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10/02/2010

ROBERT MITCHUM par FRANÇOIS GUÉRIF

51QV1H3YNZL._SL500_AA300_.jpgCe sacré fainéant de Robert Mitchum, qui s' est toujours plaint des rôles que lui donnaient Hollywood, a dû prendre une sacrée claque quant il a vu où Clint Eastwood, qu' il admirait, a mené sa carrière en la prenant tout simplement en main et sur une grande durée. La devise de Clint Eastwood : « Ma théorie était que je pouvais bousiller ma carrière aussi bien que quelqu'un d' autre le ferait pour moi. Alors, pourquoi ne pas essayer ? ». La devise de Robert Mitchum : « J' aime pas être acteur, c' est un métier déshonorant pour un homme ». Il faut y comprendre : C' est un métier pour une femme.

Bien sûr, Mitchum a eu sa maison de production, la DRM. Pour quelques films, "Thunder Road" (1958) et "L' aventurier du Rio Grande" (1959) par exemple. Mais certainement sur l' impulsion de sa femme. Le D de DRM, c' est pour Dorothy. Dorothy Mitchum considérée par beaucoup comme la femme la plus intelligente d' Hollywood. Car fallait être intelligente pour supporter un énergumène pareil. Ces bons mots, tous recensés dans ce livre, démontre plutôt un manque de confiance en soi, un écran de fumée. C' est bien de raconter des histoires pour faire marrer le monde, mais à condition que la moitié de la filmographie du phénomène ne se contente pas juste d' aller chercher le chèque, et de se plaindre par dessus le marché. Lancaster et Douglas ont eux aussi monté leur maison de production, mais ils se bornaient à n' être qu' acteurs (et dictateurs)*. Mitchum avait un talent d' auteur. Il écrivit des pièces en un acte pour enfants, une bonne moitié des scènes avec Nicholas Ray de "The Lusty Men" (1952), l' histoire originale de "Thunder Road", la moitié du scénario de "L' aventurier du Rio Grande"... Pourquoi ne pas avoir continué ? La question est quasiment sans réponse, et l' attitude rebelle n' excuse pas tout. Il faut dire que dans l' attitude rebelle, Brando, Dean ou Mc Queen sont des rigolos par rapport à lui.

Le livre de François Guérif raconte la vie de notre cher Robert d' une manière simple et fluide qui est très agréable à lire. Ce n' est pas le meilleur exercice de Guérif, la biographie. On peut préférer ses études sur "Le film noir amérain" et "Le film policier français" qui ont amenées beaucoup de vocations cinéphiliques. Question biographie, celle sur Clint Eastwood est la meilleure.

*Kirk Douglas et Burt Lancaster furent réalisateurs , mais dans leur carrière ce fut très anecdotique.

23:34 Publié dans Blog, Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, cinéma

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