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06/02/2011

LE TEMPS DE LA COLÈRE (Between Heaven and Hell) de RICHARD FLEISCHER.

41Z7VAK8E5L._SL500_AA300_.jpgCe film de guerre est scénarisé par Harry Brown, écrivain et journaliste militaire pendant le second conflit mondial, d' après un roman de Francis Gwaltney, lui aussi ancien vétéran qui servit dans le pacifique où se passe l' action de cette œuvre. Il est réalisé par le précis Richard Fleischer, que les critiques traitaient de tâcheron voire de "yes-man", cinéaste professionnel servant avant tout son sujet.

« Le temps de la colère » nous présente la vie du soldat sur son théâtre d' opération ; son quotidien fait de courage, de peur, de fatigue et de souffrance. Les différents actes nous expliquent que l' on ne naît pas héros ou lâche, mais que l' on peut exécuter un acte de bravoure et être tétanisé par la peur ensuite ; cela est excellemment interprété par Robert Wagner. Buddy Ebsen est très bien aussi en soldat protecteur et compréhensif. Tout ce qui tourne autour de Broderick Crawford, dans le rôle d' un officier à l' esprit tordu et obsédé par les tireurs isolés, est très intriguant ; ses relations homosexuelles avec ses deux assistants-gardes du corps sont subtilement écrites et suggérées dans ce film tourné en 1956.

La (petite) partie se passant dans le sud des États-unis est la plus faible, surtout à cause de l' actrice Terry Moore, on se demande pourquoi elle est en deuxième position au générique tant son apparition est courte ; elle est d' une beauté quelconque et son jeu n' est guère brillant. Ce segment a tout de même le mérite de nous exposer comment est créée une garde nationale, situe les positions sociales des protagonistes et, plus tard, nous fera comprendre que l' armée peut casser les barrages sociaux ; si l' armée a une vertu, c' est celle-là. Mais ce barrage, l' ami de Robert Wagner, le Lieutenant joué par Tod Andrews, de la même riche classe sociale que lui, tient à le maintenir. Son beau-père, le Colonel incarné par Robert Keith, a un comportement humain mais très paternaliste envers ses hommes ; on le croirait sorti d' un film de John Ford.

Le propos qui conclue le film est universel et pourrait aisément être transposé dans n' importe quel conflit ; ces soldats ne veulent qu' une seule chose : après avoir accompli leur part de cette guerre, ils veulent rentrer chez eux... et certainement l' oublier.

La photographie en couleur de Leo Tover est plutôt neutre. Musique ronflante de Hugo Friedhofer qui dessert par moment le film.

Film en couleur de 1956. Format : 2:35 (cinémascope). Durée : 90 mn.
Version originale anglaise sous-titrée française. Version française.
Bonne copie.
Pas de bonus.

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13:38 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, guerre

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