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16/08/2010

JEAN GALMOT, AVENTURIER de ALAIN MALINE.

51uPKFf3yLL._SL500_AA300_.jpgJean Galmot (Christophe Malavoy) attend sur un navire, la nuit, en compagnie de Blaise Cendrars (Jean-Pierre Bisson) de débarquer en Guyane française. Une foule immense l' attend sur le quai. Il se souvient du jour, plusieurs années auparavant, en 1906, où il arriva dans cette partie du monde pour faire fortune et ce qui l' amena à devenir député de Guyane...

Inspiré de la vie de Jean Galmot, personnage encore très admiré en Guyane, ce film est l' une des rares incursions dans les méandres politiques et financiers de la France d' outre-mer. Si rare que cette œuvre est donc très importante parce que notre cinéma préfère les plongées de Besson dans le grand bleu. Certes la vie de cet homme est ici romancée, par exemple ses histoires d' amour avec une guyanaise - la magnifique Belinda Becker - ou un mannequin de haute couture - la belle Ute Lemper, très bonne idée de distribution. Mais ce film nous montre surtout le combat de Galmot pour la reconnaissance du peuple guyanais et celui contre les notables bourgeois, autant blancs que noirs, ne voulant pas céder leur monopole sur la productivité et les transports, qui l' obligera à faire lui aussi des compromis avec le monde politique de la métropole.

Christophe Malavoy a toujours dit que c' était le rôle de sa vie, on peut regretter que le cinéma ne fasse plus trop appel à lui. On peut revoir aussi dans ce film de très bons comédiens trop tôt disparus : Jean-Pierre Bisson, Benoit Régent, Maxime Leroux. Roger Hanin incarnant le gouverneur nous prouve qu' il n' aurait jamais dû quitter les emplois de second rôle où il excelle. Le réalisateur Alain Maline - ancien assistant de Truffaut, Leroy, Davis et surtout Lelouch (aïe...) - maîtrise très bien son sujet et réussi autant les séquences guyanaises que les scènes à l' assemblée nationale. Malheureusement, l' insuccès du film le fera atterrir à la télé pour servir la soupe à Line Renaud où il coécrira et réalisera "La grande Béké" (1998).

La présence de Romano Musumara ("Comme un ouragan" pour Stephanie, "En rouge et noir" pour Jeanne Mas, c'est lui) comme auteur de la musique peut faire fuir... mais son travail est acceptable, un peu redondant tout de même.

Les dialogues de Daniel Saint Hamont, habituel scénariste-dialoguiste d' Arcady (reaïe...), évitent (pour une fois !) la caricature.

Film en couleur de 1990, d' une durée de 132 mn. Bonne copie.
Format 2,35:1, contrairement à ce qu' indique la jaquette, compatible 16/9.
Version audio française. Pas de sous-titre.

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14:41 Publié dans Blog, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

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