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29/07/2017

Dio (The Elves) : And before Elf... there were Elves. CD sorti en 2011.

51MBE3bM24L.jpgPour ceux qui aiment Ronnie mais aussi pour ceux qui s' excitent sur le rock style garage du moins pour une partie du CD. On est soit dans le hard boogie blues où la voix agressive du lutin s' affronte à la guitare beckienne tranchante comme une lame de rasoir de son cousin David "Rock" Feinstein avec la reprise (Willie Dixon - J.B. Lenoir) de la reprise (façon Jeff Beck Group) You Shook Me voire anticipant une accélération à la Buck Dharma pour Drown Me In The River, soit dans des chansons plus mélodiques dont l' influence du claviériste Mickey Lee Soule est prégnante avec Wakeup Sunshine, Smile For Me Lady, You Felt The Same Way ou Simple Man, une chanson plus complexe ainsi le progressif (si, si !) Driftin' et l' honky tonk Cold Ramona. Le son est plus qu' acceptable, parfois Ronnie est en retrait, étant donné que les enregistrements ont dû être effectués dans des lieux où même John Lee Hooker ne devait pas y mettre ses guêtres. S' il faut revoir les albums d' Elf à la hausse, ils sont remasterisés chez Cherry red, il ne faut pas faire l' impasse sur ces premiers pas, sous le nom de The Elves, qui ne sont pas balbutiants du tout vu la diversité des styles et l' assurance de l' exécution. Par contre Wendy Dio, productrice exécutive du projet, auraient dû ne pas oublier d' indiquer les crédits des chansons.


16:53 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

28/06/2017

MONKEY ON MY BACK (Quand la bête hurle) film d' André de Toth de 1957 avec Thomas Mitchell et Dianne Foster. DVD en ZONE 1.

61VR4MKFD2L.jpgBiographie du champion de boxe Barney Ross (1909-1967), devenu ensuite héros de la seconde guerre mondiale et qui tombera dans la dope. Dans les années 50, L' homme au bras d' or (1955) d' Otto Preminger avait ouvert la voie et Une poignée de neige (1957) de Fred Zinnemann était plutôt bien fait mais platement filmé et au ton languissant ; mais c' est peut-être le quatrième borgne d' Hollywood qui donne le film le plus acerbe. Adoptant un registre qui ne s' affale pas dans le prêchi-prêcha, ce qui était rare au temps de code Hayes, présentant les faits avec une brutalité cinglante à la Fuller, autant dans l' évocation de sa carrière de pugiliste que dans la manière dont Barney Ross (Cameron Mitchell) y met fin puis dans les événements, la guerre, qui le mènent à l' état de junkie. Tout cela fait de Monkey on My Back un film à voir et à revoir. Les combats de boxe sont sobres, à peine y distingue t-on dans les plans larges la doublure (satané syndicat des cascadeurs) de Cameron Mitchell. Les déambulations de Cameron Mitchell dans les rues blafardes à la recherche de son dealer sont d' une sécheresse implacable ; Running from the dealer / Trying to save your soul chantait David Coverdale à propos de Glenn Hughes et Tommy Bolin. L' apparition de trognes hallucinées valent bien leur pesant de poésie des bas-fonds. Il faut dire un mot de Dianne Foster qui est très bien, c' est son meilleur rôle avec celui d' Hannah dans L'homme du Kentucky (1955) de et avec Burt Lancaster.

Film en noir et blanc de 1957.
Durée de 94 mn. Format 4/3 respecté.
Version audio anglaise avec sous-titres français.
Zone 1 et exclusivement Zone 1.
Pas de bonus hormis la bande annonce.




18:30 Publié dans Blog, cinéma, Film | Lien permanent | Commentaires (0)

31/05/2017

John Mellencamp : No Better Than This. CD sorti en 2010.

220px-Mellencamp_NBTT_COVER.jpgLe genre d' exercice lo-fi, comme on dit de nos jours, qui a tout le loisir de me faire dresser d' énervement mes trois poils sur le caillou. Et pourtant, ce coup-ci, ça le fait, comme dirait la première branchouille venue. Donc, John Cougar ou John Cougar Mellencamp ou John Mellencamp, enfin bref, John réussit là où d' autre avec leur machin enregistré sur un magnéto était pontifiant et barbant ; qui a dit Nebraska de Bruuuuuce Springsteen ? Dans cet album, hommage à la country, au delta-blues et au rockabilly dans leur forme primitive, il ne s' y trouve que trois titres où l' homme de l' Indiana s' accompagne seul à la guitare. Il y a un peu de violon, depuis que Nick Tosches a dit que le crin-crin était au 19ème siècle l' instrument du Diable, on nous en colle partout, déjà John dans le trop évident The Lonesone Jubilee en 1987, mais Hot Tuna en était le précurseur bien avant la révélation de l' Albanais. À part ça, il y a du banjo, beaucoup de guitare acoustique mais aussi électrique, contrebasse, de la batterie et des percussions, et, la caution artistique de T-Bone Burnett qui produit (?) tout cela en son mono à la structure éclatée dans un studio chargé d' histoire(s) donc le Memphis Sun Studio ainsi que dans une chambre d' hôtel ou une église. Pas de faibles compositions pour un disque excellentissime qui ne tombe pas trop dans le piège de l' intimisme et qui est plus joyeux qu' il n' y paraît.






18:00 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rock