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10/02/2011

JOHN WAYNE dans IWO JIMA (Sands of Iwo Jima) d' ALLAN DWAN.

film,guerreSi il y a un genre du cinéma dans lequel John Wayne n' a guère excellé, faute à des scénarios basiques voire idiots, c' est bien dans le film de guerre. Mettons à part, ceux réalisés par John Ford bien entendu... et ce Iwo Jima.

Iwo Jima (1949) - dont le gros défaut est la musique de Victor Young emphatique et patriotique, nous obligeant quasiment à nous boucher les oreilles -, même si il fait parti des films commémorant les victoires américaines, possède des scènes marquantes très réalistes. Le massacre de deux soldats américains dans une tranchée alors qu' ils n' ont plus de munitions, leur copain étant allé en chercher mais il s' est attardé pour boire un café. Un soldat blessé dans la nuit appelle : « Brancardier », John Wayne dit : « C' est peut-être un piège des Japs. Ils l' ont fait à Guadalcanal. », ensuite le soldat blessé crie : « Stryker », c' est le nom du personnage joué par le Duke qui ordonne de ne pas bouger. Les scènes de batailles faites de séquences reconstituées et d' archives sont bien agencées ; la photographie de Reggie Lanning est assez raccord, étant donné la technicité de l' époque.

Un moment tragique que l' on penserait écrit par Eric Maria Remarque : un jeune soldat marche parmi d' autres, il est abattu, dans sa poche un livre dont le titre est Nous avions le cœur jeune et joyeux...

La première demi-heure est conventionnelle. Elle représente les entraînements militaires avec humour godillot, ainsi que les sorties alcoolisées des troufions dont un, John Agar acteur exécrable mais bon quant il est dirigé par John Ford où ici Allan Dwan lequel est un réalisateur d' une synthèse remarquable, se marie avec la jolie Adele Mara. Le reste du film où la progression dramatique est de plus en plus violente nous prépare à la montée célèbre du Mont Suribachi. John Wayne, dont le rôle de dur de dur en prend un coup notamment dans ses rapports avec John Agar, a des plans fixes et silencieux sur son visage qui nous prouvent qu' il était un très bon acteur. Le mythe du John Wayne indestructible tombe aussi, mais pour cela il vous faut regarder ce film dont le final vous surprendra.

Film en noir et blanc de 1949. Format 4/3. Durée : 105 mn.
Version anglaise sous titrée française. Version audio française.
Bonne copie mais le niveau sonore n' est pas toujours égal.
Pas de bonus.

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21:13 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, guerre

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