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30/04/2011

TED NUGENT : MOTOR CITY MAYHEM. DVD.

61FgTaFUDlL._SL500_AA300_.jpgEnregistré et filmé le 4 juillet 2008 à Detroit pour fêter son 6000ème concert, Ted Nugent est toujours aussi fringuant et énergique à soixante balais. C' est toujours un grand showman. Il est toujours aussi fin guitariste, il maîtrise son instrument avec tellement de facilité que l' on a l' impression que sa guitare joue toute seule, et ses glissandos où il arrive au même effet que s' il utilisait un bottlenek. Une merveille pour les oreilles car le son en DTS Surround Sound ou en Dolby Digital 5.1 ou en Dolby Digital Stereo est excellent. L' image en 16/9 fait très vidéo. Ted Nugent est éclairé sans arrêt par le light show, le public est un peu trop souvent dans la pénombre, l' égo démesuré du gonzo est connu.

Les grands hits des années 70 sont pratiquement tous là : Motor City Madhouse, Wango Tango (ah celui-là est de 1980), Free For All ; Need You Bad chanté par son bassiste Greg Smith ; Weekend Warrior, Stormtroopin', Dog Eat Dog, Wand Dang Sweet Poontang ; le trio Hey Baby, Cat Scratch Fever et Stranglehold avec son complice des années de gloire le chanteur guitariste Derek St Holmes ; l' éternel Baby Please Don't Go et Great White Buffalo pour la période Amboy Dukes. Et puis il y a des surprises comme la venue de Joe Podorsek qui lui donna ses premières leçons de guitare ou cette reprise de Jenny Take a Ride en hommage à Mitch Ryder - surtout lorsque l' on sait que Mitch Ryder traita Ted Nugent de vendu - avec la présence du batteur originel des Detroit Wheels Johnny "Bee" Badanjek. Il manque tout de même dans les hits Just What the Doctor Ordered, à la place on a droit à Love Grenade extrait du bon album du même nom paru en 2007.

Et malheur de grand malheur, il faut se farcir l' introduction patriotique avec sur scène une rangée d' hommes et de femmes en treillis militaires (ben oui, les USA sont en guerre) et la prestation plus agréable d' une belle blonde en bikini sortie d' une pièce montée en carton pâte, tout cela sur l' air de l' hymne américain Star Spangled Banner. Mais il y a pire, tel ce freedom hurlé par Ted Nugent qui tend dans chaque bras un fusil d' assaut (là, on frôle l' hystérie)... et la chanson Fred Bear - seule mauvaise chanson du DVD - consacrée à un célèbre chasseur à l' arc, avec des images de Ted Nugent nous le montrant à la chasse au gibier, tuant cerfs et volatiles divers... ça vous rendrait presque végétarien...

Hormis donc ces bêtises ou plutôt ces égarements, ce dvd est de bonne qualité.
Pas de bonus.



22:51 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : métal, musique

27/04/2011

JEFF BECK : CRAZY LEGS (1993). CD.

41EMsosd7yL._SL500_AA300_.jpgQue Jeff Beck veuille rendre hommage à Cliff Gallup, pourquoi pas ? Mais ce qui intéressant, c' est de comparer les versions beckiennes aux originales exécutées par le guitariste de Gene Vincent au coup par coup - il faut toujours avoir une compilation de Gene Vincent chez soi -, et là il faut être sourdingue pour ne pas remarquer que Jeff Beck « copie » Cliff Gallup, sans compter le même solo de sax de Say Mama. On n' est pas à l' époque de Beck-Ola (1969), où il faisait des reprises iconoclastes en compagnie de l'ex-fossoyeur écossais aux cheveux qui défient l' apesanteur, Rod Stewart pour les dames, du King Elvis - n' oublions pas que le King est mort sur le trône, vive le King ! - tel que All Shook Up et Jailhouse Rock ; après tout ce n' est pas le principe de l' album Crazy Legs. Mais ce n' est pas dans cette direction de recréation du rockabilly que l' on attend Jeff Beck. On attend de Jeff Beck qu' il fasse avancer la technique guitaristique avec la concision qu' on lui connaît, pas une note de moins ni de trop, comme il le fit avec Wired (1986), There and Back (1980), Jeff Beck's Guitar Shop (1989) ou Who Else ! (1999) ; certainement ses quatre meilleurs albums instrumentaux. Ou du moins d' entériner son style instrumental avec son superbe dernier CD paru en 2010 Emotion & Commotion. Ce Crazy Legs de 1993 se tourne vers le passé, un brin de nostalgie certainement... ben si je me repassais La blonde et moi (1956) de Frank Tashlin avec Jayne Mansfield - il faut toujours avoir un film avec Jayne Mansfield chez soi.


11:50 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique

25/04/2011

ISTVAN SZABO : COLONEL REDL (1985). DVD.

41A5B9FG70L._SL500_AA300_.jpgLe générique au début du film : « Cette histoire ne repose pas sur la réalité. Les actions des personnages ont été inventées. Ce film s' inspire de l' œuvre d' Osborne : "A Patriot For Me" et d' évènements historiques. ». Effectivement, le personnage Alfred Redl a réellement existé. István Szabó réclame ne donner qu' une œuvre cinématographique, ainsi que sa vision de l' Empire austro-hongrois précédent la première guerre mondiale.

Dans cet Empire très militarisé, la condition sociale de Alfred Redl (Klaus Maria Brandauer) issu d' une modeste famille de Galicie, monarchiste convaincu et idolâtre dès l' enfance - il écrit et récite à l' école un poème dédié à Sa Majesté -, ne peut être qu' un obstacle à son arrivisme forcené. Son ascension dans la hiérarchie militaire ne peut se faire sans divers protecteurs successifs : le Maître d' école, le directeur de l' Académie militaire ou un Baron officier (Hans Christian Blech). Son fanatisme pour l' Empereur François-Joseph et sa bisexualité seront des pièges qui provoqueront sa chute. Amant de la sœur (Gudrun Langrebe) de son ami aristocrate (Jan Niklas), cette relation pourrait le stabiliser, mais cette femme est mariée... elle lui arrange un mariage de convenance avec une jeune viennoise...

Interprétation mémorable de l' ambitieux acteur Klaus Maria Brandauer. La photographie audacieuse de Lajos Koltai est nimbée de sources de lumière « blanche » scintillante. La musique de Zdenko Tamassy est discrète. La réalisation de István Szabó est d' un classicisme épuré et traduit beaucoup d' éléments par l' image ; les séquences s' enchaînent avec une grande souplesse. Plutôt que d' évoquer Luchino Visconti, on aurait tendance à penser aux films muets de Erich Von Stroheim ; le sujet lui aurait certainement plu. Von Stroheim était dans l' armée autrichienne mais il ne put accéder à être officier dans la cavalerie, car ce poste était interdit aux personnes d' origine juive, d' où sa fuite aux États-unis (arrivé à Ellis Island le 25 novembre 1909). L' antisémitisme est aussi abordé dans le film de Szabó.

Film en couleur de 1985. Format 16/9. Durée environ 137 mn.
Version originale allemande avec ou sans sous-titres français.
Bonne copie.
Bonus : une interview de István Szabó d' une durée de 26 mn.

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15:05 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma