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25/02/2017

Sylvia Scarlett (1935) de George Cukor avec Katharine Hepburn, Cary Grant, Edmun Gwenn et Brian Aherne. DVD aux Éditions Montparnasse.

51H6wgc6goL.jpg Où voulait en venir George Cukor dans ce maelstrom de scènes qui semblent assemblées comme un puzzle ? Tout simplement traiter les scènes mélodramatiques en mélodrame, les scènes comiques en comédie, les scènes dramatiques en drame, les scènes loufoques dans le délire, et donc de ne surtout pas faire de second degré. Néanmoins, il faut absolument passer le cap des premières minutes ; pour ceux qui aiment le film, ce sont les moins bonnes scènes, pour ceux qui le détestent, les pires. Si l' on est patient, Katharine Hepburn, outre qu' elle prend des risques physiques assez conséquents en nageuse, est proprement géniale par moments en se travestissant en garçon ou en retrouvant son identité de jeune femme pour séduire un artiste-peintre (Brian Aherne) dans cette histoire d' un trio d' aigrefins composé d' un père (Edmund Gwenn), de sa fille et d' un cynique escroc (Archibald Alexander Leach) où l' amour triomphe bien sûr.

Courte introduction mais instructive de Serge Bromberg qui confirme que tout film doit-être sans cesse réévaluer.
Film en noir et blanc de 1935. Durée de 87 mn. Format 4/3.
Version audio anglaise avec sous-titres français.
Version audio française au doublage récent insupportable.
Copie très moyenne, mais lorsque l' on aime...
Une copie remasterisée serait diffusée sur TCM.




14:44 Publié dans Blog, cinéma, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film, actrice

26/01/2017

Wet Willie : Keep on Smiling (1974)/Dixie Rock (1975). Les deux albums sur un CD paru chez BGO Records en 2009.

51NgPUY+DFL._SY355_.jpgJimmy Hall ? vous avez dit Jimmy Hall ? Mais qui est ce chanteur qui figure sur le très bon LIVE+ (2015) de Jeff Beck ? et puis je me suis dit, c' est pas le même qui fredonnait déjà sur Flash (1985) cette calamiteuse rondelle d' El Becko ! Cet odieux disque dont il n' y a qu' un seul titre à sauver, la version de People Get Ready de Curtis Mayfield interprétée par... Rod The Mod ! Parce qu' il faut l' avouer, Jimmy Hall chante juste, ça on ne peut pas le nier, mais face à l' Écossais peroxydé, son grain de voix est un peu passe-partout ; en revanche il est bien meilleur au sax et à l' harmo que Van Morrison ! Voix passe-partout, c' est aussi le cas sur ces deux albums de son groupe originel Wet Willie. Bon groupe de rock américain un peu FM dont tous les musiciens sont d' un niveau assez exceptionnel ; mention grand talent méconnu au guitariste Rick(y) Hirsch. Groupe qui parfois tombe dans l' insipidité avec Don't Way Too Long, le genre de facilité que chantonne Carol Lynley dans L' aventure du Poséidon ; par contre des petites surprises tel que les gospel Trust In The lord et He Set Me Free, la présence de deux choristes, Ella Avery et Donna Hall, une Noire vaut une Blanche, y aide beaucoup à tel point qu' elles interprètent seules le bien nommé Soul Sister. Parce que, encore une fois, on nous présente Wet Willie comme un groupe southern rock... ça serait plutôt aux accents southern rock, Jailhouse Moan ou Leona, et, surtout aux influences soul-funk plus que rythm'n'blues ; j' en connais certains qui ne se sont jamais remis de l' arrivée du funky Steve Gaines chez Lynyrd Skynyrd qui chantait en compagnie de Ronnie Van Zandt You Got That Right, mais, surtout seul Ain't No Good Life ; les fans hardcore enfilèrent leur slip à bannière étoilée, mirent leur chapeau pointu et enflammèrent de grandes croix en bois et crurent qu' Autant en emporte le vent est un film progressiste...





08:30 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rock, pop-rock

22/12/2016

Patrick Juvet : Mort ou Vif. LP sorti en 1976 chez Barclay.

91cc6ofoazL._SL1500_.jpgMon album de l' été 1976 avec Irish tour '74 de Rory Gallagher. Pour Rory, j' avais du retard mais j' ai une excuse, j' étais dans le bourbier prog. Patrick Juvet sortait de l' ornière du chanteur à minettes, des débilités de chansons qu' il faut envoyer dans un puits perdu ; vous savez à quoi sert un puits perdu ? L' album Chrysalide édité en 1974 et peut-être encore plus le 45 tours Magic annonçaient le sérieux de Mort ou Vif enregistré à Los Angeles du 10 décembre 1975 au 30 mars 1976 ; là, c' était certain, la maison Barclay y croyait dur comme fer. Les guitares sont tenues par Dean Parks, Ray Parker, Wah-Wah Watson et d' autres, à la basse Klaus Voorman, eh oui, à la batterie Jim Gordon, rien que ça, Jim Gordon (♪♫ Si j' avais un marteau ♪♫. On se marre, on se marre !), et, Larry Muhoberac aux claviers, faites une recherche Google parce que le CV de l' homme est énorme et versatile.

Le problème, c' est qu' il faut remettre en route une machine de vieux, la platine tourne-disque mécanique, le crin-crin qui fait crin-crin car l' album n' est jamais ressorti en format CD. Donc, je m' exécute ! Les lunettes noires avec son refrain à la Véronique Sanson, le provocateur Papa s'pique maman s'shoote, le slow de l' été Faut pas rêver où le dernier des Bévilacqua n' est pas loin et Mort ou vif qui mélange bonne variét' et passages plus rock, rien que pour une face A peut-être un peu courte, c' est énorme ! Et on attaque la face B avec le funky L'enfant aux cheveux blancs autre hit imparable, une excellente ballade Les idées molles, la chanson style cabaret Le chanteur du grand Café fait référence à sa bisexualité et Le dernier rock'n'roll est bien un bon petit brûlot rock ! Si on cite toujours la qualité des textes de Jean-Michel Jarre qui est réelle, il assume aussi la production et les arrangements. Une année plus tard Paris by night parut, je fus un petit peu déçu, le funk commençait à déboucher sur le disco...

J' allais oublier de signaler les illustrations très réussies de Philippe morillon !








18:30 Publié dans Blog, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0)