Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/07/2011

STERLING HAYDEN : WANDERER. (autobiographie de 1963).

41thk4+dcvL._SL500_AA300_.jpgLA MER ET LES ENFANTS D' ABORD.

Déjà, il faut remercier François Guérif d' éditer enfin cette autobiographie de Sterling Hayden parue en 1963 de l' un des acteurs les plus atypiques d' Hollywood. C' est son fils Julien Guérif qui en a assuré la traduction.

Sterling Hayden (1916-1986) n' était pas né pour être acteur, comme Robert Mitchum. Il était né pour être marin ou plus exactement un voyageur. Sterling Hayden est surtout un grand solitaire. Son nom, il ne le doit pas à son père biologique George Walters, mais au second mari de sa mère James Hayden. Un sacré numéro celui-là, tout le contraire de George. James est un arnaqueur de première, montant des affaires vouées irrémédiablement à l' échec, incapable de prendre un travail normal et qui disparut du jour au lendemain. C' est pendant cette période que Sterling va parcourir plusieurs États, où la famille Hayden vit de pension en hôtel, dans cette Amérique en proie à la Grande Dépression. Son enfance est faite de solitude, de rêves et de trois années sans mettre les pieds dans une école. D' ailleurs quand enfin il les met, c' est pour en fuguer, car il veut embarquer sur une goélette depuis qu' il a vécu sur une petite île près du port de Boothbay...

Bon, je ne vais tout de même pas tout vous raconter. Ses tours du monde en mer. Ses deux premiers films oubliés avec la belle Madeleine Carroll qui devint sa femme. Son engagement pendant la seconde guerre mondiale dans l' OSS, futur CIA, où il combattit avec la guérilla de Tito (futur Dictateur communiste de la Yougoslavie, qui eut comme tout Dictateur communiste des camps d' internement pour ses opposants). Son retour après-guerre à Hollywood. Son engagement pendant sept mois au Parti communiste américain qui lui valut de gros ennuis auprès de la Commission McCarthy, il donna des noms, il s' en voudra toute sa vie. Son audition devant John Huston pour Asphalt Jungle (1950) où il parle peu de Marilyn mais plus de Jean Hagen. Par contre il ne parle pas du tout de Douglas Sirk et Ann Sheridan, de Nicholas Ray et Joan Crawford, de Andre De Toth, de Kubrick, de Stuart Heisler ni de Bette Davis et Natalie Wood, de Robert Wise et Jane Wyman, de Joseph H. Lewis. Il y a une rencontre rigolote avec Errol Flynn, entre dingues de goélettes et voiliers c' est normal, dommage qu' il y en a pas une avec Steve Cochran, autre acteur dingue de tout ce qui flotte avec des voiles tendues par le vent... et de petites nanas.

Sterling Hayden ne nous cache rien de ses salaires hollywoodiens, il donne les chiffres, qu' ils trouvent mirobolants pour le peu de travail fourni ainsi que des pourcentages octroyés à ses avocats et agents. Quant à son divorce de sa deuxième femme, dont il tait le nom, de son combat avec les juges pour la garde de ses quatre enfants, c' est une part essentielle de ce petit pavé d' environ 670 pages écrit dans un style fort et vrai.

10:53 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : autobiographie, cinéma

Les commentaires sont fermés.