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26/09/2011

Guère à la guerre ou le pacifisme dans le cinéma français (1936-1940) de Vincent Lowy.

51wmkictScL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU08_.jpgSi il y eut une spécificité française dans le cinéma d' avant-guerre, c' est effectivement son pacifisme. Vincent Lowy décompose cette thématique en cinq chapitres :

- Chapitre 1 / Debout les morts ! : avec les films La vie est à nous, Double crime sur la ligne Maginot, La grande illusion et J' accuse.
- Chapitre 2 / Le moment munichois à l' écran : avec Alerte en Méditerranée, Actualités Pathé du 5/10/1938, Paix sur le Rhin et Rappel immédiat.
- Chapitre 3 / Les films contre : avec Menaces, Four Feathers, Passage to Marseille et Le serment. La présence de films étrangers sert de comparatif avec les films français.
- Chapitre 4 / Le film capital : avec La règle du jeu.
- Chapitre 5 / Les drôles de films de la Drôle de guerre : avec Untel Père et Fils et Après Mein Kampf, mes crimes.

Beaucoup de vichystes s' en prirent à certain de ces films - La grande illusion surtout mais aussi Quai des Brumes - car pour eux on y trouvait tout l' esprit de la défaite. La plupart des films cités par Vincent Lowy ne faisaient guère référence à l' actualité de l' époque, ils employaient souvent des élipses voire des sous-entendus.

Si l' auteur nous conte la genèse de films qu' il faut sortir de l' oubli - surtout Menaces d' Edmond T. Gréville -, on peut regretter qu' il n' y ait pas un chapitre supplémentaire consacré aux films de trouffions pour trouffions (il en parle succinctement) - Les gaietés de l' escadron (1932) de Maurice Tourneur ou Les dégourdis de la onzième (1937) de Christian-Jaque - qui pullulaient aussi sur les écrans.

On pourra oublier pour un petit moment la démagogie pacifiste et être d' accord avec la citation de Edmond T. Gréville : « J' étais un pacifiste convaincu mais je ne trahissais pas mes principes : faire la guerre à Hitler, c' était faire la guerre à la guerre ».



10:41 Publié dans Blog, cinéma, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, livre

18/09/2011

LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL (The Honeymoon Killers) de LEONARD KASTLE (1969).

film noir,cinémaFilm culte. Film unique de Leonard Kastle qui est avant tout un compositeur d' opéra...

The Honeymoon Killers (1969), tiré d' un fait divers qui secoua l' Amérique d' après guerre, n' est pas juste une recréation du parcours meurtrier du couple Raymond Fernandez (Tony Lo Bianco) et Martha Beck (Shirley Stoler). Couple qui se rencontre par le biais de courrier du cœur. Lui, escroc de femmes esseulées qu' il dépouille de leur argent et bijoux ; elle, infirmière-chef autoritaire mal dans sa peau. Leur rencontre est aussi celle de l' Amour fou. Rien ne doit altérer cette association fusionnelle. Leurs victimes ne sont que des obstacles à éliminer.

Au-delà de cette histoire meurtrière, le parti-pris de la mise en scène de Leonard Kastle est proche du génial. Il alterne plan fixe, travelling avant et arrière et caméra portée à l' épaule dans une photographie d' Oliver Wood qui privilégie le gris presque atone dans le genre documentaire, et de temps en temps une lueur vive électrique brillante, comme si on voulait nous rappeler tout au long du film que Raymond et Martha finiront sur la chaise électrique le 8 mars 1951.

Si ce fut une étape importante pour la carrière de Tony Lo Bianco, cela n' est pas le cas pour Shirley Stoler, c' est sa première apparition à l' écran et le rôle de sa vie. Il aurait été assez passionnant que des stars tel que Elisabeth Taylor ou Shelley Winters sujettes à l' embonpoint facile incarnent Martha Beck.

Film en noir et blanc de 1969.
Format 16/9 (le format original est 1.85:1, ici c' est 1.78:1 donc très peu de perte). Durée : 1 heure 43 mn environ, pas 1 heure 47 mn comme indiqué sur la jaquette.
Version originale sous-titrée française. Version audio française.
Bonne copie.

BONUS:
1) Biographies de Tony Lo Bianco, Shirley Stoler et Leonard Kastle.
2) Filmographie de Tony Lo Bianco.
3) Bande-annonce.
4) Entretien sous-titré français intéressant avec Leonard Kastle d' une durée de 8 mn 30.
5) Entretien avec Stéphane Bourgoin d' une durée 21 mn 30 environ. Cela devient un peu lassant que Stéphane Bourgoin soit présent dès qu' il s' agit de sérial-killer. Il y a d' autres experts et bien meilleurs que lui.
6) Galerie de photos.

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17:50 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film noir, cinéma

04/09/2011

LA FEMME AUX REVOLVERS (MONTANA BELLE) de ALLAN DWAN (1952).

51dpSw+0nXL._SL500_AA300_.jpgL' intérêt de ce film est plutôt d' ordre cinéphilique dans le domaine du western. Jane Russell y incarne Belle Star, une femme qui a réellement existée. On peut y voir une sorte de pré-Johnny Guitar (1953), Scott Brady tient quasiment le même rôle, plutôt qu' une vérité historique, on acoquine Belle Starr avec les frères Dalton, sur la célèbre hors-la-loi qui n' était pas si belle que cela. Au moins avec Jane Russell, on y gagne largement au change... et puis vive la fantaisie historique : saluons Alexandre Dumas !

Comme nous l' explique Serge Bromberg dans sa présentation, le film fut tourné en 1948 mais sorti sur les écrans en 1952 à cause de Howard Hughes. Jane Russell n' est pas tout-à-fait à son aise, on la sent en répétition de ses futures rôles chez Hawks, elle chante dans ce film deux chansons dont la première avec une vulgarité très sensuelle, et surtout chez Walsh où elle développera son personnage de femme franche et indépendante : vive Raoul ! Le pommadé George Brent nous prouve qu' il est toujours aussi mauvais acteur. Jack Lambert compose un indien hors-la-loi assez rigolo. Forest Tucker est remarquable en rival de Scott Brady...

Le film est à visionner aussi pour son abominable procédé couleur Trucolor, le Technicolor du pauvre. Le bleu est aciéré, le rouge inexistant et le vert... je le cherche encore. Il vaut mieux mettre le paramètre couleur de la télévision sur zéro.

Et Allan Dwan dans tout cela ? Il fait au mieux...

Le Dvd est en version originale anglaise sous-titrée française ou en version originale sans sous-titres. Pas de version audio française.
Durée : 82 mn. Format : 4/3.

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15:10 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, western