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29/11/2017

Topkapi (1964) de Jules Dassin avec Maximilien Schell, Peter Ustinov et Melina Mercouri. Bluray sorti en 2017.

Dans le genre hold-up extraordinaire avec casting international, il y a mieux, quoique faudrait relire le bouquin du grand Eric Ambler. Mais le gros problème du film est Melina Mercouri. C' est juste pas possible. Son numéro est insupportable. La scène où elle embrasse tour à tour ses partenaires est ridicule, du moins elle la rend ridicule. Je suis persuadé que même Ursula Andress ou Elke Sommer seraient meilleures, et, plus désirables surtout. Une œuvre de divertissement, certes, mais quelquefois torpillée par une soit disant égérie grecque à l'ego bien encombrant. C' est pourtant le seul bon film de Jules Dassin après Du rififfi chez les hommes (1955), c' est de la période postérieure au Rififfi dont je parle, où déjà la tragédie grecque pointait sa mauvaise influence sur le film noir. À voir pour Maximilien Schell, Peter Ustinov et les adorables Robert Morley et Akim Tamiroff.
La remasterisation n' est pas totalement satisfaisante, il subsiste beaucoup de points et petits traits verticaux blancs.

Film en couleur de 1964.
Durée de 114 mn. Format 1 .85 - 16/9.
Version audio française et version originale anglaise avec sous titres français.
Bonus :
1) La bande annonce en VO.
2) Une présentation de Marc Toullec de 13 mn environ.


22:15 Publié dans Blog, cinéma, Film, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, actrice

31/10/2017

JULIETTA (1953) de Marc Allégret d' après Madame Louise de Vilmorin avec Jean Marais, Dany Robin et Jeanne Moreau.

519uLZtbxLL.jpgUne excellente comédie des années 50 où Dany Robin tient encore son rôle d' ingénue, à l' âge de vingt cinq ans c' est quand même la limite, mais le charme et la vivacité de l' actrice opèrent toujours. L' instinctif Jean Marais se démène toujours autant et fera toujours la nique aux comédiens bourrés de technique. Pourtant, l' étonnement provient de Jeanne Moreau ; elle possédait un énorme talent dans la comédie voire dans le comique, elle en avait l' énergie !

Adapté du roman de Madame Louise de Vilmorin, le film en respecte l' intrigue, sauf le final à rebours, et les personnages, la maman Denise Grey est dans le même esprit, tout en rajoutant une sœur à Julietta, le premier rôle à l' écran de Nicole Berger, et, donne plus d' importance au rôle du jardinier-intendant incarné par George Chamarat. Françoise Giroud se contente parfois de retranscrire des dialogues complets du livre. Les décors de Jean d'Eaubonne conservent les descriptions de Madame Louise de Vilmorin. On aurait voulu que le directeur de la photographie Henri Alekan prenne plus de risque. Marc Allégret aurait-il pu être notre George Cukor ?

Synopsis au dos du DVD : Julietta (Dany Robin) est sur le point de faire un mariage de raison. Au cours d' un arrêt en gare de Poitiers, la jeune fille descend d' un train. Elle manque le départ et, ingénument audacieuse, accepte l' hospitalité de Maître Landrecourt (Jean Marais). Elle s' installe dans la maison de l' avocat, s' immisce dans sa vie, démolit ses amours, et... les remplace. Au grand dam de Rosie, sa fiancée (Jeanne Moreau)...

Ce résumé oublie ce qui cause la descente du train de Julietta, un porte-cigarette. Les objets ont beaucoup d' importance chez la romancière, souvenons-nous des boucles d' oreilles dans Madame de...

Film de 1953 en noir et blanc.
Durée 94mn. Format 4/3.
L' image et le son sont restaurés, par moments petites désynchronisations entre les dialogues et les mouvements des lèvres. Car la bouche de Jeanne Moreau...



30/09/2017

Bryan Ferry : The Jazz Age. CD sorti en 2012.

51Pk9R+KQWL._SS500.jpgIan Hunter, chanteur-compositeur et l' un des plus grands penseurs né au siècle dernier, dit dans USA 1972 à propos de Bryan Ferry : Presley imitant Dracula. Eh bien, la frisouille se plante totalement. Bryan Ferry est un play-boy, dont tout homme envie le palmarès féminin, aussi rocker qu' un punk serait un être sensé. The Jazz Age est un album désuet, charmant, d' une musicalité cramoisie presque inutile derrière ses couleurs rétro qui lui vont si bien. On se croirait dans un épisode d' Hercule Poirot ou Miss Marple, les créations ahurissantes d' Agatha Christie vile repiqueuse mortifère des drames vécus de Gene Tierney et Charles Lindberg, dans des ornementations Art déco plus apprêtées que chaleureuses. Une componction toute anglaise étant de mise dans ces revisitations purement instrumentales des hits de la carrière de Roxy Music et Bryan ferry, une humeur sournoise et allègre fait apprécier ce disque dont l' écoute d' une douceur fade procure un plaisir illusoire à la limite de la perversité. No sport...


08:36 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0)