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22/04/2012

LES FEMMES S'EN BALANCENT (1954) de BERNARD BORDERIE avec EDDIE CONSTANTINE, NADIA GRAY, DOMINIQUE WILMS et DARIO MORENO. DVD.

film francais,cinémaMon commentaire portera uniquement sur la version DVD du studio Pathé que je possède, pas sur la version René Chateau que je ne connais pas.

Il me semblait bien en farfouillant dans mes souvenirs, que Les femmes s' en balancent (1954) était le meilleur de la série Lemmy Caution avec le nonchalant Eddie Constantine, et son fameux accent américain traînant. Il faut dire que pour cette édition, ils nous ont remasterisé cela aux petits oignons. La copie est magnifique. La photographie de Jacques Delamare est un très beau noir et blanc non contrasté qui fait plaisir aux mirettes. La réalisation de Bernard Borderie est aérée et soignée, prend son temps, aménage des scènes en extérieur au bord de mer. La musique de Paul Misraki exécutée surtout à base de percussions est très originale. Un film fait sérieusement mais qui ne se prend pas au sérieux. Souhaitons que La môme vert de gris (1953), le premier Lemmy Caution, bénéficiera un jour d' un bon coup de polish ; l' édition chez René Chateau est très regardable mais tout de même...

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Au-delà d' une intrigue assez tordue pour retenir l' attention, une affaire de faux billets de mille dollars aux multiples pistes, les attraits sont avant tout les dialogues à l' emporte pièce, les bastons à gros coups de poings et bien sûr l' érotisme de ces dames. Car si les femmes s' en balancent, elles balancent surtout leur popotin joufflu typique des formes généreuses féminines des années cinquante, et Bernard Borderie les filme avec une certaine délectation. Nadia Gray est belle et surtout très femme, mais la palme revient à Dominique Wilms. Si dans La môme vert de gris (1953), Eddie Constantine lui dit qu' elle embrasse comme une saucisse, on peut rajouter qu' elle joue aussi comme une patate et cela n'a, et c' en est un comble, aucune importance. Son apparition en short reste un must, et la manière dont Eddie Constantine la reluque sous toutes les coutures, nous fait regretter qu' une seule chose, que l' on ne soit pas à sa place ! Vous Pigez ! Alors si vous voulez passer un excellent moment de détente et de pur divertissement, ce film est le parfait remède contre la morosité. Personnellement, je l' ai visionné trois fois d' affilée !

Bonus :
1) Une interview de Eddie Constantine de l' inévitable François Chalais en 1955 d' une durée d' environ 6 mn.
2) Galerie de photos.
3) Filmographies.
4) Un beau petit livret sur la maison Pathé, sur le film et Eddie Constantine.

Film en noir et blanc de 1954. Durée de 105 mn. Format 4/3.
Version audio française avec sous-titres pour sourds et malentendants en option.
Bande-son remasterisée en dolby stereo 5.1 et 2.0.
Très bonne copie.





18/04/2012

THE NEW CENTURIONS (Les flics ne dorment pas la nuit) de RICHARD FLEISCHER avec STACY KEACH, GEORGE C. SCOTT, JANE ALEXANDER, SCOTT WILSON, ROSALIND CASH et ERIK ESTRADA. 1972. DVD.

film noir,cinémaPeut-être l' un des polars des années 70 le plus désespéré et le plus noir qui soit... Tiré du premier roman de Joseph Wambaugh, ancien policier devenu écrivain qui devint populaire même dans nos contrées, Philippe Garnier fit à l' époque sur lui un article dans le magazine Rock'n'Folk, The New Centurions (1972) racontent la vie de policiers qui patrouillent la nuit dans les bas quartiers de Los Angeles.

Le film essaie de démontrer que la frontière entre le fait de prendre plaisir en tant que flic à différentes situations tendues et dangereuses, et celui de faire simplement son métier, et donc d' appliquer seulement la loi, est des plus mince. C' est devant ce dilemme que se trouve confronter le personnage de Stacy Keach, qui se destinait à une carrière d' avocat en prenant des cours du soir, études qu' il abandonnera bien vite au désespoir de sa femme qui le quittera. Son coéquipier et mentor incarné par George C. Scott, qui lui apprendra son travail, ne se remettra pas de sa retraite, l' air des rues des ghettos lui manque, il ne peut y avoir pour lui qu' une seule issue et elle sera fatale.

Richard Fleischer, qui était à ce moment-là guère en odeur de sainteté, en gros on le prenait pour un mercenaire de la pellicule, donne une leçon de mise en scène à plus d' un. Le film ne se passe à de rares exceptions qu' à l' extérieur du commissariat, pas de scènes pesantes dans les salles d' interrogatoires. Les affrontements avec différents protagonistes font l' importance du film, et la menace ne vient pas seulement d' un braqueur de banque preneur d' otage, de bagarres avec des membres de gangs rivaux, mais peut surgir d' une porte de voiture ouverte trop vite, d' un homme ivre au petit matin en haut d' un escalier. Le scénario de Stirling Silliphant - Robert Towne futur auteur de Chinatown (1974) de Polanski y aurait participé -, laisse place à des zones opaques, n' explique pas tout. La photographie de Ralph Woolsey rend les nuits blafardes à souhait, la musique de Quincy Jones est discrète.

Film en couleur de 1972. Format 2.35:1 (cinémascope) respecté. Durée de 103 mn.
Version audio française et version audio anglaise sous-titrée française.
Zone 1 et exclusivement zone 1.
Très bonne copie.
Les petits bonus ne présentent aucun intérêt, hormis la bande-annonce.

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23:51 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film noir, cinéma

08/04/2012

TOMAHAWK (1951) de GEORGE SHERMAN avec VAN HEFLIN, YVONNE DE CARLO, PRESTON FOSTER, SUSAN CABOT et ALEX NICOL. DVD.

film, westernSi on ne peut omettre que la qualité première de ce western est l' interprétation de Van Heflin, le comédien le plus intègre de son temps avec Robert Ryan, et de son parti pris ouvertement pro-indien, peut-être plus que La flèche brisée (1950) de Delmer Daves où le romantisme est présent, ou La porte du Diable (1950) de Anthony Mann qui est un peu handicapé par Robert Taylor, une autre valeur de Tomahawk est la compétence de George Sherman dont on peut réviser le jugement hâtif fait à son encontre, que ce soit par Christian Viviani disant que Sherman n' est qu' un prolifique artisan, le plus souvent anonyme, connaissant cependant son métier, ou la notice incendiaire et de mauvaise foi de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans Cinquante ans de cinéma américain. Dans le domaine de la mauvaise foi, Tavernier et Coursodon y vont aussi plein pot sur Don Siegel et Joseph Newman ; par contre sur William Wyler, ils ont raison.

Certaines personnes vont bien sûr nous ennuyer (le verbe est faible) avec les erreurs historiques et surtout chronologiques du film, ou plus spécialement la précipitation des évènements tel que l' explique Patrick Brion dans sa présentation du DVD. Un film n' est en aucune cas une vérité historique, ce qui est important c' est le message qu' il véhicule, en l' occurrence sa vision de l' expansion des blancs américains, qui ne s' occupe guère des conséquences de l' ouverture de cette route d' un fort à travers le territoire sioux, ce qui perturbera les terres de chasse, et donc la survie des Indiens. Van Heflin, dans la peau du mythique Jim Bridger, utilise toute sa science d' acteur pour nous faire comprendre l' imbécillité de cette option. Il faut signaler aussi la scène, où il raconte comment sa femme indienne et son enfant ont été massacrés, qui est des plus émouvante. On peut reprocher la vision un tantinet radical du personnage incarné par Alex Nicol, figure négative et lâche rappelant le pire des SS, et les silhouettes féminines de Yvonne De Carlo - dont on attend toujours une copie décente de Salomé (1945) de Charles Lamont - et Susan Cabot (la jolie petite indienne) qui ne sont pas assez développées ; il faut dire que le film ne dure que 82 minutes.

L' intervention de Bertrand Tavernier est pédagogique - il explique l' originalité des entrées de champ des personnages dans le cadre par exemple -, et elle est surtout courageuse. Il admet s' être lourdement trompé sur le compte de George Sherman, et que c' est grâce au critique américain du New York Times David Kehr, critique qui a l' estime de ses confrères américains, qu' il a révisé son opinion sur ce cinéaste dont on peut reconnaître qu' il est un Raoul Walsh en mineur - Sherman possède le même sens de l' espace et de l' action -, ce qui vaut largement mieux que d' être un exsangue William Wyler...

Bonus :

1) Présentation par Patrick Brion d' une durée de 10 mn environ.
2) Présentation par Bertrand Tavernier d' une durée de 27 mn.

Film en couleur de 1951. Format 4/3. Durée réelle de 79 mn environ.
Version audio française. Version audio anglaise sous-titrée française.
Très bonne copie.

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19:32 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, western