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29/01/2011

LE SIGNE DE LA CROIX (1933) de CECIL B. DEMILLE.

51jtNveXh3L._SL500_AA300_.jpgDans le domaine des films consacrés aux divers supplices et persécutions subis par les premiers chrétiens dans la Rome antique, « Le signe de la croix » (1933) est un must qui vaut le coup d' être visionné pour plusieurs raisons bonnes et mauvaises.

Cecil B. DeMille sait où placer sa caméra, le cadrage est léché et précis. Il sait choisir ses collaborateurs : le directeur de photographie Karl Struss nous donne un noir et blanc velouté non-contrasté où de délicats éclats lumineux apparaissent. Toute la technique hollywoodienne est au rendez-vous... parce que pour le reste... lorsque l' on sait que le scénario est une adaptation simplifiée, malheureusement pas la dernière, du roman « Quo Vadis »* du lourdingue Sienkewicz... Ceux qui ont connu les pensions scolaires catholiques l' ont certainement lu, il figurait toujours en bonne place dans la bibliothèque...

On peut effectivement s' amuser de l' interprétation et de l' appendice nasal de Charles Laughton en Néron, de trouver plaisante plastiquement pour une fois Claudette Colbert en Poppée, surtout pendant la séquence où elle prend son bain de lait d' ânesse, à noter qu' elle éclipse aisément Elissa Landi dont le rôle de la chrétienne virginale et sacrificielle est d' un ennui abyssal. « La mort n' est qu'un passage qui mène à notre Père. » : dit-elle, ne pas oublier le P majuscule. Quant à Fredric March vaut mieux se souvenir de ses interprétations chez Mamoulian dans « Dr. Jekyll et Mr. Hyde » (1931) ou Wellman dans « Une étoile est née » (1937).

Les séquences finales dans l' arène - avant il faut se taper les scènes où les chrétiens dans des poses extatiques attendent les flèches décochées par les soldats romains - tombent dans des fantasmes érotomaniaques à la limite du malsain. On y voit de très belles jeunes femmes, chrétiennes bien sûr, juste vêtues (?) d' une guirlande de fleurs, données en pâture aux caïmans ou aux pires sévices, on devinera facilement lesquels, à un gorille. Aux moments des passages à l' acte, on ne voit que les réactions du public qui sont facilement compréhensibles. Il y a des moments grand-guignolesques comme ces combats entre des femmes et des nains teints en noir... parfois Cecil B. DeMille est un cinéaste à peine plus « sérieux » que Ed Wood...

*Cela n' est pas indiqué au générique, mais c' est flagrant. Le générique nous apprend que c' est d' après la pièce de théâtre d' un certain Wilson Barrett.

BONUS :
1) Une galerie de photos.
2) Présentation du film par le peu folichon Luc Moullet d' une durée de 13 mm.
3) Une filmographie sélective donc incomplète et donc inutile de Cecil B. DeMille.

Film en noir et blanc de 1933. Format : 4/3. Durée : 120 mn.
Version anglaise sous-titrée française uniquement.
Très bonne copie.

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13:48 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, péplum

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