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25/03/2011

URSULA ANDRESS par PATRICK MEIER et PHILIPPE DURANT.

biographie,cinémaUrsula Andress, que de souvenirs... et que de déceptions... Dans cette biographie hagiographique, où les auteurs nous expliquent que sa mauvaise filmographie n' est pas due à l' actrice (?) mais aux circonstances (ah bon...), aux passions amoureuses (ben tout le monde en a...), au fait qu' il n' y avait plus de grands réalisateurs (là on rit...)... on est quand même un peu déçu de ces explications pour le moins ténues. On est plus intéressé par la lecture de ses amours, de Daniel Gélin à Harry Hamlin en passant par James Dean, John Derek, Jean-Paul Belmondo ou Fabio Testi. Dans les films James Bond contre Dr No (1962) et Soleil Rouge (1971), il faut attendre le milieu de la projection pour enfin l' apercevoir. Ursula Andress sera vouée ensuite dans les années soixante-dix à la série Z italienne et aux films pour ville de garnison. Son seul rôle vraiment important, où elle déploiera un peu de qualité dramatique, est Le crépuscule des aigles (1966) de l' excellent John Guillermin.

Il faut se rendre à l' évidence et reconnaître deux ou trois petites choses, l' accent suisse allemand qu' elle ne voulu jamais corriger ou le fait de ne pas prendre de cours de comédie alors qu' elle était embauchée et payée par la Paramount pour ces fameux contrats de sept ans que Hollywood proposait, bref d' apprendre son métier, lui aurait offert une meilleure assise auprès des professionnels du cinéma. La petite rebelle attitude ridicule qu' elle adoptera fait sourire : je suis une femme libre, j' aime pas les contraintes, je... je... je... Avec Ursula Andress, on aurait tendance à paraphraser Jean-Luc Godard et donc de dire qu' elle n' était pas habitée par le cinéma mais qu' elle habitait le cinéma. Cela lui permettait de bien en vivre, de parcourir le monde et de se divertir. D' ailleurs elle avoue être devenu adulte à quarante-quatre ans quant elle eut son enfant Dimitri.

Pour en revenir au livre, on y trouve un grand nombre de photos, certaines topless mais malheureusement pas d'autres dans le plus simple appareil, toute sa carrière s' est surtout concentrée dans cette optique. La reproduction d' affiches des films et environ d' une centaine couvertures de magazines aussi diverses que Paris-Match, Nous Deux, Intimité, Photo, Vogue, Elle, Lui, Jours de France, Life, Ciné Monde, Parade, Esquire, Sportsman, L'express, Playboy, L'illustré... Là se trouve la véritable contribution de Ursula Andress, ainsi que son engagement dans Armées contre le temps, campagne pour la prévention de l' ostéoporose, maladie qu' on lui décèlera à l' âge de soixante-quatre ans.

Un ouvrage à posséder tout de même pour les nostalgiques et admirateurs de la très belle Suissesse.

biographie,cinéma
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Dans Défense de toucher (1975) de Rossati, film italien pour ville de garnison comme en tournait beaucoup Cinecittà à l' époque, Ursula enlève souvent sa petite culotte, l' extrait s' arrête au moment où cela devient encore plus intéressant...



22:12 Publié dans Blog, Film, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

22/03/2011

CRYSTAL GAYLE : DON'T IT MAKE MY BROWN EYES BLUE. DVD.

31JSZ2D33CL._SL500_AA300_.jpgAttention à la jaquette trompeuse, il ne s' agit pas d' un concert de Crystal Gayle des années 70 ou 80 mais d' une prestation de juin 2005 à Dickson dans le Tennessee ; ce qui n' est quand même pas très correct, car Crystal a 54 ans et elle est superbe. Du moins beaucoup mieux que ses concurrentes Linda Ronstadt ou Emmylou Harris ; Dolly Parton étant hors concours, on ne sait plus ce qui est naturel chez elle. C' est vrai que Crystal Gayle est la benjamine des chanteuses de country révélées dans les seventies, mais c' est aussi la moins bien considérée par les aficionados à cause certainement d' une discographie qui s' est parfois égarée vers la variété internationale un peu facile, ou à des erreurs flagrantes comme la reprise du Ain't No Love In The Heart Of The City créée par Bobby Bland.

Cet agréable concert d' une durée de 70 minutes au format 4/3 reste surtout dans le registre country avec quelques sonorités jazzy. Les classiques de la belle y sont interprétés Green Door, Why have You Left The One, Talking In Your Sleep, le hit des hits Don't it Make My Brown Eyes Blue... et When I Dream qui clôture le concert. Mon moment préféré est le passage acoustique avec Ready For The Times To Get Better et Midnight In the Desert. Les passages pénibles, c' est qu' il faut supporter les interventions de sa sœur choriste Peggy Sue (une Dolly Parton du pauvre)... enfin chacun a ses boulets à traîner dans la vie. Quand à la chanson patriotique You Don't Even Know My Name, Crystal soutient en bonne sudiste l' armée américaine comme Lynyrd Skynyrd avec le titre Red, White & Blue sur Vicious Circle (2003), eh bien je ne sais pas quoi en penser... c' est une femme qui l' a écrite Sally Mud. Le medley Gospel est très bien, c' est surtout dans cette direction que la carrière de Crystal Gayle s' est orientée ces derniers temps.

BONUS :
- Un petit documentaire intitulé My Old Kentucky Home, Crystal chante avec son papa et sa pénible sœur...
- Un album de photos où il faut tolérer la vue à côté de Crystal Gayle de Condoleezza Rice et de Margareth Thatcher.
- Un tout petit reportage sur les musiciens.
- La liste des albums de Crystal Gayle.

Aucun sous-titrage.


23:34 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique

17/03/2011

BERNARD BLIER : UN HOMME FAÇON PUZZLE par JEAN-PHILIPPE GUERAND.

51SJf5dYYVL._SL500_AA300_.jpgOn se dit, ça y est on va réduire, vu le titre du livre, la carrière de Bernard Blier à un diseur de répliques d' Audiard. Bon, heureusement ce n' est pas le cas. Pour commencer Jean-Philippe Guerand a eu l' aval de Bertrand Blier qui présente l' ouvrage et il a consulté un paquet d' achives : émissions de radio et télévision, entretiens divers, biographies de comédiens et réalisateurs, ouvrages de journalistes-critiques de cinéma... tout cela est répertorié dans un lexique à la fin de ce bouquin qui fait tout de même environ 530 pages pour la partie biographique. Bien sûr, on pourrait trouver rébarbatif cette succession de noms propres, mais non, tout cela se lit très agréablement. Au regard du travail fourni, on peut dire bravo à Jean-Philippe Guerand qui est journaliste à Télé-Obs et à Le Film français donc exerçant dans la presse populaire, ce qui vaut mieux que d' écrire dans Télérama ou Les Inrocks qui sont des retourneurs de veste notoires. Il a aussi connu Bernard Blier qu' il a interviewé deux fois en 1985 et 1986.

Pour en revenir à Bernard Blier rien ne nous est caché de son caractère impétueux, de ses haines tenaces voire de sa mauvaise foi. Il fut marié à deux reprises, sa première union ne s' est pas très bien terminée et cela causa une relation tumultueuse avec sa fille Brigitte. Il était aussi un bon vivant, un bibliophile averti et il adorait les randonnées en montagne. C' était avant tout un passionné de théâtre, il n' abandonna jamais la scène. En ce qui concerne le cinéma après des apparitions, vint les véritables débuts dans les seconds rôles avec Entrées des artistes (1938) ou Le jour se lève (1939) pour cet élève et admirateur de Louis Jouvet. Prisonnier dans un stalag pendant la guerre, il s' en libère et retourne à des seconds rôles plus importants avec La Symphonie fantastique (1941) et Marie-Martine (1942). Après guerre enfin les grandes interprétations dans Quai des Orfèvres (1947), L' école buissonnière (1948), Manèges (1949), Avant le déluge (1953), Le dossier noir (1955)... Les années 60 ne furent pas si heureuses que cela car il n' y a pas eu que du Lautner-Audiard, du Grangier-Audiard, du Verneuil-Audiard... mais aussi des pitoyables Robert Thomas ou Louis Grospierre et surtout Bernard Blier retourna souvent à l' emploi de second rôle. Dans la décennie suivante Pierre Richard, Jean Yanne, Robin Davis, Bertrand Blier, Alain Corneau lui donneront des personnages marquants et très divers. Bernard Blier a eu en Italie chez Risi, Comencini et surtout Monicelli une grande activité que l' on oublie souvent.

Ce qui est vrai à propos d' Audiard qui d' autre que Bernard Blier pouvait dire cette réplique dans Un idiot à Paris (1966) : « J' ai eu deux garçons, je les ai mis tout bébés à l' Assistance ! C' est le meilleur collège de France, notre Oxford, notre Havard !... Je les ai récupérés à dix-huit ans, admirablement formés pour les luttes de la vie ! Aujourd' hui, ils sont le portrait de leur père ! Cent pour cent cannibales ! ».



12:23 Publié dans Blog, Film, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma