement sénile qu' on n' a pas envie de le clouer à une porte de grange, me rend perplexe. Quatre singles sortiront : Oh! Tous les soirs, Comme sur une balançoire, Cette fille n' est pas pour toi et le dernier Tard dans la nuit qui se termine par un extrait du roman Comme le temps passe (1937) de Robert Brasillach, écrivain collaborationniste exécuté à la Libération, dont voici le (beau) passage :


La nuit était merveilleusement douce
Toujours embaumée par les arbres en fleurs
Ils marchaient côte à côte, par les rues presque désertes
Ils descendaient rue Saint-Lazare
Et leurs pas retentissaient sur l'asphalte des trottoirs
Tantôt la lumière, tantôt l'ombre les caressait
C'était Paris nocturne autour d'eux et bientôt la Seine
Noire et argentée, et argentée.






Les commentaires sont fermés.