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28/08/2010

GEORGE PEPPARD / JOHN GUILLERMIN : LE CRÉPUSCULE DES AIGLES (The Blue Max).

51TP38JVFKL__SL500_AA240_.jpgUn caporal de l' armée allemande (George Peppard) court sur un champ de bataille sur le front de l' ouest en 1916, il se réfugie dans un trou et observe un duel aérien. En 1918 cet homme réalise son rêve et devient lieutenant dans l' aviation. Admirant le baron rouge Von Richthofen, il veut lui aussi devenir un as et obtenir la médaille "The Blue Max". Pour cela, il faut qu' il abatte vingt appareils ennemis...

En dehors de nous montrer un homme ambitieux d' humble extraction prêt à tout pour arriver à ses fins, les portraits secondaires notamment celui de James Mason en général chef de propagande pré-Goebbels est vraiment ignoble. Il va jusqu' à utiliser sa femme, avec son consentement, la superbe Ursula Andress* dont l' accent suisse allemand convient très bien à son rôle de comtesse, pour attiser la rivalité entre George Peppard le fils d' hôtelier et l' aristocratique Jeremy Kemp (le neveu du général !). Toutes ces manipulations se font sous l' œil écœuré de Karl Michael Vogler interprétant le capitaine d' escadrille Otto Heidemann ; mais aussi sous celui de la femme de cet officier intègre, une infirmière incarnée par Loni von Friedl.

On a beaucoup vanté les remarquables combats aériens de ce film, mais on nous montre aussi les sanglants dégâts que commet cette arme nouvelle sur les troupes terrestres, la célébrité des as de l' aviation utilisée comme celle des "stars" actuelles, un hôpital bondé de blessés, les longues files d' attente et les affrontements devant les magasins en ville pour cause de pénurie, le début d' une révolte "rouge"... et la valeur relative des médailles :
- « Il n' y a pas mieux. On respecte ça. » dit Peppard.
- « La médaille, ou l' homme ? » répond Kemp...

La photographie bleutée de Douglas Slocombe (le roi du ciel nuageux à l' aube), la mise en scène fluide et élégante avec la position souvent en contre-plongée de la caméra de John Guillermin (le réalisateur aux travellings fous) nous en mettent plein la vue. Très belle musique de Jerry Goldsmith.

*On peut être étonné par le bronzage intégral d' Ursula Andress qui ne devait pas être trop en vogue dans les années 1910... même dans l' aristocratie allemande.

Film en couleur de 1966. Durée : 2 h 30 mn. Format 2:35 (cinémascope), compatible 16/9.
Langue audio française et anglaise. Sous-titres français. Bonus : bande-annonce.
Très belle copie.

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19:28 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, guerre

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