Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/03/2013

FAST EDDIE CLARKE : IT AIN'T OVER 'TILL IT'S OVER. 1994.

It Ain't Over 'Till It's Over.jpgJ' aime bien Fast Eddie Clarke. Lorsqu' il faisait parti de Motörhead de 1976 à 1982 et que les punks scatophiles, il y avait toujours une paire de ces ténias coprophages à leurs concerts, crachaient sur la scène et qu' un glaviot atterrissait sur une de ses santiags, Fast Eddie brandissait sa Stratocaster et leur cognait la tronche pour leur apprendre le respect. Parfois, c' était avec une Les Paul. Mais la Strat c' est mieux, elle est un peu moins lourde, et sa tranche est plus contondante. C' est Lemmy qui aimait les punks, pas Eddie... Lemmy donnait des coups de Ricken de temps en temps aussi, même à une époque il se baladait avec des croix gammées en boucle d' oreille et pendentif. Pas de croix gammée avec Eddie, du moins j' en ai jamais vu. Supportait tellement pas les punks Eddie que la collaboration avec la chanteuse des Plasmatics provoqua son départ. Il fonda Fastway avec un chanteur clone de Robert Plant qui lui-même est un clone de Janis Joplin ; le type de voix que je n' aime pas trop. Il devait y avoir l' excellent Topper Headon qui venait de se faire virer de The Clash, on vire aussi dans les groupes marxistes et Lemmy a viré également, avec de l' aide, Phil Taylor en pleine sessions de March ör Die (1992). C' est dommage pour une fois Headon aurait pu participer à un bon album. Le style de guitare ne bougeait pas, style hérité de Link Wray et du Jeff Beck des Yarbirds et de la première version du Jeff Beck Group comme Joe Perry, meilleur qu' Eddie faut l' avouer, mais supérieur à Johnny Thunders. D'ailleurs le premier disque de Johnny Thunders and The Heartbreakers et celui de Motörhead* - celui avec la pochette noire avec le War-Pig blanc, pas On Parole - sont sortis la même année en 1977 produits tout deux par Speedy Keen. Devinez où est la vraie déflagration sonore... Bon, Eddie après les deux premiers albums de Fastway va faire des bêtises en nous bassinant avec trois ou quatre albums de Hair metal (des niaiseries façon Great White ou Poison), des choses qui ne collent pas avec son feeling. Et puis arriva enfin son seul et unique disque solo en 1994. Cet album, je ne vais pas le détailler, il est à prendre d' un seul bloc. C' est le meilleur qu' Eddie ait enregistré depuis Ace of Spades (1980). Sa voix n' est pas la meilleure du monde, mais elle a le mérite d' être honnête et les entrelacs de guitare sont inventifs. Lemmy chante (hurle) sur Laugh at The Devil.

Eddie vient de reformer Fastway avec d' autres membres dont un fabuleux chanteur Toby Jebson à la voix médium remarquable et qui a l' aisance de Paul Rodgers. Eat Dog Eat (2011) est l' album le plus intègre qui soit. Eddie a laissé les coudées franches à Jepson en lui donnant la production et les parties de guitare acoustique, touche pas une guitare acoustique Eddie ! Jamais ! Preuve qu' il sait se mettre en retrait et qu' il n' a pas un égo surdimenssionné. Par contre faut pas lui manquer de respect !

*L' album restera surtout pour ses mid-tempos, genre de rythme que les punks sont incapables d' imprimer : Lost Johnny, Iron Horse/Born To Lose et Keep us On The Road. Lost Johnny figure sur Hall of The Mountain Grill (1974) d' Hawkwind, groupe aimé même de Mick Jones. Lui aussi se fera éjecter du groupe emblématiquemarxisted'unegénérationrévoltéedunofuturtoutletoutim. Drôle quand même ces punkeux qui se comportaient comme le dictateur Ritchie Blackmore.




14:30 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.